vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2100174 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GIANSILY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 février 2021, le 15 février 2021 et le 3 février 2022, Mme A C, représentée par Me Giansily, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de donner acte de son désistement.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 novembre 2021, le 11 février 2022 et le 21 février 2022, le centre hospitalier de Bastia, représenté par Me Seatelli, dans le dernier état de ses écritures, s'en remet à la sagesse du tribunal quant aux conclusions de la caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) de la Haute-Corse.
Par des mémoires, enregistrés le 22 octobre 2021, le 18 janvier 2022 et le 15 février 2022, la CPAM de la Haute-Corse demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Bastia à lui verser la somme de 34 727,38 euros et de le condamner également à lui payer la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Elle soutient que :
- un protocole d'accord a été signé entre la victime et le centre hospitalier de Bastia auquel elle n'a pas été conviée ;
- elle a versé, à hauteur des sommes demandées, des prestations à la suite des faits objet du litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller,
- et les conclusions de Mme Castany, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 3 février 2011, Mme C, alors âgée de 56 ans, a subi une coelioscopie au centre hospitalier de Bastia, à la suite d'un kyste ovarien. Cette intervention a causé une perforation digestive qui a entraîné une péritonite secondaire, nécessitant le 6 février 2011, une nouvelle intervention par laparotomie avec colectomie segmentaire et colostomie. Elle a ensuite subi deux nouvelles interventions dans le même centre, le 15 février 2011, pour le traitement d'un abcès sous phrénique gauche et d'un abcès de la paroi latérale gauche, et le 21 février 2011, pour un drainage percutané par ponction sous scanner, ainsi que d'autres interventions, en 2012 au centre hospitalier de Bastia, à la clinique Zucarelli de Bastia et à l'institut Paoli Calmettes de Marseille, se concluant par le retrait d'une prothèse rectale. Le 5 novembre 2020, à la demande de la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), le docteur B a rendu un rapport d'expertise amiable. Dans le dernier état de ses écritures, Mme C demande au tribunal de donner acte de son désistement. Pour sa part, la CPAM de la Haute-Corse demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Bastia à lui verser la somme de 34 727,38 euros au titre de ses débours et la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Sur le désistement de Mme C :
2. Mme C a déclaré se désister de l'instance. Elle doit être considérée comme s'étant désistée purement et simplement. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions indemnitaires de la CPAM de la Haute-Corse :
En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier de Bastia :
3. L'article L. 1142-1 du code de la santé publique dispose que : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".
4. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport du docteur B, que la péritonite dont Mme C a été victime est consécutive à une perforation du sigmoïde résultant de la coelioscopie réalisée au sein du centre hospitalier de Bastia le 3 février 2011. Une telle perforation caractérise une faute dans l'exécution du geste chirurgical qui est de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de Bastia.
En ce qui concerne les débours :
5. Il résulte de l'instruction, notamment de l'attestation produite par la CPAM de la Haute-Corse, qu'à la suite du dommage subi par la victime le 3 février 2011, des frais d'hospitalisation ont été supportés par l'organisme de sécurité sociale auquel est affiliée l'intéressée, pour un montant de 34 727,38 euros. Il y a lieu de mettre cette dernière somme à la charge du centre hospitalier de Bastia.
En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :
6. Il résulte des dispositions du neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale que le montant de l'indemnité forfaitaire qu'elles instituent est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un plafond dont le montant est révisé chaque année par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget.
7. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 115 € et 1 162 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2022 ".
8. En application de ces dispositions et eu égard au montant de la somme allouée à la CPAM de la Haute-Corse au titre de ses débours, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Bastia le versement à cette caisse d'une somme de 1 162 euros à raison des frais engagés pour obtenir le remboursement des prestations servies à Mme C.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C.
Article 2 : Le centre hospitalier de Bastia est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse la somme de 34 727,38 euros.
Article 3 : Le centre hospitalier de Bastia versera à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse une somme de 1 162 euros au titre du neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, au centre hospitalier de Bastia et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Thierry Vanhullebus, président,
M. Jan Martin, premier conseiller,
Mme Pauline Muller, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
Le rapporteur,
signé
J. MARTIN
Le président,
signé
T. VANHULLEBUS
Le greffier,
signé
A. AUDOUIN
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
A. AUDOUIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026