mardi 20 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2300130 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS PROVANSAL-D'JOURNO-GUILLET & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés les 5 février et 10 septembre 2023, les 21 avril, 9 mai, 5 juin et 30 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Peres, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, de lui donner acte de son désistement ;
2°) à titre subsidiaire, de :
- condamner la collectivité de Corse à lui verser la somme de 217 276,26 euros assortie des intérêts et de leur capitalisation sous déduction de la provision de 140 083 euros que le juge des référés du tribunal a condamné ladite collectivité à lui verser par une ordonnance n° 2301102 du 26 décembre 2023,
- ordonner, avant dire droit, une expertise dans l'hypothèse où le partage de responsabilité excéderait celui retenu par le juge des référés ;
- de mettre à la charge définitive de la collectivité de Corse les frais de l'expertise ordonnée dans le cadre de l'instance de référé n°2201032-1 ;
- de mettre à la charge de la collectivité de Corse la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 mars, 8 avril et 10 juin 2024, la collectivité de Corse et la compagnie SMACL assurances, représentées par Me Guillet, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) à titre principal, de :
- recevoir l'intervention volontaire de la SMACL et de la dire bien-fondée ;
- rejeter le désistement d'instance de Mme A,
- rejeter l'intégralité des demandes, fins et conclusions de la requérante,
- juger de sa mise hors de cause dans le cadre de l'accident subi par la requérante le 22 novembre 2014 sur la route départementale n°80 située en Haute-Corse,
- fixer définitivement le montant dû au titre de l'indemnisation de l'accident de la requérante à hauteur de zéro euro,
- rejeter l'ensemble de demandes indemnitaires de la requérante,
- ordonner la restitution de la somme de 141 583 euros versée par la SMACL à la requérante en exécution de l'ordonnance de référé du n° 2301102 du tribunal administratif de Bastia du 26 décembre 2023,
- mettre à la charge de Mme A à payer à la collectivité de Corse et à la SMACL la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) à titre subsidiaire, de :
- rejeter les demandes injustifiées de la requérante et limiter le montant de l'indemnisation qui lui serait accordée à de plus justes proportions,
- déduire de l'indemnité allouée, le montant de la provision de 141 583 euros versée par la SMACL,
- mettre à la charge de Mme A à payer à la collectivité de Corse et à la SMACL la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en intervention volontaire, enregistré le 16 février 2024, la caisse primaire d'assurance maladie de Haute-Corse a pris acte du désistement.
Par des mémoires enregistrés les 13 février, 7 mars et 5 juin 2024, la requérante déclare se désister purement et simplement des conclusions à fin d'annulation de sa requête et maintenir ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier,
- l'ordonnance du tribunal n° 2301102 du 26 décembre 2023.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ;
() 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761 -1 ou la charge des dépens () " ".
2. Par des mémoires, enregistrés les 13 février, 7 mars et 5 juin 2024, Mme A a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la collectivité de Corse la somme que Mme A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par la collectivité de Corse soient mises à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de Mme A.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la collectivité de Corse.
Fait à Bastia, le 20 août 2024.
La présidente du tribunal,
Signé
A. Baux
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
H. Nicaise
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026