mercredi 18 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-1901683 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AXONE DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant-dire droit du 22 juin 2021, le tribunal administratif de Dijon, avant de statuer sur la requête de la société Rampa Travaux Publics, a ordonné l'organisation d'une expertise judiciaire aux fins de déterminer, d'une part, la faisabilité technique des travaux prévus par le marché concernant le poste de relèvement et les causes de l'interruption des travaux, d'autre part, la réalité et l'étendue des travaux réalisés, leur conformité aux prescriptions contractuelles et les éventuels travaux supplémentaires rendus nécessaires.
Par une ordonnance du 29 juin 2021, le président du tribunal administratif de Dijon a désigné M. A en qualité d'expert.
Par des mémoires en défense enregistrés le 17 mars 2022 et le 13 mars 2023, la commune de Tournus, représentée par l'AARPI Mc Dermott Will et Emery, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'appeler en la cause le cabinet de géomètres-experts Chevrier-Gallet-Soulage et la société Oteis ;
2°) de rejeter la requête ;
3°) à titre reconventionnel :
a) de condamner la société Rampa Travaux Publics à lui verser des pénalités de retard d'un montant de 258 000 euros ;
b) d'ordonner à la société Rampa Travaux Publics de restituer les acomptes pour un montant de 1 120 431,55 euros HT ;
c) d'enjoindre à la société Rampa Travaux Publics de respecter les termes du marché ou à défaut d'en prononcer la déchéance ;
4°) de mettre à la charge de la société Rampa Travaux Publics le versement d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'expert a déposé son rapport le 22 mars 2023.
Par un courrier du 18 avril 2023, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Dijon a proposé aux parties l'ouverture d'une procédure de médiation à l'initiative du juge, et, par une ordonnance du 16 mai 2023, un médiateur a été désigné en application des articles L. 213-7 et suivant du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 30 mai 2025, la société Rampa Travaux Publics déclare se désister de l'instance.
Par un mémoire, enregistré le 13 juin 2025, la commune de Tournus déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. D'une part, le désistement de la société Rampa Travaux Publics est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. D'autre part, le désistement de la commune de Tournus de ses conclusions reconventionnelles et de ses conclusions accessoires étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Il y a lieu de mettre à la charge définitive de la société Rampa Travaux Publics les frais d'expertise, taxés à la somme totale de de 9 980 euros par une ordonnance du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Dijon en date du 13 juin 2025.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société Rampa Travaux Publics de sa requête.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de la commune de Tournus de ses conclusions reconventionnelles et de ses conclusions accessoires.
Article 3 : Les frais d'expertise, d'un montant de 9 980 euros, sont définitivement mis à la charge de la société Rampa Travaux Publics.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Rampa Travaux Publics, à la commune de Tournus, au cabinet de géomètres-experts Chevrier-Gallet-Soulage et à la société Oteis.
Fait à Dijon le 18 juin 2025.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026