jeudi 9 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2300776 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LUGARINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juin 2023, la SCI B demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à la commune de Sari-Solenzara d'ordonner à M. A de rétablir la voie communale dans son état initial ou de procéder elle-même à ce rétablissement, dans un délai d'un mois après le prononcé du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de la commune le paiement de la somme de 20 000 euros pour la remise en état du mur effondré ou faire réaliser elle-même la reconstruction du mur dans son état le plus proche de son apparence initiale.
Par un mémoire, enregistré le 3 décembre 2024, la commune de Sari-Solenzara, représentée par Me Santoni, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la SCI B le versement de la somme de 2500 euros par application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les demandes de la SCI B sont irrecevables en raison de l'autorité de la chose jugée qui s'attache à l'arrêt du 12 avril 2024, devenu définitif, rendu par la cour administrative d'appel de Marseille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".
2. Par la présente requête, la SCI B demande au tribunal, d'une part, d'enjoindre à la commune de Sari-Solenzara d'ordonner à M. A de rétablir la voie communale dans son état initial ou de procéder elle-même à ce rétablissement, dans un délai d'un mois après le prononcé du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, et, d'autre part, de mettre à la charge de la commune le paiement de la somme de 20 000 euros pour la remise en état du mur effondré ou faire réaliser elle-même la reconstruction du mur dans son état le plus proche de son apparence initiale. Toutefois, par un arrêt du 12 avril 2024, la cour administrative d'appel de Marseille, annulant le jugement du tribunal, n° 2000969, du 24 janvier 2023, et statuant sur sa demande, a, en partie, fait droit à celle-ci, annulant la décision implicite par laquelle la commune de Sari-Solenzara a rejeté sa demande du 8 juin 2020, condamnant la commune de Sari-Solenzara à lui verser la somme de 500 euros et enjoignant au maire de la commune de Sari-Solenzara de faire rétablir, dans un délai de deux mois à compter de la notification de sa décision, la libre circulation sur la voie communale jouxtant la propriété de la SCI B. Cet arrêt devenu définitif est revêtu de l'autorité de la chose jugée. Par suite, dès lors que la demande de la SCI B, objet de la présente requête, porte sur les mêmes objets, oppose les mêmes parties et soulève les mêmes causes que le litige déjà soumis au tribunal et à la cour administrative d'appel de Marseille, il y a lieu de considérer que l'autorité de chose jugée dont est revêtu l'arrêt du 12 avril 2024 rend lesdites conclusions manifestement irrecevables.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de la SCI B comme entachée d'une irrecevabilité manifeste en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la SCI B la somme demandée au titre des frais exposés par la commune de Sari-Solenzara et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la SCI B est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la commune de Sari-Solenzara est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI B, à la commune de Sari-Solenzara et à M. A.
Fait à Bastia, le 9 janvier 2025
La présidente,
Signé
A. Baux
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
R. Alfonsi
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026