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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2503078

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2503078

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2503078
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant un permis de construire pour un bâtiment d'élevage, invoquant des nuisances. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas justifié avoir notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. De plus, la requête ne contenait ni conclusions ni moyens de droit intelligibles, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Ces irrecevabilités n'ayant pas été régularisées malgré une demande, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2025, M. B... A... énonce contester un permis de construire concernant un bâtiment d’élevage se situant à moins de 100 mètres de sa maison, au motif des nuisances que causerait la réalisation du projet.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».

D’une part, selon l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ».

D’autre part, aux termes des dispositions de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme : « En cas (…) de recours contentieux à l'encontre (…) d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, (…) l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. (…) / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. (…) ».

En dépit des demandes de régularisation qui lui ont été adressées par lettres du 7 octobre 2025, le requérant n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, justifié avoir accompli les formalités prévues à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme et cette irrégularité n’est pas susceptible d’être couverte par une demande de délai supplémentaire permettant à l’intéressé de consulter un avocat. En outre, la requête ne formule aucune conclusion ni aucun moyen de droit intelligible et cette irrecevabilité n’a pas été régularisée dans le délai imparti.

Il s’ensuit que la requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....




Fait à Caen, le 30 octobre 2025.


La présidente de la 2ème chambre,

Signé

Th. Renault


La République mande et ordonne au préfet de l’Orne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef



D. Dubost




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