lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400570 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CRETY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mai 2024, la SAEML du port de plaisance de Toga, représentée par Me Créty, demande au juge des référés du tribunal :
1°) de condamner M. A B, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à lui verser, à titre de provision, la somme de 6 012 euros augmentée des intérêts de droit à compter du 28 mars 2024, au titre des redevances qui lui sont dues pour occupation du domaine public ;
2°) de mettre à la charge de M. B la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'obligation n'est pas sérieusement contestable, en l'absence de paiement des redevances d'occupation domaniale du poste d'amarrage n° 657 depuis le 1er avril 2022, malgré la mise en demeure envoyée à l'adresse de l'occupant ;
- les intérêts sont dus à compter de la mise en demeure du 22 mars 2024.
La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".
2. Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.
3. Les communes de Bastia et de Ville-de-Pietrabugno ont, par arrêtés des 18 juin 1990 2 juillet 1990 de leurs maires respectifs, concédé à la SAEML du port de plaisance de Toga l'établissement et l'exploitation de ce port pour une durée de cinquante ans. M. B y occupe depuis le 1er avril 2022 le poste d'amarrage n° 657. La société requérante lui a réclamé, par trois factures émises le 19 avril 2022, le 28 mars 2023 et le 4 mars 2024, le paiement des redevances annuelles d'occupation domaniale, au titre de la période courant du 1er avril 2022 au 31 mars 2025, pour un montant total de 6 012 euros. Le conseil de la société a mis M. B en demeure, par un courrier du 22 mars 2024, réputé avoir été notifié le 28 mars suivant, date de l'avis de passage laissé par La Poste, de régler cette somme. L'occupant du domaine public portuaire n'a pas versé les redevances dues en dépit de la mise en demeure du 22 mars 2024.
4. Il résulte de ce qui précède que l'obligation de M. B envers la SAEML du port de plaisance de Toga pour un montant de 6 012 euros n'est pas sérieusement contestable. Il y a lieu de condamner M. B à verser cette somme à la société requérante.
5. La SAEML du port de plaisance de Toga a droit aux intérêts au taux légal correspondant à la provision de 6 012 euros à compter du 28 mars 2024, date à laquelle M. B est réputé avoir reçu notification de la mise en demeure du 22 mars 2024.
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SAEML du port de plaisance de Toga et non compris dans les dépens.
ORDONNE
Article 1er : M. B est condamné à verser à la SAEML du port de plaisance de Toga une provision de 6 012 euros avec intérêts au taux légal à compter du 28 mars 2024.
Article 2 : M. B versera à la SAEML du port de plaisance de Toga la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAEML du port de plaisance de Toga et à M. A B.
Fait à Bastia, le 24 juin 2024.
Le juge des référés,
Signé
T. VANHULLEBUS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
N°2400570
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026