LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2500349

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2500349

mercredi 19 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2500349
TypeDécision
PublicationC
FormationRéconduite à la frontière

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête sommaire, enregistrée le 3 mars 2025, M. B D, représenté par Me Santoni, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° 25 2B 073 du 24 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;

2°) d'annuler la décision du même jour par laquelle le préfet de la Haute-Corse l'a assigné à résidence dans le département de la Haute-Corse pendant une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Corse de lui délivrer, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Il soutient que :

- les décisions contestées ont été signées par une autorité incompétente ;

- l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions du décret n° 2002-1500 du 20 décembre 2002 portant publication du troisième avenant à l'accord du 27 décembre 1968, les dispositions des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Castany pour statuer sur les requêtes présentées sur le fondement du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Castany, magistrate désignée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 24 février 2025, le préfet de la Haute-Corse a obligé M. D, ressortissant algérien né le 21 novembre 1990, à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par une décision du même jour, le préfet de la Haute-Corse l'a assigné à résidence dans le département de la Haute-Corse pendant une durée de quarante-cinq jours. M. D demande l'annulation de ces deux décisions.

2. En premier lieu, les décisions contestées ont été signées par M. A C, attaché d'administration de l'Etat, chef du bureau de l'immigration et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet en vertu de l'article 5 de l'arrêté n° 2B-2024-10-10-00001 du 10 octobre 2024 du préfet de la Haute-Corse régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance du décret du 20 décembre 2002 portant publication du troisième avenant à l'accord du 27 décembre 1968, des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, exposés dans la requête sommaire et non développés ultérieurement, ne sont pas assortis de précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Ils doivent, par suite, être écartés.

4. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans, ainsi que l'annulation de la décision du même jour par laquelle le préfet de la Haute-Corse l'a assigné à résidence dans le département de la Haute-Corse pendant une durée de quarante-cinq jours. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de ces décisions doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de la Haute-Corse.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Fait à Bastia, le 19 mars 2025.

La magistrate désignée,

Signé

C. CASTANY

La greffière,

Signé

H. NICAISE

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

H. NICAISE

Décisions similaires

TA20Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600503

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Corse n'avait commis ni défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, ni erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du séjour irrégulier, du travail non autorisé et d'une condamnation pénale récente de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

03/04/2026

TA20Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600537

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (interdiction de retour, obligation de quitter le territoire, assignation à résidence). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure et l'atteinte aux droits fondamentaux, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

02/04/2026

TA20Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600551

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. A... comme irrecevable. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours gracieux contre une assignation à résidence, car le juge administratif ne peut statuer à la place de l'autorité administrative sur une telle demande. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 411-1, qui définit les conditions de saisine par requête contentieuse.

02/04/2026

TA20Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600481

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'assignation à résidence d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision de refus de séjour, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus au regard des liens personnels et familiaux du requérant en France, et n'avait pas procédé à la consultation obligatoire de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du CESEDA. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'assignation à résidence, estimant que cette mesure était justifiée par la perspective d'un éloignement effectif.

31/03/2026

← Retour aux décisions