Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2601695
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2601695 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistré le 8 septembre 2026, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 par lequel le maire de la commune de Sotta a délivré à M. D... C... et Mme B... A... un permis de construire une maison individuelle d’une surface de plancher de 114,17 m2 avec garage, sur un terrain situé « 70 ter Via San Martinu, Sardani », parcelles cadastrées D 152, 153 et 154.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme ;
- elle méconnaît les dispositions du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) dès lors que les parcelles en cause relèvent des espaces naturels, sylvicoles et pastoraux qu’il consacre, qui sont par définition, inconstructibles ;
- elle méconnait les dispositions de l’article R. 431-19 du code de l’urbanisme en l’absence dans le dossier de demande de permis de construire de toute autorisation de défrichement.
Le déféré a été communiqué à la commune de Sotta, à M. C... et à Mme A... qui n’ont pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 8 septembre 2026 sous le n° 2601696 tendant à l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Baux a été entendu au cours de l’audience publique qui s’est tenue en présence de Mme Saffour, greffière d’audience.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Un courrier présenté par les pétitionnaires, le 30 septembre 2026, postérieurement à la clôture de l’instruction indique leur souhait de renoncer à leur projet et n’a pas été communiqué.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 par lequel le maire de la commune de Sotta a délivré à M. D... C... et Mme B... A... un permis de construire une maison individuelle avec garage, sur un terrain situé « 70 ter Via San Martinu, Sardani », parcelles cadastrées D 152, 153 et 154.
2. Aux termes de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l’article L. 554-1 du code de justice administrative : « Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / (…) / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. (…) »
3. En l’état de l’instruction, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 122-5 et R. 431-19 du code de l’urbanisme, invoqués par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à l’appui de sa demande de suspension sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Enfin, pour l’application des dispositions de l’article L. 600-4-1 du code de l’urbanisme, le troisième moyen de la requête n’est pas de nature à faire naître un tel doute. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 du maire de la commune de Sotta.
ORDONNE :
Article 1er : L’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 par lequel le maire de la commune de Sotta a délivré à M. D... C... et Mme B... A... un permis de construire une maison individuelle.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Sotta, à M. D... C... et à Mme B... A....
Fait à Bastia, le 1er octobre 2026.
La juge des référés, La greffière,
Signé
Signé
A. Baux R. Saffour
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Par un déféré, enregistré le 8 septembre 2026, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 par lequel le maire de la commune de Sotta a délivré à M. D... C... et Mme B... A... un permis de construire une maison individuelle d’une surface de plancher de 114,17 m2 avec garage, sur un terrain situé « 70 ter Via San Martinu, Sardani », parcelles cadastrées D 152, 153 et 154.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme ;
- elle méconnaît les dispositions du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) dès lors que les parcelles en cause relèvent des espaces naturels, sylvicoles et pastoraux qu’il consacre, qui sont par définition, inconstructibles ;
- elle méconnait les dispositions de l’article R. 431-19 du code de l’urbanisme en l’absence dans le dossier de demande de permis de construire de toute autorisation de défrichement.
Le déféré a été communiqué à la commune de Sotta, à M. C... et à Mme A... qui n’ont pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 8 septembre 2026 sous le n° 2601696 tendant à l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Baux a été entendu au cours de l’audience publique qui s’est tenue en présence de Mme Saffour, greffière d’audience.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Un courrier présenté par les pétitionnaires, le 30 septembre 2026, postérieurement à la clôture de l’instruction indique leur souhait de renoncer à leur projet et n’a pas été communiqué.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 par lequel le maire de la commune de Sotta a délivré à M. D... C... et Mme B... A... un permis de construire une maison individuelle avec garage, sur un terrain situé « 70 ter Via San Martinu, Sardani », parcelles cadastrées D 152, 153 et 154.
2. Aux termes de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l’article L. 554-1 du code de justice administrative : « Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / (…) / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. (…) »
3. En l’état de l’instruction, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 122-5 et R. 431-19 du code de l’urbanisme, invoqués par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à l’appui de sa demande de suspension sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Enfin, pour l’application des dispositions de l’article L. 600-4-1 du code de l’urbanisme, le troisième moyen de la requête n’est pas de nature à faire naître un tel doute. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 du maire de la commune de Sotta.
ORDONNE :
Article 1er : L’exécution de l’arrêté du 6 juillet 2026 par lequel le maire de la commune de Sotta a délivré à M. D... C... et Mme B... A... un permis de construire une maison individuelle.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Sotta, à M. D... C... et à Mme B... A....
Fait à Bastia, le 1er octobre 2026.
La juge des référés, La greffière,
Signé
Signé
A. Baux R. Saffour
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Décisions similaires
TA95Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600300
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2612179
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604311
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603832
01/10/2026