mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2301639 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | POLETTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2023, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la SAS U Capu Biancu et à M. B A d'interrompre sans délai les travaux se déroulant sur le domaine public maritime attenant à l'hôtel U Capu Biancu, sous astreinte d'au moins 2 000 euros chacun par jour de retard ;
2°) d'ordonner l'expulsion de la SAS U Capu Biancu et de M. A et de leur enjoindre de retirer sans délai les ouvrages qui ont été installés sur le domaine public maritime attenant à l'hôtel U Capu Biancu, et les matériaux qui y ont été apportés, sous astreinte d'au moins 2 000 euros par jour de retard ;
3°) d'autoriser l'Etat à procéder d'office à l'enlèvement des ouvrages installés et des matériaux apportés sur le domaine public maritime attenant à l'hôtel U Capu Biancu par la SAS U Capu Biancu et M. A.
Il soutient que :
- la société et son gérant ont transformé le domaine public maritime et porté atteinte à l'intégrité de celui-ci ;
- la condition d'urgence est remplie, eu égard notamment à la vocation de la plage, à sa situation au cœur du périmètre de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio et à l'atteinte portée à la libre circulation du public sur la plage ;
- la mesure d'expulsion présente un caractère d'utilité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2024, la SAS U Capu Biancu et M. B A, représentés par Me Poletti, informent le tribunal de ce que les lieux ont été remis en leur état antérieur.
Par un mémoire, enregistré le 26 janvier 2024, le préfet de la Corse-du-Sud déclare se désister purement et simplement de la requête.
Il soutient que les ouvrages et matériaux apportés sur le domaine public maritime en ont été retirés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir présenté son rapport et entendu au cours de l'audience publique les observations de Me Poletti, représentant la SAS U Capu Biancu et M. A.
Considérant ce qui suit :
Le désistement du préfet de la Corse-du-Sud est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet de la Corse-du-Sud.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, à la SAS U Capu Biancu et à M. B A.
Copie en sera transmise au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.
Fait à Bastia, le 30 janvier 2024.
Le juge des référés,
Signé
T. VANHULLEBUS
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
A.AUDOUIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026