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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2500886

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2500886

mardi 17 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2500886
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de la section disciplinaire de l'Université de Corse prononçant l'exclusion de M. A B pour quatre ans. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, atteinte au droit de se défendre, disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée, le 10 juin 2025, M. A B demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision de la section disciplinaire du conseil académique de l'Université de Corse en date du 8 avril 2025 qui a prononcé son exclusion de tout établissement de l'enseignement supérieur pour une durée de quatre ans, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est caractérisée dès lors que la décision attaquée l'empêche de poursuivre ses études et de préparer son avenir professionnel ; cette décision porte une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, à ses droits à l'éducation et à l'insertion professionnelle ; elle le place dans une situation de précarité académique immédiate et irréversible ;

- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, les moyens tirés :

- du vice de procédure ;

- de ce qu'il a été porté atteinte à son droit de se défendre ;

- de ce que la sanction est manifestement disproportionnée.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués, tels que visés ci-dessus, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

3. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, il y a lieu de rejeter la présente requête selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative en ce comprises ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au président de l'Université de Corse.

Fait à Bastia, le 17 juin 2025.

La juge des référés,

Signé

A. Baux

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

Un greffier,

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