Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a finalement remis à l’intéressé une carte de résident de dix ans, ce qui a conduit M. B... à se désister de sa requête. Par une ordonnance du 13 octobre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà de cette disposition procédurale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 avril 2025, M. A... B..., représenté par Me Tsaranazy, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour présentée sur le fondement des articles L. 433-1 et L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a rejeté sa demande de délivrance d’une carte de résident présentée sur le fondement de l’article 3 alinéa 2 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail ;
3°) d’enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer une carte de résident de dix ans ou, à titre subsidiaire, de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle mention « salariée », dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir ; à défaut, d’enjoindre au préfet du Calvados de procéder au réexamen de ses demandes dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour dans l’attente du réexamen ;
4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 septembre 2025, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer sur la requête, une carte de résident d’une validité de dix ans ayant été remise au requérant le 28 avril 2025.
Par un mémoire, enregistré le 8 septembre 2025, M. B... déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) ».
2. Par un mémoire enregistré le 8 septembre 2025, M. B... a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Calvados.
Fait à Caen, le 13 octobre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Sgné
F. CHEYLAN
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Legrand