Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2604282

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2604282
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 31 août 2026 l’association Kaitiak Nature, représentée par son président M. A... B..., demande au tribunal de suspendre l’exécution de l’arrêté du préfet du Var n°DDTM/SEBIO n°2025-191 du 10 février 2026 portant modification de l’arrêté de mise en demeure du 21 juillet 2025 de la commune de Plan d’Aups Sainte Baume dans la gestion du système d’assainissement des eaux usées.


Elle soutient que :
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision : il est constitué car :

- elle n’est pas motivée ;

- l’acte attaqué augmente les atteintes à la salubrité publique par la possibilité de nouveaux raccordements ;

- la station d’épuration est dans un état déplorable ;

- aucune des conditions qui avaient entrainé la décision du 21 juillet 2025 n’a été modifiée.

Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;

Vu
- le code de l’environnement ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Privat, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».


2. Aux termes de l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».


3. Les deux premiers moyens susmentionnés ne sont pas motivés en droit, le troisième est inopérant et le dernier dépourvu de précision suffisante. Ainsi la requête est manifestement mal fondée. Dès lors elle ne peut qu’être rejetée sur le fondement des dispositions précitées.

ORDONNE

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Kaitiak Nature.

Copie en sera adressée au préfet du Var et à la commune du Plan d’Aups Sainte Baume.

Fait à Toulon, le 1er septembre 2026.

Le vice-président désigné,

signé

J-M. PRIVAT

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière.