Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2618522
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2618522 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CLAROU |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 août 2026, M. B..., représenté par Me Clarou, demande à la juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) de modifier le dispositif de l’ordonnance n°2506402 du 29 avril 2025, par laquelle la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, en assortissant l’injonction de réexamen prononcée d’une astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui-même en cas de rejet de sa demande d’aide juridictionnelle.
M. B... soutient que l’ordonnance mentionnée ci-dessus n’a fait l’objet d’aucune exécution, dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine n’a pas réexaminé sa situation, dans le délai de 15 jours suivant sa notification, en méconnaissance de l’article 3 de ladite ordonnance.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n°2506402 du 29 avril 2025 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
- le jugement n°2501560 du 16 octobre 2025.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Charlery, en tant que juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Par l’ordonnance n°2506402 en date du 29 avril 2025 susvisée, la juge des référés du présent tribunal, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant plus de quatre mois par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de M. B... tendant à la délivrance d’un titre de séjour pluriannuel en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision. Par un jugement n°2501560 du 16 octobre 2025, le présent tribunal a annulé au fond la décision du préfet des Hauts-de-Seine, a enjoint à cette autorité de délivrer à M. B... le titre sollicité, dans un délai de deux mois, et de le munir, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour. Par la présente requête, M. B... saisit la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, et lui demande de modifier l’article 3 de son ordonnance du 29 avril 2025, en portant le montant de 50 euros de l’astreinte prononcée à une somme de 200 euros par jour de retard.
Sur l’admission provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ». Eu égard à l’urgence de l’affaire, il y a lieu d’admettre, à titre provisoire, le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle par application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire […] ». Et aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin. ».
4. Une mesure de suspension rendue par le juge des référés a nécessairement un caractère provisoire, et il peut y être mis fin soit du fait de l’intervention d’un élément nouveau, soit de l’intervention du jugement au fond.
5. Il résulte de l’instruction qu’il a été mis fin à la mesure de suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait rejeté la demande de titre de séjour de M. B..., prononcée par l’ordonnance susvisée de la juge des référés du 29 avril 2025, à la date de lecture du jugement du présent tribunal n°2501560 du 16 octobre 2025, qui a prononcé l’annulation au fond de cette décision. Il appartient au requérant, s’il s’y croit fondé, de solliciter l’exécution de ce jugement.
6. Dans ces conditions, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative ne peuvent qu’être rejetées.
Sur les frais de procédure :
7. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l’Etat, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B... demande sur le fondement de ces dispositions, combinées à celles de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E
Article 1er : M. B... est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B... est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à Me Clarou.
Fait à Cergy, le 1er septembre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. Charlery
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 28 août 2026, M. B..., représenté par Me Clarou, demande à la juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) de modifier le dispositif de l’ordonnance n°2506402 du 29 avril 2025, par laquelle la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, en assortissant l’injonction de réexamen prononcée d’une astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui-même en cas de rejet de sa demande d’aide juridictionnelle.
M. B... soutient que l’ordonnance mentionnée ci-dessus n’a fait l’objet d’aucune exécution, dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine n’a pas réexaminé sa situation, dans le délai de 15 jours suivant sa notification, en méconnaissance de l’article 3 de ladite ordonnance.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n°2506402 du 29 avril 2025 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
- le jugement n°2501560 du 16 octobre 2025.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Charlery, en tant que juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Par l’ordonnance n°2506402 en date du 29 avril 2025 susvisée, la juge des référés du présent tribunal, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant plus de quatre mois par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de M. B... tendant à la délivrance d’un titre de séjour pluriannuel en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision. Par un jugement n°2501560 du 16 octobre 2025, le présent tribunal a annulé au fond la décision du préfet des Hauts-de-Seine, a enjoint à cette autorité de délivrer à M. B... le titre sollicité, dans un délai de deux mois, et de le munir, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour. Par la présente requête, M. B... saisit la juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, et lui demande de modifier l’article 3 de son ordonnance du 29 avril 2025, en portant le montant de 50 euros de l’astreinte prononcée à une somme de 200 euros par jour de retard.
Sur l’admission provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ». Eu égard à l’urgence de l’affaire, il y a lieu d’admettre, à titre provisoire, le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle par application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire […] ». Et aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin. ».
4. Une mesure de suspension rendue par le juge des référés a nécessairement un caractère provisoire, et il peut y être mis fin soit du fait de l’intervention d’un élément nouveau, soit de l’intervention du jugement au fond.
5. Il résulte de l’instruction qu’il a été mis fin à la mesure de suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait rejeté la demande de titre de séjour de M. B..., prononcée par l’ordonnance susvisée de la juge des référés du 29 avril 2025, à la date de lecture du jugement du présent tribunal n°2501560 du 16 octobre 2025, qui a prononcé l’annulation au fond de cette décision. Il appartient au requérant, s’il s’y croit fondé, de solliciter l’exécution de ce jugement.
6. Dans ces conditions, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative ne peuvent qu’être rejetées.
Sur les frais de procédure :
7. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l’Etat, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B... demande sur le fondement de ces dispositions, combinées à celles de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E
Article 1er : M. B... est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B... est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à Me Clarou.
Fait à Cergy, le 1er septembre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. Charlery
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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