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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2400384

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2400384

mardi 25 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2400384
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 4, 7 et 10 avril 2024, M. B A demande au juge des référés du tribunal :

1°) de condamner l'Office de l'environnement de la Corse (OEC), sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à lui verser, à titre de provision, la somme de 130 000 euros à valoir sur le montant des indemnités en réparation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu'il estime avoir subis, ainsi que les intérêts au taux légal sur le montant de l'indemnité susceptible de lui être allouée en réparation des pertes de salaires et des congés non pris ;

2°) de mettre à la charge de l'Office de l'environnement de la Corse la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le refus illégal de protection fonctionnelle engage la responsabilité pour faute de l'OEC ;

- le harcèlement dont il a été victime engage la responsabilité pour faute de l'OEC ;

- les créances ne sont pas atteintes par la prescription quadriennale ;

- il a droit à une indemnisation complémentaire au titre de l'atteinte au principe d'égalité et à celui de non-discrimination ;

- les préjudices subis, évalués par l'expert désigné par le juge des référés, doivent être intégralement réparés ;

- il a présenté un déficit fonctionnel temporaire au taux de 35 %, a enduré des souffrances estimées à 3,5/7, conserve un déficit fonctionnel permanent au taux de 20 %, a subi un préjudice d'agrément, un préjudice sexuel, un préjudice moral et a éprouvé des troubles dans ses conditions d'existence ;

- il doit être indemnisé de la différence entre le montant de la rente allouée par la caisse primaire d'assurance maladie au taux de 10 % et celle à laquelle il peut prétendre au taux du 20 % correspondant à l'importance du déficit fonctionnel permanent ;

- il subit un préjudice moral en raison de l'accident de service et des mesures de rétorsion prises à son encontre par l'OEC à la suite de ses actions judiciaires, qui constituent une discrimination de traitement et une récidive de harcèlement et portent atteinte à ses droits et libertés fondamentales dans le but de prononcer une éviction à caractère raciste ;

- l'accident du travail du 23 mai 2016 est à l'origine de pertes, temporaires et futures, de salaires et indemnités jusqu'au 31 décembre 2027 ainsi que d'une perte de pension de retraite à compter de cette date ;

- il a exposé des frais d'avocat et a supporté la charge de dépens au titre des différentes procédures qu'il a dû engager devant plusieurs juridictions administratives et judiciaires ;

- sa conjointe et ses enfants ont été indirectement victimes de préjudices extrapatrimoniaux.

La requête a été communiquée à l'Office de l'environnement de la Corse et à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;

- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;

- le décret n° 2007-173 du 7 février 2007 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, M. A a été recruté par l'Office de l'environnement de la Corse (OEC), établissement public à caractère administratif rattaché à la collectivité de Corse, à compter du 19 août 2013, par contrat à durée indéterminée du 12 août 2013. Il a été nommé responsable des ressources humaines par un arrêté du 19 août 2013 du président de l'office. Il a été titularisé à compter du 1er août 2014 en qualité de chef du département des ressources humaines et contrôle de gestion, par un arrêté du 22 avril 2015 pris sur le fondement des dispositions du statut des personnels de l'OEC. L'intéressé, qui a rencontré de nombreuses difficultés avec des agents de l'office ainsi que des représentants syndicaux, a été placé en congé de maladie à compter du 23 mai 2016, date à laquelle il a été rendu destinataire d'un courrier de la présidente de l'OEC lui demandant des explications sur sept points relevant de ses compétences et regardés comme des manquements graves ainsi que sur les actions mises en œuvre sur le volet " contrôle de gestion ", conduisant à un arrêt pour une affection dont le caractère professionnel a été reconnu par la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne le 5 septembre 2017. Le médecin conseil du service médical de l'assurance maladie a estimé que l'état de santé de M. A était consolidé à la date du 5 août 2018 et qu'il était apte à reprendre une activité professionnelle à compter du lendemain. Par un avis du 4 décembre 2018 complété le 14 mars 2019, le médecin consulté par l'OEC a conclu à l'inaptitude de l'agent à son poste ainsi qu'à tout autre poste dans l'office au motif que la reprise des fonctions entraînerait un risque psycho-social indéniable pour l'agent ainsi que pour le personnel de l'office. M. A a été placé d'office en congé sans traitement avec effet au 16 décembre 2019, par une décision du 31 mai 2022. Le Conseil d'Etat n'a pas admis, par une décision n° 467764 du 22 décembre 2023, le pourvoi en cassation formé contre l'ordonnance n° 2201023 du 9 septembre 2022 par laquelle le juge des référés du tribunal avait rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 31 mai 2022. M. A indique avoir été licencié pour inaptitude, par une décision du 25 janvier 2024 qui lui a été notifiée le 8 février 2024.

2. D'autre part, le tribunal a, par un jugement n° 1601065 du 18 janvier 2018, annulé la décision implicite du 28 août 2016 par laquelle l'OEC a refusé à M. A le bénéfice de la protection fonctionnelle et a enjoint à cet office de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle. L'appel formé par l'OEC contre ce jugement a été rejeté par un arrêt n° 18MA01245 du 2 avril 2019 de la cour administrative d'appel de Marseille. Le tribunal a, par un jugement n° 1700037 du 23 août 2018, considéré que l'office avait manqué à son devoir de protection en ne prenant pas toutes les mesures de nature à faire cesser les agissements répétés des représentants élus du personnel tendant à remettre en cause la personne même de M. A et ses compétences au cours des années 2013, 2014 et 2015 et qui ont eu pour effet de dégrader les conditions de travail de l'intéressé et de porter atteinte à sa dignité et à sa santé, l'agent ayant ainsi été placé à cinq reprises en congés de maladie de 2014 à 2016 pour un syndrome anxiodépressif en rapport avec son activité professionnelle. Le tribunal a également jugé que l'OEC avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en laissant de tels agissements, constitutifs d'un harcèlement moral, se perpétrer sans prendre des mesures adaptées pour les faire cesser, et en refusant de lui accorder la protection fonctionnelle et a, en conséquence, condamné l'office à verser à M. A la somme de 15 000 euros à titre d'indemnité en réparation des troubles de toute nature ainsi que du préjudice moral ayant résulté du comportement de l'office. La cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par l'OEC contre ce jugement, par un arrêt n° 18MA04537 du 2 juillet 2019.

3. M. A demande au juge des référés du tribunal de condamner l'OEC, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à lui verser, à titre de provision, la somme de 130 000 euros à valoir sur le montant des indemnités en réparation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu'il estime avoir subis.

4. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".

5. Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.

6. Ainsi qu'il a été indiqué au point 2, le tribunal administratif a déjà condamné l'OEC à verser à M. A une indemnité en réparation du préjudice moral et des troubles de toute nature qu'il a subis en raison de l'illégalité du refus de lui accorder la protection fonctionnelle ainsi que du harcèlement dont il a été victime. Le requérant, qui n'établit pas que ces préjudices se sont aggravés depuis lors, ni avoir fait l'objet de nouveaux faits de harcèlement moral au titre de la période postérieure à celle ayant donné lieu à indemnisation, ne peut dès lors pas réclamer une réparation complémentaire de ces mêmes préjudices.

7. Si M. A a été titularisé à compter du 1er août 2014 en qualité de chef du département des ressources humaines et contrôle de gestion, par un arrêté du 22 avril 2015 pris sur le fondement des dispositions du statut des personnels de l'OEC, il a néanmoins été recruté par contrat à durée indéterminée du 12 août 2013. En l'état de l'instruction devant le juge des référés, le requérant doit ainsi être regardé comme ayant la qualité d'agent public non titulaire de l'OEC. Non fonctionnaire, il entre dans le champ d'application du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale. Il résulte des termes mêmes de l'article 1er du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales que les dispositions de ce décret sont applicables aux seuls fonctionnaires mentionnés à l'article 2 du décret du 7 février 2007 relatif à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, et non aux agents non titulaires de droit public.

8. Aux termes de l'article L. 451-1 du code de la sécurité sociale : " Sous réserve des dispositions prévues aux articles L. 452-1 à L. 452-5, L. 454-1, L. 455-1, L. 455-1-1 et L. 455-2 aucune action en réparation des accidents et maladies mentionnés par le présent livre ne peut être exercée conformément au droit commun, par la victime ou ses ayants droit. " Aux termes de l'article L. 452-1 du même code : " Lorsque l'accident est dû à la faute inexcusable de l'employeur ou de ceux qu'il s'est substitués dans la direction, la victime ou ses ayants droit ont droit à une indemnisation complémentaire dans les conditions définies aux articles suivants. " Aux termes du premier alinéa de l'article L. 452-3 : " () la victime a le droit de demander à l'employeur devant la juridiction de sécurité sociale la réparation du préjudice causé par les souffrances physiques et morales par elle endurées, de ses préjudices esthétiques et d'agrément ainsi que celle du préjudice résultant de la perte ou de la diminution de ses possibilités de promotion professionnelle. () ". Ce dernier article, tel qu'interprété par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2010-8 QPC du 18 juin 2010, prévoit que, dans le cas d'une faute inexcusable de l'employeur, la victime a le droit de demander à l'employeur, devant la juridiction compétente en matière de sécurité sociale, la réparation de l'ensemble des dommages non couverts par le livre IV du code de la sécurité sociale qui ont résulté pour elle de l'accident. Aux termes de l'article L. 452-5 : " Si l'accident est dû à la faute intentionnelle de l'employeur ou de l'un de ses préposés, la victime ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre. " En revanche, en dehors des hypothèses dans lesquelles le législateur a entendu instituer un régime de responsabilité particulier, un agent contractuel de droit public, dès lors qu'il ne se prévaut pas d'une faute intentionnelle de son employeur ou de l'un des préposés de celui-ci, ne peut exercer contre cet employeur une action en réparation devant les juridictions administratives, conformément aux règles du droit commun, à la suite d'un accident du travail dont il a été la victime.

9. Il résulte de l'instruction que M. A est titulaire d'une rente d'incapacité permanente servie sur le fondement des dispositions de l'article L. 434-2 du code de la sécurité sociale par la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne. Les dispositions du code de la sécurité sociale citées au point précédent font obstacle à ce que M. A, qui ne se prévaut pas d'une faute intentionnelle de son employeur, recherche, dans les conditions du droit commun, la responsabilité de l'OEC, au titre de l'obligation incombant à cet établissement de garantir ses agents contre les dommages corporels qu'ils peuvent subir dans l'accomplissement de leur service. Ses conclusions tendant à la réparation du préjudice moral consécutif à l'accident du travail du 23 mai 2016 doivent être rejetées pour les mêmes motifs.

10. Par ailleurs, il n'appartient en tout état de cause pas au juge administratif d'augmenter le montant de la rente versée par la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne en application des dispositions du livre IV du code de la sécurité sociale et notamment de son article L. 434-2.

11. Ainsi qu'il a été indiqué au point 2, le tribunal administratif a déjà condamné l'OEC à verser à M. A une indemnité en réparation du préjudice moral et des troubles de toute nature qu'il a subis en raison de l'illégalité du refus de lui accorder la protection fonctionnelle ainsi que du harcèlement dont il a été victime. Le requérant, qui n'établit ni que ses préjudices se sont aggravés depuis lors, ni avoir fait l'objet de nouveaux faits de harcèlement moral au cours de la période postérieure à celle ayant donné lieu à indemnisation, ne peut dès lors pas réclamer une réparation complémentaire de ces mêmes préjudices.

12. Le requérant demande la réparation d'un préjudice moral consécutif aux mesures de rétorsion que l'OEC aurait prises à son encontre à la suite des actions judiciaires qu'il a formées pour la défense de ses droits, en faisant valoir que ces mesures constituent une discrimination de traitement et une récidive de harcèlement et portent atteinte à ses droits et libertés fondamentales dans le but de prononcer une éviction à caractère raciste. M. A fait notamment état de manœuvres de confusion administrative et juridique qui ont été pour lui source d'insécurité juridique quant au statut de l'OEC et au sien propre, ainsi que de l'existence de deux tentatives d'éviction. Le requérant ne rapporte toutefois pas la preuve, dont la charge lui incombe, de l'illégalité des décisions du 31 mai 2022 le plaçant d'office en congé sans traitement à compter du 16 décembre 2019, et du 25 janvier 2024 prononçant son licenciement pour inaptitude. L'existence d'une obligation de l'OEC à ce titre est dès lors sérieusement contestable.

13. En l'absence d'illégalité démontrée des décisions du 31 mai 2022 et du 25 janvier 2024, l'obligation de l'OEC de verser au requérant une indemnité provisionnelle en réparation des pertes de revenus, d'indemnités et de pensions est sérieusement contestable.

14. M. A n'a pas qualité pour réclamer le versement d'une provision au titre des préjudices extrapatrimoniaux dont aurait été victime sa conjointe. L'existence d'une obligation de l'office à verser une somme au titre des préjudices extrapatrimoniaux subis par ses enfants, dont l'âge, le nombre et l'identité ne sont au demeurant pas précisés, n'est en tout état de cause pas établie par les seules considérations, rédigées en termes généraux, relatives à des préjudices d'affection, à un préjudice moral pour privation de vacances, à des troubles dans les conditions d'existence et au défaut de paiement d'une pension alimentaire.

15. Les frais de justice, s'ils ont été exposés en conséquence directe d'une faute de l'administration, sont susceptibles d'être pris en compte dans le préjudice résultant de l'illégalité fautive imputable à l'administration. Toutefois, lorsque l'intéressé a fait valoir devant le juge une demande fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le préjudice est intégralement réparé par la décision que prend le juge sur ce fondement. Il n'en va autrement que dans le cas où le demandeur ne pouvait légalement bénéficier de ces dispositions.

16. Il résulte de ce qui a été indiqué au point précédent que M. A ne peut pas réclamer une provision au titre de l'ensemble des frais d'avocat qu'il a exposés pour les besoins des instances qui ont été introduites devant les différentes juridictions administratives et judiciaires au cours des années 2019, 2022 et 2023, sans avoir établi que les frais de justice dont il demande l'indemnisation ont été exposés en conséquence directe d'une faute de l'administration, ni, par conséquent, avoir précisé à quelle faute de l'administration se rattache chacune des factures qu'il produit.

17. Il résulte de tout ce qui précède que, en l'état de l'instruction, seules sont établies les fautes résultant, d'une part, de l'illégalité du refus de l'OEC d'accorder à M. A la protection fonctionnelle et, d'autre part, du harcèlement dont celui-ci a été victime. Le refus de protection fonctionnelle et les faits de harcèlement ont donné lieu aux instances rappelées au point 2. Le tribunal administratif de Bastia et la cour administrative d'appel de Marseille ont, dans chacune d'elles, mis des sommes à la charge de l'OEC en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le préjudice subi par M. A à ce titre est ainsi réputé avoir été intégralement réparé par les décisions que le tribunal et la cour ont prises sur ce fondement.

18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à l'Office de l'environnement de la Corse.

Fait à Bastia, le 25 juin 2024.

Le juge des référés,

Signé

T. VANHULLEBUS

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R. ALFONSI

N°2400384

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