Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme E... et M. A... contre le rejet de leur demande d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur enfant, fondée sur l’article L. 131-5 du code de l’éducation. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants ont été invités à confirmer le maintien de leur requête, mais n’ont pas répondu dans le délai imparti. Par une ordonnance du 23 octobre 2025, la présidente de la 3ème chambre a constaté leur désistement d’office et en a donné acte. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 août 2025, Mme C... E... et M. B... A..., représentés par Me Fouret, demandent au tribunal :
1°) d’annuler la décision rejetant leur demande d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fils D... ;
2°) d’enjoindre au rectorat de délivrer l’autorisation d’instruire Inès en famille sur le fondement du 1° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation en raison de sa situation médicale ou, subsidiairement, de réexaminer la situation d’Inès ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1( Donner acte des désistements (...) ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ». L’article R. 611-8-2 de ce code dispose que : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. ».
3. L’état du dossier permettant de s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour leurs auteurs, une demande de maintien de requête a été adressée, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à Mme E... et M. A... par courrier du 8 septembre 2025, dont le conseil des requérants a pris connaissance le même jour sur l’application Télérecours. N’ayant pas expressément confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois qui leur était imparti, Mme E... et M. A... sont réputés s’être désistés de l’ensemble des conclusions de leur requête. Rien ne s’oppose à ce qu’il soit donné acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme E... et M. A... de leur requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... E... et M. B... A..., à la rectrice de l’académie de Normandie et au ministre de l’éducation nationale.
Fait à Caen, le 23 octobre 2025.
La présidente de la 3ème chambre
Signé
A. MACAUD
République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Bloyet