LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2101324

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2101324

jeudi 4 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2101324
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCP ADIDA ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 mai 2021, et des mémoires enregistrés le 27 décembre 2022 et le 3 février 2023, M. B A, représenté par Me Meunier, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Office national des forêts (ONF) au paiement de la somme de

116 460,12 euros, augmentée des intérêts au taux légal en réparation des préjudices causés par la sanction qui lui a été illégalement infligée ;

2°) de mettre à la charge de l'ONF la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la sanction de déplacement d'office dont il a fait l'objet a été annulée pour disproportion par la cour administrative d'appel de Nancy, ce qui engage la responsabilité de l'administration qui a prononcé cette sanction irrégulière ;

- il peut prétendre être indemnisé des pertes de revenus durant la période de mutation, à hauteur de 53 500 euros, des frais exposés en raison de cette perte de revenus pour le rachat d'un plan épargne logement, pour 6 600 euros et d'une assurance vie, pour 4 500 euros, des frais médicaux exposés, pour un montant de 5 380 euros, pour troubles dans les conditions d'existence et préjudice moral, à hauteur de 10 000 euros, des frais de transport liés à sa mutation illégale, à hauteur de 28 127 euros et des frais de justice exposés, pour un montant de 8 353,12 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 novembre 2021, le 13 janvier 2023 et le 12 avril 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, l'office national des forêts (ONF), représenté par Me Lonqueue conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir, à titre principal, que le tribunal administratif de Dijon n'est pas compétent territorialement et, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

La date de clôture d'instruction a été fixée au 12 avril 2023, 14 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique,

- les observations de Me Meunier, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, technicien forestier territorial, était en poste à l'unité territoriale Autunois Morvan dépendant de l'agence territoriale Bourgogne-Est de l'Office national des forêts (ONF). Par un arrêté du 3 avril 2017, le directeur général de l'ONF a prononcé à son encontre une sanction de déplacement d'office avec affectation sur le poste de technicien forestier territorial à Falletans, dans le Jura, à compter du 1er juin 2017. Par un arrêt n° 19NC02527 du 22 décembre 2020, la cour administrative d'appel de Nancy a annulé cette décision. Le 18 janvier 2021, M. A a adressé à l'ONF une réclamation préalable tendant à la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de cette sanction de déplacement d'office illégale. Un refus implicite lui ayant été opposé,

M. A demande au tribunal de condamner l'ONF à l'indemniser à hauteur de 116 460,12 euros, augmentés des intérêts au taux légal.

Sur la compétence du tribunal administratif de Dijon :

2. Aux termes de l'article R. 312-12 du code de justice administrative : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. () ". Par un arrêté du 26 février 2021, pour exécuter l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy du 22 décembre 2020, qui a annulé la sanction de déplacement d'office infligée à M. A, le directeur général de l'ONF a prononcé sa réintégration sur le poste qu'il occupait à Autun avant ce déplacement d'office, à compter du 1er juin 2017 . Par suite, en application des dispositions de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Dijon est territorialement compétent pour connaître du litige.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité de l'ONF :

3. En vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, un agent public irrégulièrement sanctionné a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre. Sont ainsi indemnisables les préjudices de toute nature avec lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à 1'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité. Pour apprécier à ce titre l'existence d'un lien de causalité entre les préjudices subis par l'agent et l'illégalité commise par l'administration, le juge peut rechercher si, compte tenu des fautes commises par l'agent et de la nature de l'illégalité entachant la sanction, la même sanction, ou une sanction emportant les mêmes effets, aurait pu être légalement prise par l'administration. Le juge n'est, en revanche, jamais tenu, pour apprécier l'existence ou l'étendue des préjudices qui présentent un lien direct de causalité avec l'illégalité de la sanction, de rechercher la sanction qui aurait pu être légalement prise par l'administration.

4. En l'espèce, par son arrêt n°19NC02527 du 22 décembre 2020, devenu définitif, la cour administrative d'appel de Nancy a jugé que M. A avait commis des fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire mais qu'eu égard à la nature de ces fautes, la sanction du déplacement d'office qui lui avait été infligée revêtait un caractère disproportionné. Cette illégalité a constitué une faute de nature à engager la responsabilité de la puissance publique et M. A est en droit d'obtenir réparation des préjudices directs et certains qui ont pu résulter de l'application de cette décision illégale. Toutefois, compte tenu des fautes commises par l'intéressé, qui a réalisé des travaux d'exploitation forestière en forêt privée pendant son temps de travail et produit des écrits irrespectueux et déplacés à l'égard de sa hiérarchie, et quand bien même aucune sanction emportant les mêmes effets qu'une sanction de déplacement d'office n'aurait pu être prononcée, il y a lieu d'exonérer l'ONF d'une part, fixée à 20% , du montant des préjudices établis et en lien direct avec l'illégalité de la sanction.

En ce qui concerne les préjudices :

5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. A a rejoint sa nouvelle affectation à Falletans le 1er juin 2017 et a effectué les allers retours à partir de sa résidence de Saint-Prix jusqu'au 28 juillet 2017. Il indique, sans être sérieusement contesté, avoir, au cours de cette période, parcouru 10 000 km en voiture entre Saint-Prix et Falletans. Il n'y a pas lieu de déduire de ce nombre de kilomètres celui correspondant aux trajets qu'aurait effectué l'intéressé entre le lieu de sa résidence et son précédent poste à Autun s'il n'avait pas été muté, dès lors que, dans le dernier état de ses écritures, l'ONF ne conteste pas que M. A disposait alors d'un véhicule de service. Il n'y a pas davantage lieu de prendre en considération les éventuelles déductions fiscales dont

M. A aurait pu bénéficier. Par suite, le montant du préjudice lié aux frais de transport ainsi exposés par le requérant peut être fixé, sur la base du barème kilométrique fiscal applicable en 2017 aux véhicules de plus de 7 chevaux fiscaux, à la somme de 4 658 euros.

6. En deuxième lieu, les frais de justice exposés devant le juge administratif en conséquence directe d'une faute de l'administration sont susceptibles d'être pris en compte dans le préjudice résultant de la faute imputable à celle-ci. Toutefois, lorsque l'intéressé avait qualité de partie à l'instance, la part de son préjudice correspondant à des frais non compris dans les dépens est réputée intégralement réparée par la décision que prend le juge dans l'instance en cause sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

7. M. A demande l'indemnisation des frais de justice exposés devant le tribunal administratif de Besançon, qui a rejeté ses requêtes en suspension et en annulation de la sanction de déplacement d'office prononcée à son encontre. Toutefois, en l'espèce, il a bénéficié d'une somme de 1 500 euros, allouée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la cour administrative d'appel de Nancy. Cette somme est réputée couvrir l'intégralité des frais exposés au titre de l'instance, tant devant le juge de premier ressort que devant le juge d'appel.

8. M. A demande en outre l'indemnisation des frais exposés pour voir son avocat, ainsi que pour se rendre aux audiences devant le tribunal administratif de Besançon et la cour administrative d'appel de Nancy. Toutefois, il ne justifie pas de la réalité de ce préjudice par les pièces produites et, en outre, la procédure étant écrite, sa présence à ces audiences n'était pas requise. Par suite, les conclusions de M. A tendant à l'indemnisation des frais qu'il a, directement et indirectement, supportés dans le cadre des instances qui l'ont opposé à l'ONF devant le tribunal administratif de Besançon et la cour administrative d'appel de Nancy, ne peuvent qu'être rejetées.

9. En troisième lieu, M. A soutient que le déplacement d'office illégal est la cause de l'aggravation de son diabète de type 1 et de la pathologie psychologique dont il souffre. Il demande en conséquence à être indemnisé des préjudices financiers résultant, d'une part, de la perte de rémunération consécutive à son placement en congés de maladie et à sa mise en disponibilité d'office, d'autre part, de la perte d'une partie de son épargne (plan épargne logement et assurance vie) qu'il a été contraint de mobiliser pour faire face à sa baisse de revenus et enfin des frais de déplacement et des honoraires exposés pour consulter un psychiatre et restés à sa charge. Toutefois, il ressort du certificat du 24 avril 2017, établi par le médecin qui suit M. A, que ce dernier est porteur d'un diabète insulino-dépendant depuis 2011, et que ce diabète est déséquilibré depuis août 2016, soit plusieurs mois avant l'intervention de la sanction prononcée à son encontre. Par ailleurs, les trois certificats de son médecin psychiatre datés des 8 décembre 2017, 29 mai 2020 et 15 janvier 2021, s'ils font état de consultations depuis le 9 novembre 2017, se bornent à mentionner, sans plus de précision, que ses troubles psychiques sont en lien avec ses problèmes professionnels. Enfin, les attestations émanant des parents du requérant et de deux de ses amis, qui ne sont pas médecins, ne sauraient être invoquées utilement pour démontrer qu'il existe, sur le plan médical, un lien entre le déplacement d'office illégal et la dégradation de son état de santé. Ainsi, par les pièces qu'il produit, M. A n'établit pas que l'aggravation du diabète de type 1 et les troubles de l'humeur dont il souffre, auraient pour cause directe et certaine la sanction qui lui a été infligée. Dès lors, ni les pertes de revenus alléguées en raison du placement en congé pour maladie ou en disponibilité pour raison de santé, ni les frais exposés pour la consultation d'un psychiatre ni la circonstance qu'il aurait été contraint de mobiliser des sommes qu'il avait épargnées, n'apparaissent comme étant en lien direct avec l'illégalité fautive.

10. En dernier lieu, le requérant se prévaut de troubles dans ses conditions d'existence, liés aux trajets, à la fatigue, à l'état dépressif auxquels l'a conduit la sanction illégale, ainsi que d'un préjudice moral, d'une atteinte à son honneur et à sa réputation professionnelle, et fait état d'un contexte de harcèlement moral de la part de sa hiérarchie. Si les pièces versées au dossier ne permettent pas d'établir le lien direct et certain entre l'illégalité de la sanction et la dégradation de l'état de santé de M. A, il n'en demeure pas moins que ce dernier a dû effectuer des trajets importants en juin et juillet 2017, qu'il a été contraint d'engager des démarches jusqu'à obtenir l'annulation de la sanction et que cette situation l'a vivement affecté, au-delà de ce qu'aurait produit une sanction plus proportionnée à la gravité des faits qui lui sont reprochés, en raison notamment de la publicité nationale que l'article 4 de l'arrêté du 3 avril 2017 a donnée au déplacement d'office. En revanche, aucun des éléments de fait avancés par le requérant n'est de nature à faire présumer qu'il aurait été victime de harcèlement moral. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de son préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence en les évaluant à la somme de

5 000 euros.

11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le montant du préjudice subi par M. A en lien direct avec la sanction illégale dont il a fait l'objet doit être fixé à la somme de 9 658 euros. Eu égard au partage de responsabilité fixé au point 4, l'ONF doit être condamné à verser à M. A la somme de 7 726,40 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 janvier 2021, date de réception de sa demande préalable.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à l'ONF d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'ONF la somme de 1 500 euros à verser à M. A au titre des mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : L'Office national des forêts est condamné à verser la somme de 7 726,40 euros à M. A. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 janvier 2021.

Article 2 : L'Office national des forêts versera une somme de 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions de l'Office national des forêts au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Office national des forêts.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Rousset, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023.

La rapporteure,

M-E C

Le président,

O. Rousset

La greffière,

C. Chapiron

La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions