vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2200552 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 avril 2022 et les 3 avril et 24 mai 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision 22 novembre 2021 par laquelle le secrétaire général pour les affaires de Corse a fixé le montant de sa prime spécifique de fonctions, en tant qu'elle ne lui accorde pas le montant qu'il souhaite, ensemble de la décision du 11 mars 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud de lui verser la somme de 5 190 euros correspondant à la valeur de la part manquante de sa prime spécifique de fonctions ou, à défaut, d'enjoindre à cette même autorité de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance des dispositions de l'article 2 du décret du 4 mai 2010 relatif à l'attribution d'une prime spécifique de fonctions aux chargés de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales et de l'article 1er de l'arrêté du 4 mai 2010 fixant les montants de référence de la prime spécifique de fonctions attribuée aux chargés de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales ;
- en fixant respectivement le montant de sa prime à 8 340 euros pour 2020 et 8 080 euros en 2021, le secrétaire général pour les affaires de Corse a commis en erreur manifeste d'appréciation de sa manière de servir ;
- la décision attaquée a été prise selon une procédure irrégulière ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir ;
- il a subi un préjudice relatif à ses conditions d'existence et lié à une discrimination par son supérieur hiérarchique, évalué à 2 000 euros.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 7 mars et 24 avril 2024, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre la décision du 22 novembre 2021 sont irrecevables ;
- les conclusions tendant à sa condamnation en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi sont irrecevables ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 27 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 11 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2010-454 du 4 mai 2010 ;
- l'arrêté du 4 mai 2010 fixant les montants de référence de la prime spécifique de fonctions attribuée aux chargés de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Samson ;
- les conclusions de Mme Castany, rapporteure publique.
1. Attaché d'administration hors classe du ministère de l'économie, des finances et de la relance, M. B a, par une convention de mise à disposition entre son ministère et le ministère de l'intérieur, été affecté, à compter du 1er septembre 2019, aux fonctions de chargé de mission " affaires économiques ", auprès du préfet de Corse, sous l'autorité du secrétaire général pour les affaires de Corse (SGAC). Par un courrier du 30 décembre 2021, M. B a formé une demande auprès du SGAC tendant à la révision des montants de la prime spécifique de fonctions qui lui a été allouée, pour les années 2020 et 2021, en sa qualité d'agent exerçant les fonctions de chargé de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales. Par une décision du 11 mars 2022, le SGAC a rejeté sa demande. Par la présente requête, M. B demande au tribunal, d'une part, de prononcer l'annulation de la décision par laquelle le secrétaire général pour les affaires de Corse a fixé le montant de sa prime spécifique de fonctions allouée pour les années 2020 et 2021 ainsi que de la décision du 11 mars 2022 rejetant son recours gracieux, et d'autre part, de condamner le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud à lui verser une somme de 2 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi.
2. Si le requérant soutient que le mémoire produit par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud serait tardif, cette circonstance est sans incidence sur la légalité des décisions attaquées.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
En ce qui concerne la recevabilité des conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
4. En réponse à la fin de non-recevoir tirée de l'absence de production de la décision attaquée, M. B verse au dossier une décision du secrétaire général pour les affaires de Corse, en date du 22 novembre 2021. En l'espèce, eu égard aux termes d'une part, de la réponse au recours gracieux formé par le requérant le 30 décembre 2021, datée du 11 mars 2022, et intitulée " recours gracieux concernant le montant de la prime spécifique de fonctions allouée aux chargés de mission en SGAR " et d'autre part, de la décision produite par le requérant qui a pour objet principal de fixer le montant du complément indemnitaire exceptionnel annuel de l'intéressé pour l'année 2021 à 1 600 euros bruts et qui précise que " pour les chargés de mission en SGAR, le montant intègre la modulation de la prime spécifique qui leur est versée au titre de leurs fonctions ", M. B doit être regardé ayant satisfait à l'obligation de production de la décision attaquée en tant que cette décision fixe la prime spécifique de fonctions lui ayant été allouée pour l'année 2021. Toutefois, en l'absence de référence ou de mention de l'année 2020, cette décision ne saurait être considérée comme ayant eu pour objet de fixer le montant de la prime spécifique de fonctions allouée à M. B, pour l'année 2020. Par suite, alors que M. B ne justifie ni même n'allègue être dans l'impossibilité de produire une décision fixant la prime spécifique de fonctions pour l'année 2020, ces conclusions tendant à l'annulation du montant de cette prime pour l'année 2020 sont irrecevables.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. Lorsque dans le délai initial du recours contentieux ouvert à l'encontre de la décision, sont exercés contre cette décision un recours gracieux et un recours hiérarchique, le délai du recours contentieux, prorogé par l'exercice de ces recours administratifs, ne recommence à courir à l'égard de la décision initiale que lorsqu'ils ont été l'un et l'autre rejetés ".
6. M. B fait valoir qu'il a formé un recours gracieux à l'encontre de la décision contestée du 22 novembre 2021, remis en mains propres au SGAC, le 30 décembre 2021. En l'espèce, il ressort effectivement des pièces du dossier que le 30 décembre 2021, le requérant a envoyé au SGAC un courriel portant le titre " SIGNALE : recours gracieux ", dans lequel il énonce " comme évoqué ce matin, vous trouverez ma demande de révision relative au montant de la prime chargé de mission SGAR ". Par suite, alors que le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud ne conteste pas avoir reçu ce courriel, M. B doit être regardé comme ayant apporté la preuve de la notification de son recours gracieux à l'administration le 30 décembre 2021. En outre, il n'est pas davantage contesté que ce recours gracieux a été formé dans le délai du recours contentieux de deux mois qui avait commencé à courir le 22 novembre 2021, date à laquelle la décision précitée avait été notifiée à l'intéressé. En outre, ledit recours ayant été explicitement rejeté par une décision du 11 mars 2022, notifiée le 14 mars suivant et le requérant disposant ainsi d'un nouveau délai de recours contentieux d'une même durée qui a commencé à courir à cette même date, sa requête, qui a été enregistrée au greffe du tribunal le 29 avril 2022, n'était dès lors pas tardive et est par suite, recevable. La fin de non-recevoir opposée en défense ne peut donc qu'être écartée.
En ce qui concerne la recevabilité des conclusions indemnitaires :
7. Il résulte des dispositions précitées au point 3 que la condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
8. Il résulte de l'instruction que si M. B a adressé, par un courrier du 30 décembre 2021, un recours gracieux à l'attention du SGAC tendant à contester les montants des primes spécifiques qui lui ont été allouées pour les années 2020 et 2021, celui-ci ne comporte aucune mention d'une demande préalable tendant à la réparation du préjudice qu'il aurait subi. Dans ces conditions, en l'absence, au jour du présent jugement, de toute décision de l'administration rejetant la demande indemnitaire de M. B, ses conclusions indemnitaires sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 22 novembre 2021 en tant qu'elle fixe le montant de la prime spécifique allouée à M. B pour l'année 2021 :
9. Aux termes de l'article 1er du décret n° 2010-454 du 4 mai 2010 relatif à l'attribution d'une prime spécifique de fonctions aux chargés de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales : " Une prime spécifique de fonctions est attribuée aux agents exerçant les fonctions de chargé de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales prévus aux articles 4, 5 et 6 du décret n° 2009-589 du 25 mai 2009 susvisé ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " Le montant annuel de référence de la prime mentionnée à l'article 1er du présent décret est fixé par arrêté conjoint du Premier ministre, du ministre chargé du budget et du ministre chargé de la fonction publique. Afin de tenir compte des résultats obtenus par l'agent, ce montant peut faire l'objet d'une modulation individuelle, comprise entre 75 % et 125 % de ce montant ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 4 mai 2010 fixant les montants de référence de la prime spécifique de fonctions attribuée aux chargés de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales : " Le montant annuel de référence de la prime spécifique de fonctions attribuée aux chargés de mission est fixé à 8 640 € pour les chargés de mission à temps plein ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le SGAC a fixé le montant annuel de la prime spécifique de fonctions attribuée à M. B pour l'année 2021 à la somme de 8 080 euros, soit 93,52% du montant de référence fixé par l'arrêté susvisé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment de son compte-rendu d'entretien professionnel (CREP) réalisé le 17 mars 2021 pour l'année 2020, que M. B a fait preuve d'un " très fort engagement " au service, a " poursuivi avec succès son engagement au bénéfice de la déclinaison en Corse de l'ensemble des dispositifs de soutien " et " qu'il œuvre en bonne intelligence ". En outre, l'intéressé a été évalué au niveau " excellent " pour l'ensemble des critères d'appréciation de sa valeur professionnelle, lesquels sont les connaissances professionnelles, les compétences personnelles, l'implication professionnelle et le sens du service public. Enfin, il ressort de ce même document que son supérieur hiérarchique a relevé que le requérant était " pleinement intégré à l'équipe du SGAC ainsi qu'au sein du partenariat régional " et qu'il " continue à apporter toute sa contribution à la bonne marche de l'ensemble de ses chantiers qu'il contribue à accompagner ". Ainsi, eu égard aux qualités qui lui ont été reconnues, il ressort de l'ensemble de ces éléments que la manière de servir du requérant est d'un niveau " excellent ". Dans ces conditions, l'administration ne pouvait fixer à 93% du montant de référence le montant de la prime spécifique de fonctions aux chargés de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales allouée à M. B. Si par ailleurs, pour justifier de la modulation du montant de référence, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud fait état de la diminution de l'enveloppe budgétaire qui lui a été allouée pour les primes de ses agents, il résulte des dispositions citées au point précédent, que seuls les résultats obtenus par un agent peuvent être pris en compte pour moduler le montant de la prime spécifique de fonction. Par suite, dès lors que l'autorité administrative ne pouvait se fonder sur la diminution de l'enveloppe budgétaire et que les compétences professionnelles de l'intéressé ont été largement saluées, en fixant le montant annuel de la prime spécifique de fonctions de M. B, pour l'année 2021, à la somme de 8 080 euros, soit 93,52% du montant de référence fixé par l'arrêté, elle a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés à l'appui de ces conclusions à fin d'annulation, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision attaquée en tant qu'elle fixe à la somme de 8 080 euros, le montant de sa prime spécifique de fonctions en sa qualité d'agent exerçant les fonctions de chargé de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales pour l'année 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ".
13. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique nécessairement que le SGAC procède à la révision du montant de la prime spécifique de fonctions octroyé à M. B pour l'année 2021 dans les conditions telles que prévues par les dispositions précitées au point 9 du décret du 4 mai 2010, en lui attribuant un taux individualisé en adéquation avec ses résultats obtenus. Il y a lieu d'enjoindre à cette autorité administrative d'y procéder, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Sur les frais au litige :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 22 novembre 2021 est annulée en tant qu'elle fixe le montant de la prime annuelle spécifique de fonctions de M. B à la somme de 8 080 euros, soit 93,52% du montant de référence fixé par l'arrêté du 4 mai 2010 fixant les montants de référence de la prime spécifique de fonctions attribuée aux chargés de mission auprès des secrétaires généraux pour les affaires régionales, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Article 2 : Il est enjoint au secrétaire général pour les affaires de Corse de procéder dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement à la révision du montant de la prime spécifique de fonctions attribuée à M. B pour l'année 2021, en lui attribuant un taux individualisé en adéquation avec ses résultats.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Copies en seront adressées au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie et au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
Mme Zerdoud, conseillère,
M. Samson, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La présidente,
Signé
A. Baux
Le rapporteur,
Signé
I. SamsonLa greffière,
Signé
H. Nicaise
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
H. Nicaise
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026