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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2001783

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2001783

lundi 17 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2001783
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantCOMBIER EMMANUELLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrées les 17 juillet 2020 et 2 septembre 2022, M. F, représenté par Me Combier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner le département de Saône-et-Loire à lui verser la somme totale de 56 126,56 euros au titre des travaux de réparation des dommages subis et la somme de 4 800 euros au titre du préjudice de jouissance ;

2°) de mettre à la charge du département de Saône-et-Loire la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, dès lors que les recours tendant à l'indemnisation d'un dommage de travaux publics peuvent être introduits sans délai et nonobstant l'absence de réclamation préalable ;

- il est bien fondé, en sa qualité de tiers, à rechercher la responsabilité sans faute du département de Saône-et-Loire du fait des dommages accidentels qu'il a subis à la suite de travaux publics réalisés, à partir de juin 2014, sur la route départementale n°31 qui borde sa propriété ;

- la mauvaise exécution de ces travaux a provoqué des vibrations et des ondes de choc répétées lors du passage des camions sur la voie, directement à l'origine de désordres affectant sa maison d'habitation, sous forme de fissures verticale et horizontale sur certains murs ;

- les travaux de nature à remédier à ces dommages comprennent un renforcement des murs par injection de résine sous fondations pour relever la façade nord, le retour en angle et le pignon est de la maison, pour un coût évalué à 29 592 euros, la réparation des façades par agrafage, puis reprise des enduits sur la façade nord et le pignon est, pour un coût évalué à 21 610,06 euros, des travaux intérieurs de remplacement des deux fenêtres de la façade, évalués à 1 424,50 euros, et de rebouchage de la fissure dans la cuisine, évalués à 3 500 euros, soit un total de 56 126,56 euros ;

- il a également subi un trouble de jouissance de son bien immobilier, évalué à 4 800 euros sur une période de 24 mois.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 décembre 2020, 30 août 2022 et 5 septembre 2022, le département de Saône-et-Loire, représenté par Me Phelip, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que les sommes réclamées soient ramenées à de plus justes proportions, à ce que la société GRDF soit condamnée à le garantir de toute condamnation prononcée à son encontre, au rejet des demandes de la société GRDF et de l'appel en garantie formé par la SNCTP à son encontre et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. F ou de toute autre partie perdante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable en l'absence de liaison du contentieux par une demande indemnitaire préalable ;

- à titre subsidiaire, sa responsabilité ne saurait être engagée au titre des dommages affectant l'immeuble appartenant à M. F, dès lors que le lien de causalité entre l'ouvrage public et les dommages allégués n'est pas démontré en l'absence de conclusions techniquement étayées dans le rapport d'expertise quant à l'impact des vibrations en provenance de la chaussée sur la maison du requérant ; au contraire, les désordres ont pour origine un défaut du sol d'assise de l'édifice lié à la présence d'argile, cause initialement retenue par l'expert, attestée par la fermeture de certaines fissures sous l'effet du phénomène de retrait et gonflement des argiles, accentué par un mauvais raccordement d'une descente d'eaux pluviales et, éventuellement, une fuite de canalisation survenue en juillet 2016, également confortée par la solution technique d'injection de résine préconisée par l'expert ;

- à supposer que le Tribunal retienne un lien de causalité entre la tranchée et les désordres, sa responsabilité ne saurait pour autant être retenue, dès lors que la tranchée mise en cause a été réalisée à la demande et sous maitrise d'ouvrage de la société GRDF, seule susceptible de voir sa responsabilité recherchée pour les dommages résultant de la présence de cette tranchée affaissée ;

- à titre infiniment subsidiaire, les désordres éventuellement provoqués par les vibrations en provenance de la chaussée ne sauraient justifier une reprise en sous-œuvre, l'hypothèse de retrait et gonflement des argiles ayant été écartée par l'expert comme cause du sinistre, de sorte que les travaux d'injection de résine expansive n'ont aucune justification technique ; le coût des travaux de reprise est surévalué par l'expert ; l'estimation du trouble de jouissance est surévaluée, dès lors que la valeur locative du bien, la durée et l'intensité du trouble ne sont pas justifiées ;

- il est bien fondé à appeler en garantie la société GRDF, dès lors que cette dernière, en sa qualité de maitre d'ouvrage des travaux, est seule responsable des dommages résultant de l'ouverture de la tranchée et des conséquences du défaut de compactage qui a provoqué l'affaissement de cette tranchée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2021, la société GRDF, représentée par Me Vacheron, conclut au rejet de l'appel en garantie dirigé à son encontre, à titre subsidiaire, à ce que la Société nouvelle construction et travaux publics (SNCTP) soit condamnée à la relever et garantir de toute condamnation prononcée à son encontre, à ce que la somme de 11 700,98 euros au titre des honoraires et frais qu'elle a dû verser à l'expert lui soit remboursée par le département de Saône-et-Loire et la SNCTP et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge du département de Saône-et-Loire et de la SNCTP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, les conclusions de l'expert qui ont été débattues techniquement dans le cadre des opérations d'expertise doivent être entérinées ; elles retiennent que la cause principale des désordres est l'absence de contrôle de la chaussée pendant une longue période, de sorte qu'il revient au département de Saône-et-Loire de supporter la responsabilité des désordres affectant la maison de M. F ; pour une part moindre, les désordres sont imputables également à la société SNCTP qui n'a pas remblayé la chaussée correctement, de sorte qu'il appartient au département d'appeler cette société en garantie ;

- à titre subsidiaire, elle est bien fondée à appeler en garantie la SNCTP qui n'a pas remblayé la tranchée correctement, le contrat la liant à cette entreprise prévoyant que cette dernière la garantit contre tout recours du fait de dommages subis par des tiers ;

- les désordres ne lui étant pas imputables, les frais d'expertise qui ont été mis à sa charge doivent lui être remboursés par le département de Saône-et-Loire et la SNCTP.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2022, la Société nouvelle construction et travaux publics (SNCTP), représentée par la SCP Ducrot et associés, conclut au rejet des demandes formées à son encontre, à ce que le département de Saône-et-Loire soit condamné à la garantir à hauteur de 80 % des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre et de mettre à la charge de M. F la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- à titre principal, les conclusions indemnitaires présentées par M. F sont irrecevables, dès lors qu'elles n'ont été précédées d'aucune demande préalable ;

- à titre subsidiaire, les conclusions du rapport d'expertise, non étayées techniquement, ne démontrent pas l'existence d'un lien de causalité direct et certain entre les travaux effectués sur la voie publique et les désordres allégués ; au contraire, l'expert concluait initialement à un lien entre les fissurations et le phénomène de retrait et gonflement affectant le secteur ; l'expert admet l'existence de ces fissures préalablement aux travaux réalisés par la SNCTP ;

- si toutefois l'origine des désordres affectant l'habitation de M. F devait être regardée comme résultant d'un défaut du compactage du remblai de la tranchée qu'elle a réalisée, ce qui n'est pas techniquement démontré par l'expert, les désordres consécutifs relèveraient exclusivement de la responsabilité du département de Saône-et-Loire qui ne l'a jamais informée, directement ou indirectement, du tassement du remblai de la tranchée ; les dommages sont, dès lors, essentiellement imputables au département qui doit la garantir à hauteur de 80 % des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre.

Par une ordonnance du 19 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 septembre 2022 à 12 heures.

Vu :

- l'ordonnance du 27 août 2018, dans l'instance n° 1801316, par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a ordonné une expertise et désigné M. Bernard Champliau en qualité d'expert ;

- l'ordonnance du 21 novembre 2018, dans l'instance n° 1802271, par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a étendu les opérations de l'expertise ordonnée dans l'instance n° 1801316 à la Société nouvelle construction et travaux publics (SNCTP) ;

- le rapport d'expertise, enregistré au greffe du tribunal le 15 mai 2020 ;

- l'ordonnance du 27 mai 2020 par laquelle le président du tribunal administratif a taxé et liquidé les frais et honoraires de l'expert à la somme de 11 700,98 euros TTC et les a mis à la charge de la société GRDF ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Blacher ;

- les conclusions de M. Puglierini, rapporteur public ;

- les observations de Me Hainaut, représentant la Société nouvelle construction et travaux publics (SNCTP).

Considérant ce qui suit :

1. M. E est propriétaire d'une maison d'habitation située 505 route des Vignobles à Crèches-sur-Saône. A partir de juin 2014, des travaux ont été effectués sur la route départementale n°31 qui borde sa propriété, pour le passage de diverses canalisations. Estimant que la mauvaise exécution de ces travaux a été à l'origine de vibrations lors du passage des véhicules sur la voie et, consécutivement, de l'apparition de plusieurs fissures sur sa maison d'habitation, M. F a demandé l'organisation d'une expertise judiciaire. Par une ordonnance du 27 août 2018, dans l'instance n° 1801316, le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a ordonné l'expertise demandée et l'a étendue à la société SNCTP, appelée en cause par la société GRDF, par ordonnance du 21 novembre 2018. Le rapport d'expertise a été déposé le 15 mai 2020. Par la présente requête, M. E demande au tribunal de condamner le département de Saône-et-Loire à lui verser la somme totale de 56 126,56 euros au titre des travaux de réparation des dommages subis et la somme de 4 800 euros au titre du préjudice de jouissance.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif même si, dans son mémoire en défense, l'administration n'a pas soutenu que cette requête était irrecevable, mais seulement que les conclusions du requérant n'étaient pas fondées. En revanche, les termes du second alinéa de cet article n'impliquent pas que la condition de recevabilité de la requête tenant à l'existence d'une décision de l'administration s'apprécie à la date de son introduction. Cette condition doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle. Par suite, l'intervention d'une telle décision en cours d'instance régularise la requête, sans qu'il soit nécessaire que le requérant confirme ses conclusions et alors même que l'administration aurait auparavant opposé une fin de non-recevoir fondée sur l'absence de décision.

4. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " () La requête, le mémoire complémentaire annoncé dans la requête et le premier mémoire de chaque défendeur sont communiqués aux parties avec les pièces jointes dans les conditions prévues aux articles R. 611-2 à R. 611-6. () ". Aux termes de l'article R. 611-3 de ce code : " Les décisions prises pour l'instruction des affaires sont notifiées aux parties () La notification peut être effectuée au moyen de lettres simples. / Toutefois, il est procédé aux notifications de la requête, des demandes de régularisation, des mises en demeure, des ordonnances de clôture, des décisions de recourir à l'une des mesures d'instruction prévues aux articles R. 621-1 à R. 626-3 ainsi qu'à l'information prévue à l'article R. 611-7 au moyen de lettres remises contre signature ou de tout autre dispositif permettant d'attester la date de réception. () ".

5. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au juge administratif d'inviter l'auteur d'une requête entachée d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte en cours d'instance à la régulariser. La communication au requérant d'un mémoire en défense soulevant une fin de non-recevoir ne saurait, en principe, dispenser le juge administratif de respecter l'obligation ainsi prévue, à moins qu'il ne soit établi par ailleurs que le mémoire en défense a bien été reçu par l'intéressé.

6. En l'espèce, dans leurs écritures en défense, le département de Saône-et-Loire et la SNCTP concluent, à titre principal, à l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires en ce que le requérant n'a formé aucune demande indemnitaire préalable, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative citées ci-dessus. Or, en dépit de cette fin de non-recevoir, opposée dès le mémoire en défense du département de Saône-et-Loire enregistré le 18 décembre 2020 et régulièrement communiqué au requérant, tel qu'en atteste l'accusé de lecture du conseil de M. F du 5 janvier 2021 généré par l'application Télérecours, l'intéressé n'a produit devant le Tribunal aucune preuve de ce qu'il aurait formé une réclamation indemnitaire préalable. D'ailleurs, dans ses écritures en réplique, le requérant indique, en réponse à cette fin de non-recevoir, qu'une telle réclamation préalable n'est pas obligatoire en matière de travaux publics. Toutefois, il résulte des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative cité ci-dessus, dans sa rédaction issue du décret n°2016-1480 du 2 novembre 2016 en vigueur depuis le 1er janvier 2017 et, donc, applicable au présent litige, qu'une réclamation indemnitaire préalable est prescrite, en toutes matières, à peine d'irrecevabilité des conclusions indemnitaires formées devant le juge. Ainsi, à la date du présent jugement, M. F ne justifie pas avoir adressé une demande préalable tendant au versement d'une indemnité en réparation des dommages qu'il estime avoir subis, de sorte que la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'indemnisation présentées par M. F sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.

Sur les appels en garantie :

8. Le département de Saône-et-Loire demande à être garanti par la société GRDF de toute condamnation prononcée à son encontre. De même, la société GRDF demande que la Société nouvelle construction et travaux publics (SNCTP) soit condamnée à la relever et garantir de toute condamnation prononcée à son encontre. Enfin, la SNCTP demande que le département de Saône-et-Loire soit condamné à la garantir, à hauteur de 80 %, des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre. Toutefois, il résulte de ce qui précède qu'aucune de ces parties n'est condamnée dans le cadre de la présente instance. Par suite, les appels en garantie croisés présentés par le département de Saône-et-Loire, la société GRDF et la SNCTP sont sans objet et doivent être rejetés.

Sur les frais liés à l'instance :

9. En premier lieu, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".

10. Par ordonnance du 27 mai 2020, le président du tribunal administratif a taxé et liquidé les frais et honoraires dus à l'expert à la somme de 11 700,98 euros TTC et les a mis à la charge de la société GRDF. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre ces frais à la charge définitive de M. F, partie perdante dans la présente instance.

11. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " ;

12. Ces dispositions font obstacle à ce que la somme demandée par M. F au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge du département de Saône-et-Loire qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.

13. Par ailleurs, ces dispositions font également obstacle à ce que la somme demandée par la société GRDF soit mise à la charge du département de Saône-et-Loire et de la SNCTP, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes.

14. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. F le versement des sommes demandées par le département de Saône-et-Loire et la SNCTP au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête n° 2001783 est rejetée.

Article 2 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 11 700,98 euros TTC sont mis à la charge définitive de M. F.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, au département de Saône-et-Loire, à la société GRDF et à la Société nouvelle de construction et de travaux publics (SNCTP).

Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Delespierre, président,

M. Blacher, premier conseiller,

Mme Desseix, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2022.

Le rapporteur,

M. BlacherLe président,

M. Delespierre

La greffière,

Mme Herique

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier

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