jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2000739 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | FABIANI |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2000739 le 29 juillet 2020, la SASU JMG Bâtiment, représentée par Me Fabiani, demande au tribunal :
1°) d'annuler les titres de perception émis le 11 décembre 2019 et le 10 décembre 2019 par le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour avoir paiement, d'une part, de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail et, d'autre part, de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour les montants respectifs de 17 600 euros et de 2 124 euros, ainsi que la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le directeur général de l'OFII sur la contestation formée le 20 janvier 2020 contre ces titres de perception ;
2°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les titres de perception méconnaissent les dispositions de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- les titres de perception sont entachés d'un défaut de motivation ;
- elle n'avait pas la qualité d'employeur de l'étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France ;
- l'OFII n'établit pas que l'étranger apportait une aide rémunérée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2021, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la SASU JMG Bâtiment ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2100094 le 22 janvier 2021, la SASU JMG Bâtiment, représentée par Me Fabiani, demande au tribunal :
1°) d'annuler les titres de perception émis le 11 décembre 2019 et le 10 décembre 2019 par le directeur général de l'OFII pour avoir paiement, d'une part, de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail et, d'autre part, de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour les montants respectifs de 17 600 euros et de 2 124 euros ;
2°) d'annuler les mises en demeure de payer les sommes de 19 360 euros et de 2 336 euros en date du 26 octobre 2020, ainsi que la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le directeur général de l'OFII sur la contestation du 10 novembre 2020 de ces titres de perception et de ces mises en demeure de payer ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soulève les mêmes moyens que dans la requête n° 2000739.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l'absence de signature des titres exécutoires n'est pas de nature à les entacher d'irrégularité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2021, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la SASU JMG Bâtiment ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les conclusions de M. Halil, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes visées ci-dessus n° 2000739 et n° 2100094, présentées par la SASU JMG Bâtiment présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. A la suite d'un contrôle du chantier de construction d'une maison individuelle située résidence U Fussada à Corte, le 20 mars 2015, les services de la gendarmerie nationale ont constaté la présence de M. Jean-Michel Grimbert, président de la SASU JMG Bâtiment, et d'un ressortissant marocain titulaire d'une carte de résident espagnol ne l'autorisant pas à exercer une activité salariée en France. Le directeur général de l'OFII a, par une décision du 25 octobre 2016, mis à la charge de cette société, d'une part, la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail et, d'autre part, la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour les montants respectifs de 17 600 euros et de 2 124 euros. Les titres de perception correspondants ont été émis le 28 novembre 2016. Le 20 février 2017, le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Corse a mis la SASU JMG Bâtiment en demeure de payer la somme de 19 360 euros pour assurer le recouvrement de la contribution spéciale mise à sa charge. Le tribunal administratif de Bastia a, par un jugement n° 1700357 du 25 juin 2018 devenu définitif, annulé la mise en demeure, ainsi que la décision implicite rejetant la réclamation formée à son encontre. Deux nouveaux titres de perception ont alors été émis respectivement le 11 décembre 2019 et le 10 décembre 2019 par le directeur général de l'OFII pour avoir paiement des sommes de 17 600 euros et de 2 124 euros. Une contestation de ces titres de perception a été formée le 20 janvier 2020. Le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne a adressé, le 26 octobre 2020, des mises en demeure de payer les sommes de 19 360 euros et de 2 336 euros. Le directeur général de l'OFII a rejeté tacitement la contestation formée le 10 novembre 2020 contre ces titres de perception et ces mises en demeure de payer. La SASU JMG Bâtiment demande, sous le n° 2000739, l'annulation des titres de perception des 10 et 11 décembre 2019, ainsi que de la décision implicite de rejet de sa contestation du 20 janvier 2020. Dans l'instance n° 2100094, elle conclut à l'annulation des mêmes titres de perception, ainsi que des mises en demeure du 26 octobre 2020 et de la décision implicite de rejet de sa contestation du 10 novembre 2020.
3. Aux termes de l'article L. 111-2 code des relations entre le public et l'administration : " Toute personne a le droit de connaître le prénom, le nom, la qualité et l'adresse administratives de l'agent chargé d'instruire sa demande ou de traiter l'affaire qui la concerne ; ces éléments figurent sur les correspondances qui lui sont adressées. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 212-1 du même code : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. " L'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 dispose au B du V que " Pour l'application de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation. "
4. Si la société requérante soulève un moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, elle a en réalité, au vu de la jurisprudence dont elle se prévaut, entendu invoquer les dispositions de l'article L. 212-1 de ce code.
5. Les titres de perception contestés, qui ont été notifiés à la société requérante et qu'elle a d'ailleurs elle-même produits, comportent en tout état de cause un champ intitulé " ordonnateur " dans lequel le nom, le prénom et la qualité de l'ordonnateur ont été renseignés. Par ailleurs, le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne produit deux états récapitulatifs des créances, n° 050410 et 050676, revêtus de la formule exécutoire, émis respectivement les 10 et 11 décembre 2019 et indiquant le nom du signataire. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration manque en fait.
6. L'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique dispose notamment que " Toute créance liquidée faisant l'objet () d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. " Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
7. Les titres de perception mentionnent que la créance de 17 600 euros se rapporte à la décision n° 160828 du 25 octobre 2016, qu'elle est relative au recouvrement de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail dont le taux est fixé par l'article R. 8253-2 du même code et qu'elle concerne l'emploi de M. A Par ailleurs, la société requérante avait été préalablement rendue destinataire de la décision de l'OFII du 25 octobre 2016, à laquelle les titres exécutoires font expressément référence, lui notifiant qu'elle était redevable de la contribution spéciale d'un montant de 17 600 euros et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement d'un montant de 2 124 euros. L'OFII l'avait en outre invitée, par un courrier du 12 septembre 2016, à présenter ses observations après lui avoir exposé le mode de calcul des contributions. Par suite, la SASU JMG Bâtiment n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas été régulièrement informée des bases de la liquidation des contributions dont le paiement est mis à sa charge.
8. Aux termes de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France ". Aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 8253-1 du même code : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. () / L'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de constater et fixer le montant de cette contribution pour le compte de l'Etat selon des modalités définies par convention. " L'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vigueur à la date du manquement relevé à l'encontre de l'employeur dispose que " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourront être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquittera une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine. / () / L'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de constater et de fixer le montant de cette contribution. A cet effet, il peut avoir accès aux traitements automatisés des titres de séjour des étrangers dans les conditions définies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. "
9. La contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail est due du seul fait de l'emploi de travailleurs étrangers démunis de titre les autorisant à exercer une activité salariée sur le territoire français. Il appartient au juge administratif, saisi d'un recours contre une décision mettant à la charge d'un employeur la contribution spéciale prévue par les dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail, pour avoir méconnu celles de l'article L. 8251-1 du même code, de vérifier la matérialité des faits reprochés à l'employeur et leur qualification juridique au regard de ces dispositions. Il lui appartient également de décider, après avoir exercé son plein contrôle sur les faits invoqués et la qualification retenue par l'administration, soit de maintenir la sanction prononcée, soit d'en diminuer le montant jusqu'au minimum prévu par les dispositions applicables au litige, soit d'en décharger l'employeur.
10. Par ailleurs, l'emploi d'un travailleur étranger suppose l'existence d'un travail subordonné, lequel est caractérisé par l'exécution d'un travail sous l'autorité d'un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d'en contrôler l'exécution et d'en sanctionner les manquements. Un tel emploi ne dépend ni de la volonté exprimée par les parties, ni, le cas échéant, de la dénomination qu'elles auraient pu donner à leur convention, mais seulement des conditions de fait dans lesquelles est exercée l'activité du travailleur étranger.
11. Il résulte de l'instruction et notamment des énonciations des procès-verbaux d'audition établis par les services de la gendarmerie nationale, que M. C B a reconnu avoir eu recours pour les besoins du chantier aux services de M. A, ressortissant marocain qui a déclaré travailler depuis trois jours dont deux jours avec M. C B sur le chantier de construction d'une maison appartenant au frère de celui-ci, moyennant le versement d'une rémunération versée en espèces et fixée à 60 euros par jour, qu'aucun contrat de travail n'avait été signé et qu'aucune déclaration préalable à l'embauche n'avait été déposée. Il résulte également de l'instruction que M. C B a accepté le 20 septembre 2016 la proposition de composition pénale que lui avait soumise le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bastia, reconnaissant ainsi s'être rendu coupable d'avoir employé un étranger non muni d'un titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. S'il résulte de ce qui précède que M. A a été employé pour exercer une activité salariée sans être muni du titre approprié et que M. B a été personnellement déclaré coupable de ces faits, il ne résulte toutefois pas de l'instruction que M. A aurait été employé par la SASU JMG Bâtiment elle-même, en dépit de la confusion entretenue entre M. B et la société unipersonnelle qu'il préside et qui ne déclare aucun salarié. Il suit de là que la société requérante est fondée à soutenir que c'est à tort que l'OFII a mis à sa charge le versement de la contribution spéciale et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la SASU JMG Bâtiment est fondée à demander l'annulation des titres de perception émis le 11 décembre 2019 et le 10 décembre 2019, des mises en demeure du 26 octobre 2020, ainsi que des décisions tacites de rejet des contestations présentées le 20 janvier 2020 et le 10 novembre 2020.
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société requérante présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les titres de perception des 10 décembre 2019 et 11 décembre 2019 du directeur général de l'OFII, les mises en demeure du 26 octobre 2020 du directeur départemental des finances publiques de l'Essonne, et les décisions tacites de rejet des contestations présentées par la SASU JMG Bâtiment le 20 janvier 2020 et le 10 novembre 2020 sont annulés.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SASU JMG Bâtiment, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera transmise au directeur départemental des finances publiques de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, où siégeaient :
- M. Vanhullebus, président,
- Mme Castany, première conseillère,
- Mme Muller, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
Le président-rapporteur,
Signé
T. DL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
Signé
C. CASTANY
La greffière,
Signé
H. NICAISE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
H. NICAISE
2, 2100094
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026