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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2503129

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2503129

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2503129
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPAPINOT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Calvados ayant délivré le récépissé sollicité, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales devenues sans objet. L'ordonnance admet également M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 500 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 3 octobre 2025, M. A... B..., représenté par Me Papinot, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’ordonner au préfet du Calvados, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui donner un rendez-vous aux fins d’enregistrement et de remise de récépissé de sa demande, dans le délai de quinze jours suivant la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du
10 juillet 1991.

Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2025, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer sur la requête de l’intéressée, convoqué le 14 octobre 2025 à la préfecture pour remise du récépissé demandé.


La présidente du tribunal a désigné Mme Thérèse Renault, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Sur l’admission à l’aide juridictionnelle :

Eu égard au délai dans lequel le juge des référés doit se prononcer, il y a lieu d’admettre, à titre provisoire, M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle

Sur la requête de M. B... :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative » et aux termes de l'article R. 222-1 du même code : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet du Calvados a délivré à M. B... un récépissé de sa demande de titre de séjour. Dans ces conditions, et ainsi que le reconnaît le requérant, les conclusions à fin d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.

M. B... est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros à verser à Me Papinot au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat. Cette somme sera versée directement à M. B... si celui-ci n’était pas admis définitivement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.


O R D O N N E :

Article 1er : M. B... est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de M. B....

Article 3 : L’Etat versera la somme de 500 euros à Me Papinot au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat. Si M. B... n’est pas admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle, l’Etat versera à cette dernière la somme de 500 euros.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Papinot et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera transmise pour information au préfet du Calvados et au bureau d’aide juridictionnelle.


Fait à Caen, le 30 octobre 2025.

La juge des référés,

Signé
Th. RENAULT

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme
Le greffier en chef



D. Dubost



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