jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2100413 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ROTHDIENER GAËTAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 février 2021 et un mémoire enregistré le 5 octobre 2021, Mme C A, représentée par Me Rothdiener, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du président de l'université de Bourgogne du 30 septembre 2020 refusant de régulariser sa situation et mettant fin à ses enseignements, ensemble, la décision du 8 janvier 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) de condamner l'université de Bourgogne à lui verser la somme de 24 524,60 euros au titre des préjudices subis ;
3°) de mettre à la charge de l'université de Bourgogne la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 30 septembre 2020 aurait dû être précédée d'une procédure contradictoire et d'un entretien ;
- elle est entachée d'erreurs de droit dans l'application de l'article 2 du décret du 29 octobre 1987 ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation dès lors qu'il lui est reproché à tort de ne pas avoir produit certaines pièces alors que son dossier était complet ;
- elle est fondée à rechercher la responsabilité de l'université pour faute, eu égard à l'illégalité des décisions des 30 septembre 2020 et 8 janvier 2021 et de son recrutement ainsi qu'aux conditions dans lesquelles il a été mis fin à son enseignement ;
- elle est également fondée à engager la responsabilité de l'université sur les terrains contractuel, extracontractuel et au titre de l'enrichissement sans cause ;
- elle doit être indemnisée à hauteur de 5 000 euros, 12 024,60 euros, 5 000 euros et
2 500 euros au titre, respectivement, des heures de cours dispensées, de la perte de chance d'être rémunérée pour cent quatre-vingt-seize heures de cours, de son préjudice de carrière et de réputation et enfin de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d'existence.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er juin 2021 et 20 octobre 2021, l'université de Bourgogne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés à l'appui des conclusions en annulation ne sont pas fondés et que sa responsabilité ne peut être engagée sur aucun des fondements invoqués.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n°87-889 du 29 octobre 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique ;
- les observations de Me Rothdiener représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, docteur en sciences de l'éducation et de la formation, a assuré des cours à l'université de Bourgogne sous différents statuts de chargée d'enseignement vacataire, d'agent temporaire vacataire ou de professeur contractuel depuis l'année 2010/2011. Au titre de l'année 2020/2021, elle devait être recrutée en qualité de chargée d'enseignement vacataire au sein de l'UFR Sciences Humaines, de l'UFR Lettres et Philosophie ainsi qu'au sein de l'IAE. Toutefois, alors qu'elle avait débuté une partie de ces cours, elle a été informée par courrier du président de l'université de Bourgogne du 30 septembre 2020 qu'au vu des pièces composant le dossier qu'elle avait téléchargées le 27 août 2020, elle ne remplissait pas les conditions fixées par l'article 2 du décret du 29 octobre 1987 pour être recrutée comme enseignante vacataire. Ce même courrier lui demandait de mettre fin à ses enseignements et l'invitait à compléter son dossier afin de justifier qu'elle satisfaisait aux conditions réglementaires de recrutement. Le 16 novembre 2020, Mme A a formé un recours gracieux contre cette décision du 30 septembre 2020 et présenté une réclamation indemnitaire préalable. Par décision du 8 janvier 2021, le président de l'université a rejeté ces demandes. Par la présente requête Mme A conclut à l'annulation des décisions des 30 septembre 2020 et 8 janvier 2021 et à la condamnation de l'université à lui verser la somme de 24 524,60 euros en réparation des préjudices subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Selon l'article L. 952-1 du code de l'éducation, dans sa version alors en vigueur : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 951-2, le personnel enseignant comprend des enseignants-chercheurs appartenant à l'enseignement supérieur, d'autres enseignants ayant également la qualité de fonctionnaires, des enseignants associés ou invités et des chargés d'enseignement./() Les chargés d'enseignement apportent aux étudiants la contribution de leur expérience. Cette expérience peut être constituée par une fonction élective locale. Les chargés d'enseignement doivent exercer une activité professionnelle principale en dehors de leur activité d'enseignement ou une fonction exécutive locale. Ils sont nommés pour une durée limitée par le président de l'université, sur proposition de l'unité intéressée, ou le directeur de l'établissement. En cas de perte d'emploi, les chargés d'enseignement désignés précédemment peuvent voir leurs fonctions d'enseignement reconduites pour une durée maximale d'un an. (). "
3. Aux termes de l'article 1er du décret du 29 octobre 1987 relatif aux conditions de recrutement et d'emploi de vacataires pour l'enseignement supérieur : " Les établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministre de l'éducation nationale peuvent faire appel pour des fonctions d'enseignement, dans les disciplines autres que médicales et odontologiques, à des chargés d'enseignement vacataires et, dans toutes les disciplines, à des agents temporaires vacataires, dans les conditions définies par le présent décret. "
4. Et aux termes de l'article 2 du même décret : " Les chargés d'enseignement vacataires sont des personnalités choisies en raison de leur compétence dans les domaines scientifique, culturel ou professionnel, qui exercent, en dehors de leur activité de chargé d'enseignement, une activité professionnelle principale consistant : -soit en la direction d'une entreprise ; -soit en une activité salariée d'au moins neuf cents heures de travail par an ; -soit en une activité non salariée à condition d'être assujetties à la contribution économique territoriale ou de justifier qu'elles ont retiré de l'exercice de leur profession des moyens d'existence réguliers depuis au moins trois ans ".
5. En premier lieu, Mme A soutient qu'elle bénéficiait d'un contrat tacite ou oral d'enseignant vacataire ou d'agent public et que le courrier du 30 septembre 2020 doit être regardé comme une décision illégale de suspension, voire de résiliation de ce contrat.
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des captures d'écran de la plateforme numérique Saghe et des échanges de courriels produits par les parties que le dossier pédagogique de la requérante a été validé par le conseil académique restreint du lundi 20 juillet 2020. Mme A a ensuite téléchargé différentes pièces dans le volet " dossier administratif " de cette plateforme le 27 août 2020. Le 8 septembre 2020, la plateforme a généré un message électronique indiquant que ce dossier était " incorrect " et invité Mme A à se reconnecter pour " apporter les modifications demandées ". Mme A n'ayant pas modifié son dossier administratif, les services de l'université l'ont contactée le 22 septembre 2020, et lui ont demandé de joindre l'avis de paiement de la contribution économique territoriale (CET) ou, à défaut, ses trois derniers avis d'imposition. Mme A a répondu en indiquant qu'elle n'était pas assujettie à la CET en 2019 et a joint ses avis d'imposition. En réponse, l'université l'a informée par courriel du 24 septembre 2020 que son avis d'imposition 2019 ne permettait pas de justifier de revenus suffisants au titre d'une activité non salariée et a renouvelé la demande relative à la production de l'avis d'assujettissement à la CET ou, à défaut, des éléments permettant de justifier d'un emploi salarié. Ce courriel annonçait à Mme A que " pour le moment () vous n'êtes pas recrutable en tant qu'enseignante vacataire et () vous ne devez pas commencer vos heures d'enseignement ". En réponse, Mme A a dans un courrier daté du 25 septembre indiqué qu'elle n'a jamais reçu son avis de paiement de la cotisation foncière des entreprises (CFE), et qu'" à cause de ce mail, je ne pourrai me présenter lundi auprès de mes étudiants ".
7. Par le courrier du 30 septembre 2020 attaqué, le président de l'université de Bourgogne indique à Mme A que " les documents que vous avez téléchargés et validés le 27 août dernier dans le logiciel Saghe ne nous permettent pas de vous recruter au regard des dispositions du décret n° 87-899 du 27 octobre 1987 en qualité d'auto-entrepreneur ". Il ajoute que, si Mme A fournit son " CFE pour l'année 2019, avec un montant supérieur à 0 euros ", elle sera " recrutable en tant qu'auto-entrepreneur ". Il lui rappelle également les autres conditions fixées par le décret pour être recrutée en qualité de salarié, et conclut en lui indiquant que : " Dans l'attente de la complétude de votre dossier, il n'est pas possible que vous dispensiez des enseignements ".
8. Eu égard aux termes en lesquels il est rédigé, ce courrier n'est pas simplement informatif, mais constitue une décision de rejet de la candidature de Mme A, fondée sur le motif qu'elle ne remplit pas, au vu des pièces fournies, les conditions requises pour être recrutée comme enseignante vacataire. Dès lors, alors même qu'elle avait commencé à assurer des enseignements et qu'elle a été contrainte de les interrompre, Mme A, qui n'avait pas validé le volet administratif de son dossier qui conditionnait son engagement, ne pouvait être regardée comme titulaire d'un contrat oral ou tacite conclu avec l'université de Bourgogne.
9. Par suite, Mme A ne peut se prévaloir d'aucun contrat et les moyens tirés du défaut de procédure contradictoire et d'entretien préalable doivent, en tout état de cause, être écartés.
10. En deuxième lieu, Mme A soutient que l'université a exigé qu'elle remplisse de manière cumulative les conditions posées par l'article 2 du décret du 27 octobre 1987, qui ne sont qu'alternatives. En vertu de cette disposition, un enseignant vacataire peut être recruté s'il justifie d'une activité salariée d'au moins neuf cents heures de travail par an. Son recrutement est également possible s'il exerce une activité non salariée à condition, soit d'être assujetti à la CET soit d'en retirer des moyens d'existence réguliers depuis au moins trois ans. En l'espèce, contrairement à ce que soutient la requérante, le courrier du 30 septembre 2020 du président de l'université de Bourgogne ne peut être regardé, ni comme exigeant la justification à la fois d'un nombre minimal d'heures d'activité salariée et d'un assujettissement à la CET, ni comme lui imposant de justifier d'heures salariées, alors qu'elle a un statut non salarié. Par ailleurs, si elle a été invitée par le courrier du 30 septembre 2020 à apporter la preuve du paiement de la CFE, qui est l'un des deux éléments constitutifs de la CET, et qu'il ne lui a pas été demandé de produire ses déclarations de revenus des trois dernières années, il ressort des pièces du dossier que, ainsi que cela a été rappelé au point 6., Mme A avait déjà produit ses trois derniers avis d'imposition. Et il est constant que ceux-ci ne lui permettaient pas de justifier de moyens d'existence réguliers depuis au moins trois ans. Enfin, si Mme A soutient que l'université ne pouvait exiger qu'elle justifie de moyens d'existence réguliers depuis au moins trois ans dès lors qu'elle était assujettie à la CFE, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a jamais établi être assujettie à cet impôt en 2019 et que l'avis d'exonération au titre de l'année 2020 versé à l'instance n'a pas été transmis à l'université. Par suite, le moyen d'erreur de droit doit être écarté dans chacune de ses branches.
11. En troisième lieu, Mme A soutient que l'université a commis une erreur de fait et une erreur d'appréciation en exigeant d'elle des pièces autres que celles composant le dossier complet qu'elle avait téléchargé.
12. D'une part, la circonstance que son dossier pédagogique ait été validé ne dispensait pas Mme A de remplir les conditions relatives à l'exercice d'une activité professionnelle à titre principal. D'autre part, si le message émis par la plateforme informatique Saghe le 8 septembre 2020 ne lui permettait pas d'identifier les pièces manquantes de son dossier administratif, Mme A, a été informée au mois de septembre 2020, par plusieurs courriels des services de l'université, des documents à produire indispensables à la validation de son dossier administratif. Enfin, elle n'établit pas avoir communiqué en temps utile à l'université les pièces justificatives, relatives notamment à son assujettissement en 2019 et 2020 à la CFE, qui, au regard des conditions posées par l'article 2 du décret du 29 octobre 1987, auraient permis son recrutement. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que les éléments qu'elle avait transmis à l'appui de son dossier étaient suffisants pour prouver qu'elle exerçait une activité professionnelle principale et permettre ainsi son engagement en qualité d'enseignante vacataire.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions des 30 septembre 2020 et 8 janvier 2021.
Sur les conclusions indemnitaires :
14. En premier lieu, Mme A se prévaut de l'illégalité fautive qui entacherait les décisions des 30 septembre 2020 et 8 janvier 2021 pour réclamer, sur le double fondement de la responsabilité quasi délictuelle et contractuelle, la condamnation de l'université de Bourgogne à l'indemniser de la perte de chance de dispenser cent quatre-vingt-seize heures de cours, des préjudices moral, de carrière, de réputation et des troubles dans les conditions d'existence causés par ces décisions.
15. Toutefois, ainsi qu'il vient d'être dit, Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 30 septembre 2020 et du 8 janvier 2021 et ne peut par conséquent se prévaloir de leur illégalité fautive.
16. En deuxième lieu, Mme A se prévaut également des fautes résultant de son recrutement illégal sans contrat, de la résiliation ou de la suspension illégale de son contrat tacite et de l'interruption prématurée de ses cours en résultant.
17. Toutefois, ainsi qu'il a été dit plus haut, Mme A ne remplissait pas les conditions pour être engagée en tant qu'enseignante vacataire et n'était titulaire d'aucun contrat oral ou tacite. Par suite, elle ne saurait reprocher à l'université de Bourgogne d'avoir commis une faute en la recrutant sans contrat ou d'avoir décidé illégalement de suspendre ou mettre fin à son contrat.
18. En troisième lieu, l'université produit la preuve du paiement à Mme A des heures d'enseignement réellement assurées en septembre 2020, soit, selon les attestations de service fait figurant au dossier, seize heures de travaux dirigés. Mme A n'est pas fondée à demander le versement du surplus de la somme réclamée au titre de ce chef de préjudice, dès lors, d'une part, que le taux de rémunération qu'elle revendique est celui applicable aux cours, et non aux travaux dirigés et d'autre part, qu'elle n'établit pas avoir dispensé d'autres cours que ceux mentionnés dans les attestations de service fait. Elle n'est pas davantage fondée à demander à être rémunérée au titre des heures de préparation de cours ou de correction des devoirs des étudiants, ces tâches étant incluses dans l'activité rémunérée par le versement d'indemnités de vacation.
19. Par suite, si Mme A a droit au paiement des seize heures d'enseignement réellement dispensées, il ne résulte pas de l'instruction qu'une somme lui resterait due à ce titre. Il n'y a donc pas lieu de condamner l'université de Bourgogne à verser à l'intéressée une somme en complément de celle déjà réglée.
20. En dernier lieu, Mme A n'établit pas, par les pièces produites, que l'enseignant recruté pour dispenser les enseignements qu'elle aurait dû assurer, utiliserait les supports de cours qu'elle avait préparés. Ce chef de préjudice ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'université de Bourgogne, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à l'université de Bourgogne.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
La rapporteure,
M-E B
Le président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
N° 2100416
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026