jeudi 24 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2100935 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BARBOLOSI |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le n° 2100935, par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 13 août 2021 et le 15 août 2022, La SAS Ghjuva, représentée par Me Barbolosi, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de juger que le montant de son crédit d'impôt pour investissement en Corse au titre de son exercice clos le 31 décembre 2020 s'élève avant imputation à la somme de 136 002,60 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 février, 16 septembre et 7 novembre 2022, le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête.
II. Sous le n° 2200485, par une requête et un mémoire ampliatif, enregistrés les 15 avril et 20 mai 2022, La SAS Ghjuva, représentée par Me Barbolosi, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de juger que le montant de son crédit d'impôt pour investissement en Corse au titre de son exercice clos le 31 décembre 2020 s'élève avant imputation à la somme de 136 002,60 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2022, le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les n°s 2100935 et 2200485 présentent à juger des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il en soit statué par une même ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
3. La SAS Ghjuva, société holding tête d'un groupe fiscalement intégré, doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer le remboursement d'une somme de 136 002,60 représentant le montant de son crédit d'impôt pour investissement en Corse au titre de son exercice clos le 31 décembre 2020.
4. En vertu des dispositions du I de l'article 199 ter D du code général des impôts, rendu applicable en matière d'impôt sur les sociétés par l'article 220 D du même code, le crédit d'impôt sur les investissements réalisés en Corse défini à l'article 244 quater E est imputé sur l'impôt sur les sociétés dû par le contribuable au titre de l'exercice au cours duquel les biens éligibles pour le calcul du crédit d'impôt sont acquis, créés ou loués.
5. Il résulte de l'instruction que la SAS Ghjuva a imputé au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2020 un crédit d'impôt pour investissement en Corse pour un montant de 180 669 euros. L'administration fiscale ayant admis que ce montant était justifié à hauteur de 36 668 euros, les conclusions à fin de remboursement ne sont recevables qu'à condition que la société requérante prétende à un crédit d'impôt supérieur à la différence entre ces deux montants, soit la somme de 144 001 euros. Par suite, sa requête tendant à ce que le tribunal juge que le montant de son crédit d'impôt pour investissement en Corse au titre de son exercice clos le 31 décembre 2020 s'élève avant imputation à la somme de 136 002,60 euros ne saurait être accueillie tant que l'administration fiscale ne remet pas en cause le montant de 180 669 euros que la société requérante a imputé au titre de son exercice clos le 31 décembre 2020. Il suit de là que les requêtes n° 2100935 et n° 2200485 sont manifestement irrecevables et qu'il y a lieu de les rejeter en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 2.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requête n° 2100935 et 2200485 sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Ghjuva et au directeur départemental des finances publiques de la Haute-Corse.
Fait à Bastia, le 24 août 2023.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
P. MONNIER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
H. NICAISE
N°s 2100935 et 2200485
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026