LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2000330

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2000330

vendredi 16 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2000330
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCABINET ABEILLE ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement avant dire droit du 21 février 2022, statuant sur la requête de M. B A tendant à enjoindre à la collectivité de Corse de faire cesser les infiltrations d'eau provenant du mur de soutènement de la route territoriale n° 20, à consolider ce mur de soutènement et réparer les dégâts subis, le tribunal administratif a ordonné une expertise afin d'apprécier l'importance des infiltrations d'eau, leurs causes et leurs conséquences.

L'expert a déposé son rapport le 13 septembre 2022.

Par un mémoire, enregistré le 7 octobre 2022, M. A fait valoir que :

- le rapport d'expertise est entaché d'erreurs concernant la date de la réunion et le caractère départemental de la route ;

- l'expert a aussi estimé à tort que le mur du soutènement lui appartenait alors que c'est un ouvrage public appartenant à la collectivité de Corse ;

- le crépi à la base du mur est désormais très abîmé et des racines apparaissent à travers ce mur ;

- il a subi un préjudice plus moral que matériel ;

- la collectivité de Corse a fourni des renseignements erronés et a manqué à son devoir d'assurer la sécurité du mur de soutènement ;

- il n'a pas de démarche financière mais sécuritaire.

Un mémoire de la collectivité de Corse a été enregistré le 24 novembre 2022, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, fixée au 31 octobre 2022 par ordonnance en date du 14 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pierre Monnier, président ;

- les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique ;

- et les observations de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est propriétaire, sur le territoire de la commune de Santo-Pietro-di-Venaco, d'une maison d'habitation, qui longe la route territoriale n° 20, et dont la cave est délimitée par le mur de soutènement de cette route. Ayant constaté, au mois d'avril 2018, la présence d'infiltrations d'eau dans ce mur, M. A a alerté le maire de la commune, le préfet de la Haute-Corse et la collectivité de Corse afin de remédier à ces désordres. Par un courrier du 30 avril 2019, la collectivité de Corse l'a informé qu'après une vérification du réseau hydraulique de la route par ses services, aucune anomalie de fonctionnement ou fuite n'avait été constatée. De son côté, le maire de Santo-Pietro-di-Venaco a attesté, le 7 mai 2019, que des recherches sur les canalisations du réseau d'eau de la commune avaient été effectuées et que les infiltrations constatées dans la cave du requérant ne provenaient pas de ce réseau. Par un courrier en date du 19 décembre 2019, M. A a demandé au président du conseil exécutif de Corse de faire cesser les infiltrations d'eau provenant du mur de soutènement de la route territoriale n° 20, de faire consolider ce mur de soutènement et de réparer les dégâts occasionnés par ces infiltrations. M. A recherche la responsabilité de la collectivité territoriale de Corse au titre des conséquences dommageables de l'entretien ou de l'aménagement défectueux du mur de soutènement constituant l'accessoire de la route territoriale n° 20 et demande la condamnation de cette collectivité à prendre toutes mesures propres à faire cesser les dommages dont il fait état. Par le jugement avant dire droit du 21 février 2022, le tribunal a ordonné une expertise afin d'apprécier l'importance des infiltrations, leurs causes et leurs conséquences.

Sur la régularité des opérations d'expertise :

2. En premier lieu, la circonstance que l'expert note que la première réunion s'est tenue le 15 mars 2022 alors qu'elle s'est déroulée en réalité le 9 mai 2022 est, compte tenu des missions qui lui ont été assignées par le jugement avant dire droit du 21 février 2022, sans incidence sur la régularité de l'expertise nonobstant la circonstance, au demeurant non établie, qu'il y avait le 15 mars 2022 dans la cave de M. A de grosses flaques d'eau, un sol spongieux et la base des murs imbibée d'eau. De même le fait que l'expert qualifie à tort la route territoriale n° 20 de " route départementale " n'est pas davantage de nature à entacher l'expertise d'irrégularité dès lors qu'il résulte de l'instruction qu'il n'y a pas eu de méprise de la part de l'expert sur la route objet de l'expertise dont il note au demeurant que la collectivité de Corse en est propriétaire.

3. En second lieu, contrairement à ce que soutient M. A, il ne résulte pas de l'instruction que l'expert aurait pris position sur la question de savoir à qui appartenait le mur de soutènement, question de droit qu'il n'appartient du reste qu'au tribunal de trancher.

Sur les conclusions de la requête :

4. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expert, que les résurgences d'eau au pied du mur de soutènement de la route territoriale n° 20 situé au niveau de la cave de M. A n'affectent pas sa solidité et qu'il n'y a donc pas de travaux à effectuer afin de consolider ce mur de soutènement. Ensuite, si M. A soutient que le crépi à la base du mur est désormais très abîmé et que des racines apparaissent à travers ce mur, cette circonstance n'est pas de nature à engager la responsabilité de la collectivité de Corse dès lors qu'il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expert, que l'arrivée d'eau ayant endommagé le crépi du mur de soutènement ne saurait être imputée à cette collectivité. Enfin, la circonstance, au demeurant non démontrée, que la collectivité de Corse aurait fourni des renseignements erronés ne saurait être utilement invoquée dans le cadre du présent litige, M. A reconnaissant qu'il n'a jamais demandé d'indemnisation.

5. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander que la collectivité de Corse soit condamnée à faire cesser les infiltrations d'eau provenant du mur de soutènement de la route territoriale n° 20, à consolider ce mur de soutènement et à réparer les dégâts subis.

Sur les frais liés au litige :

6. D'une part, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. L'Etat peut être condamné aux dépens ".

7. M. A succombant à l'instance, il y a lieu de mettre à sa charge les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal, liquidés et taxés à 2 241,29 euros TTC par l'ordonnance du 14 septembre 2022.

8. D'autre part, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

9. M. A étant tenu aux dépens, ses conclusions tendant à ce que lui soient remboursés les frais de procédure ne sauraient être accueillies.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 2 241,29 euros TCC, sont mis à la charge de M. A.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la collectivité de Corse et la commune de Santo-Pietro-di-Venaco.

Copie en sera transmise à l'expert.

Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Pierre Monnier, président ;

M. Jan Martin, premier conseiller ;

Mme Pauline Muller, conseillère.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 16 décembre 2022.

Le président-rapporteur,

Signé

P. MONNIER

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

Signé

J. MARTINLa greffière,

Signé

H. NICAISE

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

H. NICAISE

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions