jeudi 15 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2100553 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LANCELIN & LAMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 février et 6 octobre 2021, M. D E, représenté par Me Kovac, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier de Mâcon à lui verser la somme de 66 378,11 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subi suite à sa prise en charge médicale ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Mâcon les dépens, ainsi qu'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- victime d'une chute à son domicile le 5 janvier 2019 à l'origine d'une luxation du pied gauche, il a été hospitalisé au centre hospitalier de Mâcon où il a bénéficié d'une intervention chirurgicale sans embrochage avant de regagner son domicile le lendemain ;
- son état a nécessité une seconde intervention chirurgicale le 5 mars 2019 en dépit de laquelle il souffre de douleurs persistantes et d'un périmètre de marche limité à 100 mètres ;
- l'expert a retenu une erreur de diagnostic et une faute dans la mesure où sa luxation n'a pas été réduite ;
- il est, par suite, fondé à demander la condamnation du centre hospitalier de Mâcon à lui verser les sommes de :
* 2 002,80 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire ;
* 8 000 euros au titre des souffrances endurées ;
* 1 500 euros au titre de son préjudice esthétique temporaire ;
* 1 500 euros au titre de son préjudice esthétique définitif ;
* 3 000 euros au titre de son préjudice d'agrément ;
* 20 000 euros au titre de l'incidence professionnelle ;
* 12 040 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
* 1 845 euros au titre de l'aide d'une tierce personne ;
* 14 488,71 euros au titre des frais d'adaptation de son véhicule ;
* 2 001,60 euros au titre des frais d'assistance à expertise.
Par un mémoire enregistré le 14 juin 2021, la Mutualité sociale agricole de Bourgogne conclut à la condamnation du centre hospitalier de Mâcon à lui verser les sommes :
1°) d'une part, de 3 308,14 euros en remboursement des prestations servies et, d'autre part, de 1 098 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion ;
2°) de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à la suite de l'intervention chirurgicale du 5 janvier 2019, son assuré social dont l'état a été consolidé le 30 septembre suivant, a été victime de complications à l'origine de dommages ;
- cette intervention, pratiquée au sein du centre hospitalier de Mâcon, n'a pas été conforme aux règles de l'art et aux bonnes pratiques.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 5 et 25 octobre 2021, le centre hospitalier de Mâcon, représenté par Me Lambert, conclut à ce que les sommes mises à sa charge soient réduites à de plus justes proportions.
Il fait valoir que :
- s'il ne conteste pas sa responsabilité, l'indemnisation de M. E doit tenir compte de la gravité de sa lésion initiale ;
- par suite, les demandes indemnitaires doivent être réduites aux sommes de :
* 630,50 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
* 3 400 euros au titre des souffrances endurées ;
* 1 500 euros au des préjudices esthétiques temporaire et permanent ;
* 7 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
* 1 476 euros au titre de l'aide d'une tierce personne ;
* 10 349,08 euros au titre des frais d'adaptation de son véhicule ;
* 2 001,60 euros au titre des frais d'assistance à expertise.
- le préjudice d'agrément résulte de la lésion initiale, subsidiairement, l'indemnisation à ce titre devra être réduite à la somme de 1 000 euros ;
- l'incidence professionnelle n'est pas imputable au manquement qui lui est reproché.
Par une ordonnance du 12 octobre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 octobre suivant.
Vu :
- l'ordonnance n° 2000123 du 14 février 2020 par laquelle le juge des référés du tribunal a fait droit à la demande d'expertise de M. E et a désigné M. B A comme expert ;
- le rapport d'expertise déposé le 28 décembre 2020 ;
- l'ordonnance du 7 janvier 2021, par laquelle le vice-président du tribunal a taxé et liquidé les frais et honoraires de l'expert à la somme de 1 850 euros et les a mis à la charge du centre hospitalier de Mâcon ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Puglierini, rapporteur public,
- et les observations de Me Faivre, représentant M. E.
Considérant ce qui suit :
1. Le 5 janvier 2019, M. E a été victime d'un accident à son domicile qui lui a causé une luxation sous-astragalienne et médio-tarsienne du pied gauche. Admis au centre hospitalier de Mâcon, il y a subi au total deux interventions chirurgicales, le même jour puis le 5 mars 2019 en raison d'une récidive de sa luxation. M. E, qui est demeuré atteint de séquelles a saisi le centre hospitalier de Mâcon d'une demande indemnitaire, rejetée par courrier du 20 novembre 2019. Par une ordonnance du 15 octobre 2020, le juge des référés du tribunal a fait droit à la demande d'expertise de M. E et a désigné M. A, expert, qui a déposé son rapport au greffe du tribunal le 28 décembre 2020. Par la présente requête, l'intéressé demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Mâcon à lui verser la somme totale de 66 378,11 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis.
Sur la responsabilité du centre hospitalier de Mâcon :
En ce qui concerne les manquements imputables au centre hospitalier :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction et en particulier du rapport d'expertise du professeur A, que M. E présentait à son admission au service des urgences du centre hospitalier de Mâcon, une luxation sous-astragalienne et médio-tarsienne du pied gauche et non la luxation externe " astragalo-naviculaire ", diagnostiquée à tort par l'équipe médicale ainsi qu'il résulte des comptes rendus hospitaliers. La gravité de la luxation dont souffrait en réalité M. E nécessitait une réduction, ainsi qu'une fixation par broche, ce dont il n'a pas bénéficié lors de l'intervention chirurgicale initiale en raison de l'erreur de diagnostic ainsi commise. L'absence d'embrochage a directement conduit à une récidive de la luxation et à une arthrodèse en mars 2019. Selon l'expert, cette " mauvaise analyse du statut fracturaire explique le mauvais traitement réalisé " et " explique en partie l'évolution " séquellaire se traduisant par une douleur et une " position vicieuse de l'arrière-pied ". A cet égard, il résulte de l'instruction que les lésions graves dont souffrait M. E, " même bien traitées, entrainent toujours des séquelles importantes " avec une impossibilité d'adaptation du pied au sol et se traduisent en l'espèce par un déficit fonctionnel permanent de 10 % sur un total de 17 %. Il s'ensuit que les manquements imputables au centre hospitalier de Mâcon, au demeurant non contestés, sont constitutifs d'une faute de nature à engager, dans cette mesure, sa responsabilité.
En ce qui concerne les préjudices imputables au centre hospitalier :
4. En premier lieu, il résulte du rapport d'expertise que M. E a présenté un déficit fonctionnel temporaire total du 5 au 7 mars 2019, de 50 % du 7 janvier au 6 février 2019 et du 8 mars 2019 au 29 mai 2019, soit 112 jours dont 45 jours liés à l'évolution normale de la luxation du pied gauche et de 25 % du 7 février au 4 mars 2019, puis du 30 mai au 29 septembre 2019, soit 147 jours dont 45 jours sont également imputables à l'état initial du requérant. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant, sur la base de 16 euros par jour, à la somme de 944 euros, à laquelle il y a lieu de déduire la somme de 216 euros correspondant aux trois mois de déficit fonctionnel temporaire de 15 % liés à l'évolution normale du traumatisme initial, soit 760 euros à la charge du centre hospitalier de Mâcon.
5. En deuxième lieu, dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou du traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage soit advenu. La réparation qui incombe à l'hôpital doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.
6. Ainsi qu'il a été dit au point 4, M. E, âgé de 48 ans à la date de la consolidation de son état, demeure atteint d'un déficit fonctionnel permanent de 17 % dont 7 % sont liés aux manquements du centre hospitalier, soit une aggravation imputable de 41 %. Il en sera fait une juste appréciation en mettant à la charge de ce dernier une somme de 9 800 euros.
7. En troisième lieu, l'expert a estimé les souffrances endurées en lien avec les manquements du centre hospitalier à 3 sur une échelle de 7. Il en sera donc fait une juste appréciation en allouant au requérant une somme de 3 500 euros.
8. En quatrième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique temporaire de M. E, lié à l'immobilisation plâtrée du pied gauche durant moins de trois mois, en lui allouant à ce titre la somme de 90 euros. Par ailleurs, il y a lieu de mettre à la charge de l'établissement de soins une somme de 1 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent du requérant, évalué par l'expert à 1 sur une échelle de 7.
9. En cinquième lieu, s'agissant du préjudice d'agrément, contrairement à ce que soutient le requérant, l'impossibilité de pratiquer la randonnée résulte de son seul traumatisme initial. Il sera, en revanche, fait une juste appréciation de la gêne qualifiée par l'expert " d'importante " pour la pratique du VTT et de la moto en allouant à M. E une somme de 1 000 euros ainsi que le propose, subsidiairement, le centre hospitalier.
10. En sixième lieu, il résulte du rapport d'expertise qu'en raison de la gravité de son état initial, M. E, qui à la date de l'accident ne justifiait d'aucun emploi, " aurait conservé une station debout pénible même bien pris en charge ". Si les manquements imputables au centre hospitalier de Mâcon ont " aggravé cette pénibilité ", d'une part, cette aggravation est indemnisée au titre du déficit fonctionnel permanent et, d'autre part, le requérant demeure, en tout état de cause, " apte à un travail sédentaire avec des déplacements modérés comme si la prise en charge avait été normale ". Il s'ensuit que le requérant n'apporte pas la preuve d'une incidence professionnelle en lien direct et certain avec les manquements relevés au point 3 du présent jugement.
11. En septième lieu, il résulte du rapport d'expertise que l'état du requérant, en lien avec les manquements relevés au point 3, a justifié une aide à raison de 1h30 par jour du 8 mars au 29 mai 2019, soit durant 82 jours. Afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, il y a lieu de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours. Enfin, il sera fait une exacte appréciation du préjudice subi en l'indemnisant sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération d'une personne non spécialisée, tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche, fixé à 14 euros compte tenu du taux du salaire minimum interprofessionnel en 2019. Par suite, le préjudice résultant de la nécessité, pour M. E, de recourir à l'aide d'une tierce personne doit être évalué à la somme totale de 1 943,74 euros.
12. En huitième lieu, il sera fait une juste appréciation du surcout lié à la nécessité pour M. E de disposer d'une boite de vitesse automatique en l'évaluant à la somme de 2 200 euros ainsi qu'en justifie le requérant. Il y a dès lors lieu de mettre à la charge de l'établissement de soins, sur la base du référentiel de la Gazette du Palais parue en septembre 2020 et compte tenu, d'une part, de l'âge du requérant et, d'autre part, de la fréquence de renouvellement d'un véhicule en l'absence de circonstances particulières tous les sept ans et non tous les cinq ans, la somme de 10 269,29 euros.
13. Enfin, M. E justifie avoir exposé des frais d'assistance à expertise d'un montant total de 2 001,60 euros qu'il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Mâcon la somme totale de 30 364,63 euros en réparation des préjudices subis par M. E.
Sur les droits de la Mutuelle sociale agricole de Bourgogne :
15. En premier lieu, la Mutuelle sociale agricole justifie, notamment par la production d'une attestation d'imputabilité non contestée par le centre hospitalier, du montant de ses débours à raison de 3 308,14 euros au titre de frais d'hospitalisation de M. E du 5 au 7 mars 2019. Par suite, cette caisse est fondée à solliciter du centre hospitalier de Mâcon le versement de cette somme.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2022 : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 110 € et 1 114 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2022 ".
17. La Mutuelle sociale agricole de Bourgogne peut prétendre, en application des dispositions précitées, au versement de la somme de 1 102,71 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Sur les dépens :
18. Il y a lieu de mettre les frais des expertises médicales, taxés et liquidés par ordonnances du vice-président du tribunal du 7 janvier 2021, à la somme de 1 850 euros, à la charge définitive du centre hospitalier de Mâcon.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Mâcon la somme de 1 500 euros à verser à M. E sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
20. En revanche, la Mutuelle sociale agricole de Bourgogne n'a pas eu recours au ministère d'avocat et ne justifie pas avoir exposé des frais au titre de la présente instance. Par suite ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : Le centre hospitalier de Mâcon est condamné à verser à M. E la somme totale de 30 364,63 euros.
Article 2 : Le centre hospitalier de Mâcon est condamné à verser à la Mutuelle sociale agricole de Bourgogne la somme totale de 3 308,14 euros, ainsi qu'une somme de 1 102,71 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 3 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 1 850 euros par ordonnance du 7 janvier 2021 du vice-président du tribunal sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Mâcon.
Article 4 : Le centre hospitalier de Mâcon versa la somme de 1 500 euros à M. E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, au centre hospitalier de Mâcon et à la Mutuelle sociale agricole de Bourgogne.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Nicolas Delespierre, président,
- Mme Mélody Desseix, première conseillère,
- Mme Karima Hunault, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2022.
La rapporteure,
K. C
La greffière,
Le président,
N. Delespierre
A. Roussilhe
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026