Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2601719
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2601719 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SECHI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 septembre 2026, M. et Mme A... et B... C..., représentés par Me Sechi, demandent au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré, à la SCI U Mare, un permis de construire en vue de l'extension et de la surélévation d'un hôtel, sur un terrain situé lieu-dit « Esigna », parcelles cadastrées E 467, 468 et 435, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Coggia la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- en qualité de voisins immédiats du projet de construction, ils ont intérêt à agir ; en outre, ce projet aura pour effet d’affecter directement les conditions d’occupation, d’utilisation et de jouissance de leur bien ; en effet, le projet litigieux compte tenu de sa visibilité depuis la parcelle des requérants, de l’augmentation de sa volumétrie et de sa hauteur, ainsi que de la création de vues générées depuis la nouvelle toiture-terrasse et restaurant de l’hôtel en R+3 impactera nécessairement les conditions de jouissance et d’utilisation de leurs biens ; en outre, le projet prévoit également de modifier totalement l’accès au terrain d’assiette de l’hôtel, en créant une nouvelle voie d’accès sur la parcelle cadastrée section E n° 737, longeant les propriétés voisines, cette nouvelle voie se situant en contrebas de leur propriété ; enfin, ils versent au débat les justificatifs de notification de leur recours, en application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme ;
- la condition d’urgence est présumée remplie en application de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, dès lors que les travaux sont situés dans la bande des 100 mètres, entraînent une modification des voies d’accès et sont insusceptibles de régularisation ; enfin, ils soutiennent que la demande de suspension ne pourra plus être sollicitée à l’issue du délai de cristallisation des moyens, soit postérieurement au 15 septembre 2026 ;
- en l’état de l’instruction, sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens tirés de :
. la méconnaissance des dispositions des articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l’urbanisme en ce que la commune ne justifie pas avoir recueilli l’avis conforme des services de l’État ;
. la méconnaissance des dispositions des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme, en ce que la décision attaquée autorise l’extension de l’hôtel dans la bande littorale de cent mètres, alors que le projet n’est pas situé dans une agglomération ou un village existant.
La requête a été communiquée à la commune de Coggia, au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, et à la SCI U Mare qui n’ont pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2600967 tendant à l’annulation de l’arrêté du 13 mars 2026 du maire de Coggia.
Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique qui s’est tenue en présence de Mme Saffour, greffière d’audience :
• le rapport de Mme Baux,
• les observations de Me Sechi, représentant les requérants qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens et rappelle que :
. ils ont intérêt à agir notamment parce que le projet porte sur un toit-terrasse qui créera des vues plongeantes sur leur propriété ;
. la condition d’urgence est présumée remplie ;
. si la décision attaquée vise un avis conforme du préfet, ce seul visa ne permet pas de justifier de sa régularité ;
. le terrain d’assiette du projet n’est situé ni dans une agglomération, ni dans un village, ni enfin, dans leur continuité ; la décision récente de la cour administrative d’appel de Marseille 25MA00182 conforte leur analyse.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A... et B... C... demandent au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré un permis de construire à la SCI U Mare, en vue de l'extension et la surélévation d'un hôtel, sur un terrain situé lieu-dit « Esigna », parcelles cadastrées E 467, 468 et 435.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ».
3. Aux termes de l’article L. 600-3 du code de l'urbanisme : « Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite. (…) ».
4. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d’un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l’exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite, ainsi que le prévoit l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l’autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d’urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l’ensemble des circonstances de l’espèce qui lui est soumise.
5. Ni la pétitionnaire, ni la commune de Coggia, qui n’ont produit aucune observation, ne justifient de circonstances particulières propres à écarter la présomption d’urgence.
6. En l’état de l’instruction, les moyens invoqués par M. et Mme C... tirés de la méconnaissance, d’une part, des dispositions des articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l’urbanisme en ce que la commune ne justifie pas avoir recueilli un avis régulier et conforme des services de l’État et d’autre part, des dispositions des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme, en ce que la décision attaquée autorise l’extension de l’hôtel dans la bande littorale des cent mètres, alors que le projet n’est situé ni dans une agglomération ni dans un village existants, sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté contesté.
7. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré, à la SCI U Mare, un permis de construire en vue de l'extension et de la surélévation d'un hôtel, sur un terrain situé lieu-dit « Esigna », parcelles cadastrées E 467, 468 et 435, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Coggia la somme de 1 000 euros, au titre des frais exposés par M. et Mme C... et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : L’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré, à la SCI U Mare, un permis de construire en vue de l'extension et de la surélévation d'un hôtel, est suspendue.
Article 2 : La commune de Coggia versera à M. et Mme C... une somme de 1 000 euros euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A... et B... C..., à la commune de Coggia et à la SCI U Mare.
Copie en sera adressée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.
Fait à Bastia, le 1er octobre 2026.
La juge des référés, La greffière
Signé Signé
A. Baux R. Saffour
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Par une requête enregistrée le 14 septembre 2026, M. et Mme A... et B... C..., représentés par Me Sechi, demandent au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré, à la SCI U Mare, un permis de construire en vue de l'extension et de la surélévation d'un hôtel, sur un terrain situé lieu-dit « Esigna », parcelles cadastrées E 467, 468 et 435, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Coggia la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- en qualité de voisins immédiats du projet de construction, ils ont intérêt à agir ; en outre, ce projet aura pour effet d’affecter directement les conditions d’occupation, d’utilisation et de jouissance de leur bien ; en effet, le projet litigieux compte tenu de sa visibilité depuis la parcelle des requérants, de l’augmentation de sa volumétrie et de sa hauteur, ainsi que de la création de vues générées depuis la nouvelle toiture-terrasse et restaurant de l’hôtel en R+3 impactera nécessairement les conditions de jouissance et d’utilisation de leurs biens ; en outre, le projet prévoit également de modifier totalement l’accès au terrain d’assiette de l’hôtel, en créant une nouvelle voie d’accès sur la parcelle cadastrée section E n° 737, longeant les propriétés voisines, cette nouvelle voie se situant en contrebas de leur propriété ; enfin, ils versent au débat les justificatifs de notification de leur recours, en application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme ;
- la condition d’urgence est présumée remplie en application de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, dès lors que les travaux sont situés dans la bande des 100 mètres, entraînent une modification des voies d’accès et sont insusceptibles de régularisation ; enfin, ils soutiennent que la demande de suspension ne pourra plus être sollicitée à l’issue du délai de cristallisation des moyens, soit postérieurement au 15 septembre 2026 ;
- en l’état de l’instruction, sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens tirés de :
. la méconnaissance des dispositions des articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l’urbanisme en ce que la commune ne justifie pas avoir recueilli l’avis conforme des services de l’État ;
. la méconnaissance des dispositions des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme, en ce que la décision attaquée autorise l’extension de l’hôtel dans la bande littorale de cent mètres, alors que le projet n’est pas situé dans une agglomération ou un village existant.
La requête a été communiquée à la commune de Coggia, au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, et à la SCI U Mare qui n’ont pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2600967 tendant à l’annulation de l’arrêté du 13 mars 2026 du maire de Coggia.
Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique qui s’est tenue en présence de Mme Saffour, greffière d’audience :
• le rapport de Mme Baux,
• les observations de Me Sechi, représentant les requérants qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens et rappelle que :
. ils ont intérêt à agir notamment parce que le projet porte sur un toit-terrasse qui créera des vues plongeantes sur leur propriété ;
. la condition d’urgence est présumée remplie ;
. si la décision attaquée vise un avis conforme du préfet, ce seul visa ne permet pas de justifier de sa régularité ;
. le terrain d’assiette du projet n’est situé ni dans une agglomération, ni dans un village, ni enfin, dans leur continuité ; la décision récente de la cour administrative d’appel de Marseille 25MA00182 conforte leur analyse.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A... et B... C... demandent au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré un permis de construire à la SCI U Mare, en vue de l'extension et la surélévation d'un hôtel, sur un terrain situé lieu-dit « Esigna », parcelles cadastrées E 467, 468 et 435.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ».
3. Aux termes de l’article L. 600-3 du code de l'urbanisme : « Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite. (…) ».
4. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d’un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l’exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite, ainsi que le prévoit l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l’autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d’urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l’ensemble des circonstances de l’espèce qui lui est soumise.
5. Ni la pétitionnaire, ni la commune de Coggia, qui n’ont produit aucune observation, ne justifient de circonstances particulières propres à écarter la présomption d’urgence.
6. En l’état de l’instruction, les moyens invoqués par M. et Mme C... tirés de la méconnaissance, d’une part, des dispositions des articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l’urbanisme en ce que la commune ne justifie pas avoir recueilli un avis régulier et conforme des services de l’État et d’autre part, des dispositions des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme, en ce que la décision attaquée autorise l’extension de l’hôtel dans la bande littorale des cent mètres, alors que le projet n’est situé ni dans une agglomération ni dans un village existants, sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté contesté.
7. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré, à la SCI U Mare, un permis de construire en vue de l'extension et de la surélévation d'un hôtel, sur un terrain situé lieu-dit « Esigna », parcelles cadastrées E 467, 468 et 435, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Coggia la somme de 1 000 euros, au titre des frais exposés par M. et Mme C... et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : L’exécution de l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le maire de la commune de Coggia a délivré, à la SCI U Mare, un permis de construire en vue de l'extension et de la surélévation d'un hôtel, est suspendue.
Article 2 : La commune de Coggia versera à M. et Mme C... une somme de 1 000 euros euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A... et B... C..., à la commune de Coggia et à la SCI U Mare.
Copie en sera adressée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.
Fait à Bastia, le 1er octobre 2026.
La juge des référés, La greffière
Signé Signé
A. Baux R. Saffour
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
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