mardi 6 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2001252 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SALDUCCI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 17 novembre 2020, le 23 mars 2022 et le 25 mai 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Repar et loc, représentée par Me Salducci, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la restitution d'une somme de 283 686 euros afférente à un crédit d'impôt sur les sociétés au titre de son exercice clos le 31 décembre 2019 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que :
- la décision par laquelle l'administration a partiellement fait droit à sa demande de restitution d'un crédit d'impôt est insuffisamment motivée ;
- ses investissements sont également éligibles au crédit d'impôt, dès lors qu'il s'agit de biens d'équipement amortissables selon le mode dégressif et qu'il ne s'agit pas d'investissements de remplacement.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 mai 2021, le 22 avril 2022 et le 4 juillet 2022, le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Corse conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer à hauteur des dégrèvements intervenus en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête. Le directeur fait valoir que le dégrèvement d'un montant total de 255 241 euros accordé à la société requérante en cours d'instance rend sans objet les conclusions de la requête à hauteur de ce montant et que le surplus des conclusions est irrecevable dès lors la société requérante avait déjà obtenu gain de cause avant l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance, () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur l'étendue du litige :
2. Par une décision en date du 28 juin 2022, postérieure à l'introduction de la requête, l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement d'une somme de 255 241 euros au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2019. Dans cette mesure, les conclusions présentées par la SAS Repar et loc tendant à la restitution de crédit d'impôt pour investissement en Corse sont devenues sans objet.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
3. Par une décision en date du 18 septembre 2020, antérieure à l'introduction de la requête, l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement d'une somme de 28 445 euros, correspondant au surplus des conclusions de la requête, au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2019. Par suite, le surplus des conclusions présentées par la SAS Repar et loc tendant à la restitution de crédit d'impôt pour investissement en Corse est manifestement irrecevable et doit être rejeté en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une quelconque somme au titre des frais exposés par La SAS Repar et loc et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la SAS Repar et loc à hauteur du dégrèvement de 255 241 euros accordé en cours d'instance, au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2019.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de La SAS Repar et loc est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à La SAS Repar et loc et au directeur départemental des finances publiques de la Haute-Corse.
Fait à Bastia, le 6 septembre 2022.
Le président de la 1ère chambre
signé
P. MONNIER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffière,
H. MANNONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026