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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2400300

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2400300

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2400300
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 mars 2024, M. C A B saisit le tribunal d'un litige relatif à des travaux de raccordement à l'égout du pavillon lui appartenant.

Il soutient que :

- la modification du raccordement de sa propriété au collecteur à partir d'une canalisation et d'un regard réalisé sur son terrain nécessite la réalisation d'une tranchée d'une longueur de douze mètres ;

- il n'a pas à assumer le coût de ces travaux dès lors que l'adduction non conforme a été réalisée avant qu'il acquière le bien.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. " Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (). / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. " Il résulte de ces dispositions que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d'annulation d'une décision administrative ou à fin de condamnation de l'administration au paiement d'une somme d'argent.

2. M. A B saisit le tribunal du litige, relatif à la prise en charge du coût des travaux de raccordement à l'égout du pavillon dont il est propriétaire, qui l'oppose à la commune de Lecci, à un établissement public de coopération intercommunale et à la société Kyrnolia. Il ne présente toutefois aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative ou tendant à la condamnation de l'administration au paiement d'une somme d'argent. Dès lors, sa requête est manifestement irrecevable.

3. A supposer même que M. A B puisse être regardé comme demandant au tribunal d'annuler une décision implicite née du silence gardé sur le courrier qu'il a adressé le 12 janvier 2024 à la commune de Lecci, ce courrier, qui ne comporte aucune demande précise à la commune, n'a pas pu faire naître un acte susceptible d'être déféré au juge administratif. Enfin et en tout état de cause, à supposer que ce courrier puisse s'analyser comme une demande de prise en charge par la commune des travaux nécessaires au raccordement à l'égout du pavillon dont il est propriétaire ou à la mise en conformité de ce raccordement, M. A B, qui se borne à se prévaloir de ce que le défaut de conformité du raccordement actuel ne lui est pas imputable, ne présente qu'un moyen qui n'est pas assorti des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.

4. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

5. Il résulte de ce qui a été indiqué au point 2 qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue par les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. et Mme A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C A B.

Fait à Bastia, le 27 juin 2024.

Le président du tribunal,

Signé

T. VANHULLEBUS

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

M. D

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