LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2601172

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2601172

mercredi 1 juillet 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2601172
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationRéconduite à la frontière
Avocat requérantBOUTAIBA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 juin et le 29 juin 2026, M. C... A..., représenté par Me Boutaiba, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 9 juin 2026 par lequel le préfet de la Haute-Corse a prolongé son assignation à résidence dans le département de la Haute-Corse pour une durée de quarante-cinq jours ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un vice de forme dès lors que la qualité de son signataire n’est pas mentionnée en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- elle est insuffisamment motivée, notamment en ce qui concerne les diligences accomplies par l’administration en vue de son éloignement et les éléments sur lesquels l’administration s’est fondée ;
- le préfet n’a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- la prolongation de l’assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation et, est disproportionnée au regard de sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2026, la préfète de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Zerdoud, conseillère, en application de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions de ce code.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Zerdoud,
- et les observations de Me Boutaiba, représentant M. A... qui reprend les conclusions de la requête par les mêmes moyens.

La clôture de l’instruction a été prononcée après les observations orales des parties, en application de l’article R. 922-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. A..., ressortissant marocain né le 20 décembre 2000, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 9 juin 2026 par lequel le préfet de la Haute-Corse a prolongé son assignation à résidence dans le département de la Haute-Corse pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Aux termes de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / (…) ». En outre, aux termes de l’article L. 212-3 de ce code : « Les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique. Celle-ci n'est valablement apposée que par l'usage d'un procédé, conforme aux règles du référentiel général de sécurité mentionné au I de l'article 9 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives, qui permette l'identification du signataire, garantisse le lien de la signature avec la décision à laquelle elle s'attache et assure l'intégrité de cette décision ». Enfin, l’article 1er du décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique prévoit que : « La fiabilité d'un procédé de signature électronique est présumée, jusqu'à preuve du contraire ».

3. Les mentions exigées par les dispositions des articles précédemment cités ont pour seul objectif d’identifier sans ambiguïté l’auteur de la décision, aux fins de vérifier sa compétence et le cas échéant de lui adresser un recours. Si l’arrêté attaqué a été signé par Mme B... D..., il n’est à aucun endroit de la décision fait mention de la qualité du signataire. Cette carence, constitutive d’un vice de forme, méconnaît ainsi les prescriptions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être accueilli.

4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que l’arrêté du 9 juin 2026 par lequel le préfet de la Haute-Corse a prolongé l’assignation à résidence de M. A... pour une durée de quarante-cinq jours doit être annulé.

Sur les frais d’instance :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : L’arrêté du 9 juin 2026 du préfet de la Haute-Corse portant prolongation de l’assignation à résidence de M. A... pour une durée de quarante-cinq jours est annulé.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... A... et à la
préfète de la Haute-Corse.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.




2
N° 2601172

La magistrate désignée,


Signé

I. Zerdoud

Le greffier,


Signé

A. Sapet








La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Corse en ce qui la concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme,
Un greffier,



A. Sapet



Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions