LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2400555

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2400555

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2400555
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantMUSCATELLI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7 mai, 17 juin et 12 juillet 2024, la SARL Bizzari Nautic, représentée par Me Armani, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de désigner un expert à l'effet d'examiner les possibilités techniques permettant la sortie régulière de convois exceptionnels par les routes territoriales n°s 20 et 40 lors des opérations de travaux de doublement de la voie entre les giratoires de la Gravona et d'Afa.

Elle soutient que :

- elle exerce son activité de gardiennage, d'hivernage, de réparation des bateaux et de vente et location de tout ce qui concerne la plaisance, notamment, dans un port à sec dont la parcelle d'assiette est encadrée par les routes territoriales 40 et 20, donnant toutes deux sur le rond-point de la Gravona ;

- les déplacements des bateaux jusqu'à la mise à l'eau se font par la RT 20 en traversant la route et par convoi exceptionnel ;

- en raison des travaux envisagés par la collectivité de Corse, aux fins de doublement de la voie entre les giratoires de la Gravona et d'Afa, elle ne pourra plus organiser de convois exceptionnels l'amenant à traverser la RT 20 et sera obligée de faire passer les convois jusqu'au rond-point de Caldaniccia, ce qui va allonger le parcours et ce qui présente un risque alors que ce rond-point comporte un dévers important qui risquerait de faire basculer les bateaux ;

- dans ces conditions, le passage en quatre voies de la RT 20 constitue un risque évident de fermeture du port à sec et des activités principales.

Par des mémoire en défense, enregistré les 14 juin, 4 et 24 juillet 2024, la collectivité de Corse, représentée par Me Muscatelli, conclut au rejet de la requête à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SARL Bizzari Nautic au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l'expertise sollicitée ne présente pas d'utilité, la société requérante ne démontrant l'existence ni d'un fait générateur ni du moindre préjudice.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Christine Castany, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé présentées sur le fondement du livre V du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

3. A l'appui de sa demande d'expertise, la SARL Bizzari Nautic soutient que le passage en quatre voies de la RT 20 constitue un risque évident de fermeture du port à sec qu'elle exploite et de ses activités principales, en raison du fait qu'elle ne pourra plus organiser de convois exceptionnels l'amenant à traverser la RT 20 et qu'elle sera obligée de faire passer les convois jusqu'au rond-point de Caldaniccia, ce qui va allonger le parcours et ce qui présente un risque alors que ce rond-point comporte un dévers important qui risquerait de faire basculer les bateaux. Toutefois, d'une part, la collectivité de Corse fait valoir que le projet de doublement de la voie entre les giratoires de la Gravona et d'Afa n'a pas encore été soumis à l'enquête publique, de sorte qu'il n'est pas définitivement arrêté dans ses modalités. D'autre part, la demande sollicitée ne porte pas sur la constatation de désordres causés par une opération de travaux publics et la détermination des préjudices et des mesures nécessaires pour y remédier, mais sur l'examen, en dehors de tout litige né et actuel ou simplement éventuel, des possibilités techniques permettant la sortie régulière de convois exceptionnels par les RT 20 et 40, de la nature des travaux à réaliser et de leur montant. Or, la contestation de la nature et de l'étendue des travaux qui seraient mis en œuvre par la collectivité de Corse, dans le cadre des opérations routières envisagées sur le réseau du grand Ajaccio, n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, la mesure d'instruction sollicitée ne saurait être regardée comme utile au sens de ces dispositions.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la collectivité de Corse présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SARL Bizzari Nautic est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la collectivité de Corse au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Bizzari Nautic et à la collectivité de Corse.

Fait à Bastia, le 4 octobre 2024.

La juge des référés

Signé

C. CASTANY

La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

H. MANNONI

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions