LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2100105

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2100105

jeudi 6 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2100105
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantMARCAGGI MATTEI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 27 janvier 2021, le 22 février 2022, le 31 mars 2022, le 9 mai 2022 et le 30 mai 2022, M. B A, représenté par Me Marcaggi-Mattei, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 3 septembre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Corse a rejeté sa demande tendant à l'octroi de la protection fonctionnelle ainsi que la décision du 15 décembre 2020 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Corse de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle et de le placer dans une situation administrative régulière, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 20 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis résultant de l'illégalité fautive de la décision rejetant sa demande tendant à l'octroi de la protection fonctionnelle et de la situation de harcèlement moral dont a résulté l'accident survenu le 19 juillet 2019 reconnu imputable au service, assortie des intérêts au taux légal à compter du 30 octobre 2020, date de réception de sa réclamation indemnitaire et de la capitalisation des intérêts à compter de l'enregistrement de la requête ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Il soutient que la protection fonctionnelle doit lui être accordée en application des dispositions de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 dès lors qu'il est victime d'agissements répétés de harcèlement moral.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 décembre 2021, le 11 mars 2022, le 21 avril 2022, le 23 mai 2022 et le 20 juin 2022, le recteur de l'académie de Corse conclut au rejet de la requête et à ce que M. A soit condamné à payer une somme au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

Il soutient que le moyen soulevé par M. A n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pauline Muller, conseillère ;

- et les conclusions de M. Hanafi Halil, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ingénieur de recherche, est affecté au rectorat de l'académie de Corse au sein de la direction des systèmes d'information depuis le 1er septembre 2014 en qualité d'administrateur de système bureautique. M. A a, par un courrier notifié le 25 août 2020, demandé à la rectrice de l'académie de Corse, de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle. Cette demande a été rejetée par une décision du 3 septembre 2020. Par un courrier du 26 octobre 2020, notifié le 29 octobre 2020, M. A a exercé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, qui a été rejeté par une décision du 15 décembre 2020. M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 3 septembre 2020 ainsi que la décision du 15 décembre 2020 rejetant son recours gracieux et de condamner l'Etat à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis résultant de l'illégalité fautive de la décision rejetant sa demande tendant à l'octroi de la protection fonctionnelle et de la situation de harcèlement moral dont a résulté l'accident survenu le 19 juillet 2019 reconnu imputable au service.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires alors en vigueur, devenu l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel () ". L'article 11 de la même loi, repris aux articles L. 134-1 et L. 134-5 du même code, dispose : " I.- A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire. / () / IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté () ".

3. Il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration à laquelle il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.

4. Pour établir qu'il a été victime de harcèlement moral, M. A fait tout d'abord valoir qu'il a alerté à plusieurs reprises son administration sur les difficultés rencontrées dans le cadre de ses missions depuis l'année 2018 qui l'ont conduit à subir un épuisement professionnel au mois de novembre 2021. S'il ressort des pièces du dossier qu'au cours des années 2017 et 2018 M. A et d'autres personnels de la direction des systèmes d'information ont alerté leur hiérarchie sur la situation difficile dans laquelle se trouvait le service de la bureautique notamment en raison d'une suppression de poste, de la surcharge de travail et des risques psychosociaux auxquels étaient exposés les agents et de la réduction des effectifs en raison de l'absence de certains agents pour maladie, ces éléments, au demeurant pris en compte par la rectrice de l'académie de Corse s'agissant du poste supprimé dès lors que celle-ci a adressé au ministère une demande de recrutement d'un agent contractuel, et alors qu'il ressort par ailleurs des pièces du dossier que la charge de travail de l'intéressé était celle correspondant à un ingénieur d'étude n'exerçant pas de fonctions d'encadrement l'amenant à ne dépasser que de façon exceptionnelle les horaires de travail préétablis, ne sont pas de nature à faire présumer l'existence de faits de harcèlement moral à l'encontre de M. A.

5. Par ailleurs, le requérant soutient que l'entretien auquel il a été convoqué le 19 juillet 2019 mené par le secrétaire général de l'académie de Corse, en présence de l'adjointe de ce dernier, établit l'existence d'une situation de harcèlement moral à son encontre. Il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement du compte rendu de cet entretien que le secrétaire général de l'académie a, dans un premier temps, précisé à M. A que l'entretien s'inscrivait dans un cadre général de réunions organisées avec des personnels de la direction des systèmes d'information puis a attiré l'attention de l'intéressé sur son comportement, jugé excessif sur la forme en ce qu'il faisait notamment preuve d'un excès de formalisme, émettait des critiques à l'égard du fonctionnement du service et envoyait de nombreux courriers électroniques et notes critiques à sa hiérarchie et que M. A a admis lui-même au cours de cet entretien que son comportement pouvait paraître rigide. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier, conformément à ce que soutient l'administration, que d'autres agents ont également été convoqués à un entretien avec le secrétaire général de l'académie au cours de la même période. Dans ces conditions, au regard notamment du compte rendu de l'entretien du 19 juillet 2019 et malgré la circonstance que M. A a sollicité en vain le motif de cet entretien et que ce dernier a par la suite été reconnu comme un accident de service dont il est résulté pour M. A un état de stress post-traumatique ainsi qu'une symptomatologie anxieuse et dépressive, les éléments invoqués par le requérant ne sont pas de nature à faire présumer l'existence de faits de harcèlement moral au même titre que la circonstance que M. A n'ait pas bénéficié d'un entretien professionnel pour l'année 2018.

6. M. A soutient par ailleurs qu'il s'est heurté à des refus systématiques de la part de son administration ou à son silence, s'agissant de demandes de communication de documents administratifs formulées auprès de celle-ci, le contraignant à saisir la Commission d'accès aux documents administratifs et la Commission nationale de l'informatique et des libertés. Si le dossier médical de l'intéressé lui a été communiqué le 20 mai 2020, après qu'il ait saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé a sollicité la communication de ce dossier auprès de l'administration le 2 mars 2020 et a saisi la commission dès le mois suivant, le 29 avril 2020. De plus, si M. A soutient qu'il avait demandé au rectorat la communication de son dossier administratif personnel, du compte rendu de l'entretien du 19 juillet 2019 et des comptes rendus de plusieurs réunions qui se sont déroulées au cours des années 2019 et 2020 au rectorat, il ressort des pièces du dossier que l'administration avait dès le 29 juin 2020 décidé de communiquer le compte rendu de l'entretien du 19 juillet 2019 à M A et l'avait invité, par un courrier électronique du 21 juillet 2020, à consulter son dossier administratif au sein des locaux du rectorat, ce que l'intéressé a refusé pour des raisons de santé, soit préalablement à la saisine de la Commission d'accès aux documents administratifs le 12 août 2020. Enfin, il ressort des pièces du dossier que plusieurs documents dont M. A a sollicité la communication auprès de l'administration tels que différents comptes rendus de réunions tenues au cours de l'année 2019 et de l'année 2020 n'existent pas. Il s'ensuit que les conditions dans lesquelles M. A a obtenu la communication des documents sollicités et la circonstance que certains documents n'aient pas été communiqués ne sont pas de nature à faire présumer l'existence de faits de harcèlement moral à son encontre.

7. Enfin, les circonstances que l'administration a refusé d'octroyer un congé de longue maladie à M. A le 15 juin 2021 alors qu'il a sollicité un congé de longue durée, que l'intéressé a été contraint de solliciter à plusieurs reprises en 2022 auprès de l'administration des documents lui permettant de bénéficier d'un complément de salaire par sa mutuelle et que l'administration a rejeté sa demande tendant à l'octroi d'une allocation temporaire d'invalidité par une décision du 2 mai 2022, sont postérieures à la décision attaquée et ne peuvent dès lors être utilement invoquées devant le tribunal.

8. Il résulte de l'ensemble des éléments mentionnés ci-dessus que M. A n'apporte pas suffisamment d'éléments susceptibles de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral dont il aurait été victime et n'est ainsi pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 septembre 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Corse a rejeté sa demande tendant à l'octroi de la protection fonctionnelle ainsi que la décision du 15 décembre 2020 rejetant son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

9. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.

Sur les conclusions indemnitaires :

10. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que la responsabilité de l'Etat ne saurait être engagée. Il suit de là que les conclusions indemnitaires doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative :

11. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".

12. La requête ne présente pas un caractère abusif et en tout état de cause, la faculté prévue par ces dispositions constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions du recteur de l'académie de Corse tendant à ce que M. A soit condamné à une telle amende ne sont pas recevables.

Sur les frais liés au litige :

13. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par M. A au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du recteur de l'académie de Corse présentées sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera transmise au recteur de l'académie de Corse.

Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Thierry Vanhullebus, président,

M. Jan Martin, premier conseiller,

Mme Pauline Muller, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.

La rapporteure,

Signé

P. MULLER

Le président,

Signé

T. VANHULLEBUS

La greffière,

Signé

R. ALFONSI

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R. ALFONSI

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions