jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2102061 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BAROCHE GÉRARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 août 2021 et 3 août 2022, M. B A, représenté par la SAS Baroche et Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions d'imposition en date du 22 décembre 2017 et du 21 février 2018 ;
2°) de prononcer la décharge des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, et des majorations correspondantes, qui ont été mis à sa charge au titre des années 2014, 2015 et 2016 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- l'administration fiscale ne peut le qualifier de maître de l'affaire d'autant plus qu'un doute subsiste quant à l'identité de la personne qui dirige effectivement les sociétés ; aucun élément ne permet au service vérificateur d'établir qu'il a effectivement disposé des sommes réputées distribuées, celles-ci n'étant que présumées distribuées et non effectivement distribuées ;
- dès lors que les sociétés La Verrerie et Saint Jean des Vignes étaient soumises à l'impôt sur le revenu jusqu'au 1er janvier 2014, date à compter de laquelle elles ont été considérées comme relevant de l'impôt sur les sociétés, il a déjà été imposé sur les bénéfices au fur et à mesure de leur réalisation mais ils n'ont jamais été distribués ; en effet, ses comptes courants sont respectivement constitués du cumul des bénéfices antérieurs réalisés par ces deux sociétés qui ont été imposés en son nom dans la catégorie des revenus fonciers mais qui n'ont pas pu lui être versés en raison du manque de trésorerie des sociétés ; les prélèvements réalisés sur les comptes courants d'associé correspondent donc à des sommes prélevées sur les bénéfices qui ont déjà été déclarées et imposées à l'impôt sur le revenu en son nom ; n'ayant pu lui être versés au moment de leur réalisation, ces bénéfices ont été affectés au compte courant de chacun des associés ; il ne s'agit donc en aucun cas de revenus distribués mais de remboursements de compte courant à concurrence des bénéfices lui revenant et des apports qu'il a pu réaliser ;
- pour déterminer le montant des revenus distribués en son nom, l'administration fiscale ne pouvait simplement effectuer la différence entre les montants prélevés et les montants apportés en compte courant d'associé, dès lors qu'une telle méthode ne tient pas compte des bénéfices réalisés et qu'il n'a pas perçus matériellement ; les prélèvements réalisés sont très inférieurs au montant des comptes courants ;
- il n'a pas appréhendé la totalité des revenus fonciers des sociétés en contravention avec sa quote-part ainsi que le fait valoir l'administration fiscale dans son mémoire, dès lors qu'une convention notariée de liquidation après divorce avec son épouse en date du 23 octobre 1998 prévoit que cette dernière renonce et abandonne le montant des revenus procurés par les parts qu'elle possède au sein des sociétés civiles immobilières La Verrerie et Saint Jean des Vignes à son profit ;
- une société civile immobilière imposée à l'impôt sur le revenu peut se contenter d'une comptabilité de caisse et n'est pas tenue de la communiquer aux services fiscaux ; la déclaration n° 2072 relatives aux revenus de sociétés civiles immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés se limite ainsi à la détermination du résultat net, à l'identification des biens détenus, des associés et des éventuelles cessions de parts intervenues dans l'année ; l'administration fiscale ne peut persister dans le fait qu'il n'a pas apporté la preuve des soldes créditeurs en " à nouveau " de ses comptes courants alors qu'elle est en possession de toutes les déclarations d'impôt de celui-ci ainsi que des sociétés permettant de justifier de la réalisation de bénéfices par les sociétés et qu'elle est également en possession de tous les relevés bancaires permettant de constater que les sociétés étaient débitrices d'emprunts bancaires ;
- il n'avait aucune intention délibérée de se soustraire à l'impôt puisqu'il n'est pas imposable, il n'avait donc aucun intérêt de s'abstenir délibérément de déposer une déclaration de revenus ; il n'a fait que prélever les bénéfices lui revenant en sa qualité d'associé de chacune des sociétés et pour lesquels il avait déjà été imposé.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 28 décembre 2021, 25 janvier 2022 et 22 août 2022, la directrice régionale des finances publiques de la région Bourgogne Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer sur les impositions ayant fait l'objet d'un dégrèvement en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle soutient que :
- un dégrèvement d'un montant de 17 829 euros a été prononcé le 20 janvier 2022, postérieurement à l'introduction de la requête ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Un courrier du 19 octobre 2022 adressé aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les a informées de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et leur a indiqué la date à partir de laquelle l'instruction pourrait être close, dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article
R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2 du même code.
Les parties ont été informées le 15 septembre 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de fonder son jugement sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation, dès lors que les propositions de rectification des 22 décembre 2017 et 21 février 2018 ne constituent pas des actes détachables de la procédure d'imposition, qu'elles ne peuvent, en conséquence, être déférées à la juridiction administrative par la voie d'un recours pour excès de pouvoir et ne peuvent faire l'objet que du recours de plein contentieux prévu aux articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
Par un mémoire, enregistré le 19 septembre 2023, la directrice régionale des finances publique de la région Bourgogne Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or a présenté des observations en réponse à ce moyen soulevé d'office.
Par un mémoire, enregistré le 21 septembre 2023, M. A a présenté des observations en réponse à ce moyen soulevé d'office. Il indique abandonner les conclusions présentées sur ce fondement et conclure, d'une part, à ce que le tribunal prononce la décharge des impositions mises sa charge, ainsi que des intérêts de retard et de la majoration de 40 % à due concurrence et, d'autre part, mette à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hamza Cherief ;
- et les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est titulaire de comptes courants d'associé au sein des sociétés civiles immobilières (SCI) La Verrerie et Saint Jean de Vignes. A la suite d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016 visant ces deux sociétés, l'administration fiscale a considéré que les comptes courants d'associé que
M. A possédait dans les SCI La Verrerie et Saint jean des Vignes présentaient un solde débiteur. Le service a alors regardé les sommes correspondantes à ce solde comme constituant un revenu distribué au profit de M. A, et les a réintégrées dans les revenus imposables à l'impôt sur le revenu au titre des années 2014, 2015 et 2016 dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Les rectifications en matière d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ont été portées à connaissance de l'intéressé selon la procédure contradictoire prévue par les articles L. 55 et suivants du livre des procédures fiscales par deux propositions de rectification datées du 22 décembre 2017 et du 21 février 2018. A la suite du rejet de sa réclamation préalable, M. A demande au tribunal, par la présente requête, d'annuler les décisions d'imposition en date du 22 décembre 2017 et du 21 février 2018 et de prononcer la décharge des impositions mises à sa charge, ainsi que des intérêts de retard et de la majoration de 40 %.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Les propositions de rectification ne constituent pas des actes détachables de la procédure d'imposition et ne peuvent, en conséquence, être déférées à la juridiction administrative par la voie d'un recours pour excès de pouvoir. Elles ne peuvent faire l'objet que du recours de plein contentieux prévu aux articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Dès lors, les conclusions de M. A tendant à l'annulation des propositions de rectification des 22 décembre 2017 et 21 février 2018 sont irrecevables. Par suite, elles doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne l'étendue du litige :
3. Il résulte de l'instruction que, par un avis du 20 janvier 2021, postérieur à l'introduction de la présente requête, l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement à hauteur de 17 829 euros. Par suite, il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions de
M. A à concurrence de cette somme.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige :
4. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / a. Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes () ". En application de ces dispositions, les montants des soldes débiteurs des comptes courants ouverts dans les écritures d'une société au nom de ses associés, actionnaires ou porteurs de parts doivent être regardés comme des revenus distribués, sauf preuve contraire.
5. En premier lieu, le requérant fait valoir, que les bénéfices réalisés par les sociétés La Verrerie et Saint Jean des Vignes depuis leurs création jusqu'à l'exercice clos au 31 décembre 2013 ont été utilisés afin de rembourser des prêts contractés en vue de procéder à l'achat d'immeubles, qu'ils n'ont pu être distribués en raison du manque de trésorerie impliqué par le remboursement de ces prêts, et que ces bénéfices ont été inscrits en compte courant d'associé à son nom, les prélèvements litigieux ne constituant pas à cet égard des bénéfices redistribués mais un remboursement de compte courant à concurrence des bénéfices lui revenant, qui avaient déjà été imposés en son nom, et des apports qu'il avait pu réaliser.
6. D'une part, si la preuve d'un compte courant peut être établie par une mention du compte au passif du bilan à la ligne " emprunt et dettes financières diverses ", M. A se borne à produire des bilans simplifiés de l'exercice 2014 faisant apparaître les soldes des comptes courants d'associé à son nom qui ne permettent pas, à aux seuls, de démontrer que la créance dont il se prévaut existe dans son principe et son montant. La seule allégation que les prélèvements litigieux constituent un remboursement de compte courant à concurrence des bénéfices lui revenant ne permet pas de renverser, à elle seule, la présomption de distribution, prévue par les dispositions précitées du a de l'article 111 du code général des impôts, du montant des soldes débiteurs des comptes courants ouverts au nom de M. A dans les écritures des sociétés La Verrerie et Saint Jean des Vignes. Par suite, les moyens tirés de ce qu'une société civile immobilière imposée à l'impôt sur le revenu peut se contenter d'une comptabilité de caisse et n'est pas tenue de la communiquer aux services fiscaux, et de ce que l'administration fiscale dispose de tous les éléments permettant de justifier de la réalisation de bénéfices par les sociétés doivent en tout état de cause être écartés.
7. D'autre part, le requérant n'établit par aucune pièce du dossier que les bénéfices qui sont inscrits au compte courant d'associé ont été imposés en son nom dans la catégorie des revenus fonciers depuis la création des sociétés concernées. Par suite, ce moyen, à le supposer opérant, doit être écarté.
8. Enfin, si le requérant fait valoir qu'il n'a pas appréhendé la totalité des revenus fonciers des sociétés en contravention avec sa quote-part comme le mentionne l'administration fiscale dans son mémoire, il ne produit pas la convention notariée de liquidation après divorce avec son épouse en date du 23 octobre 1998 dont il se prévaut et qui, selon ses allégations, prévoit que cette dernière renonce et abandonne le montant des revenus procurés par les parts des SCI La Verrerie et Saint Jean des Vignes à son profit. Dès lors, ce moyen, à le supposer opérant, doit être écarté.
9. En deuxième lieu, dès lors qu'il n'établit pas la réalité de la créance qu'il affirme détenir sur les sociétés La Verrerie et Saint Jean des Vignes, et qui serait constituée par les bénéfices que ces sociétés n'auraient pu distribuer en raison d'un manque de trésorerie,
M. A n'est pas fondé à faire valoir que, pour déterminer le montant des revenus distribués en son nom, l'administration fiscale ne pouvait simplement effectuer la différence entre les montants prélevés et les montants apportés en compte courant d'associé, dès lors qu'une telle méthode ne tient pas compte des bénéfices réalisés et qu'il n'a pas perçus matériellement. Par suite, ce moyen doit être écarté.
10. En troisième lieu, la qualité de maître de l'affaire est sans incidence sur la détermination du bénéficiaire des revenus distribués en application des dispositions du a de l'article 111 du code général des impôts dès lors qu'en l'espèce les sommes en litige, s'agissant de prélèvements nets effectués sur les comptes courants d'associé du requérant, ont été comptablement appréhendées.
En ce qui concerne les pénalités :
11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré ; () ".
12. D'une part, il résulte de l'instruction que, les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à la charge de M. A au titre des années 2015 et 2016 ont été assorties de pénalités pour dépôt tardif, en application des dispositions de l'article 1728 du code général des impôts. Dès lors, au titre de ces deux années, M. A ne peut utilement faire valoir qu'il n'avait aucune intention délibérée de se soustraire à l'impôt.
13. D'autre part, pour justifier l'application de la majoration de 40 % pour manquement délibéré sur les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mis à la charge du requérant au titre de l'année 2014, l'administration fiscale s'est fondée sur la circonstance que M. A occupait la position de gérant de fait au sein des SCI La Verrerie et Saint Jean des Vignes, qu'il disposait de la signature des comptes bancaires des deux sociétés ainsi que des seuls comptes courants d'associés, lesquels ont été fréquemment utilisés afin d'effectuer des prélèvements, et sur l'importance de la différence entre les sommes réintégrées dans les revenus imposables de M. A et celles initialement déclarées par ce dernier. Ainsi, l'administration fiscale doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de l'intention délibérée du requérant d'éluder l'impôt et, par suite, du bien-fondé des pénalités en cause.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et de décharge de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance la partie perdante. Les conclusions présentées en ce sens par M. A doivent par conséquent être rejetées.
16. Par ailleurs, le requérant ne justifiant d'aucun dépens, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge présentées par
M. A à hauteur du dégrèvement de 17 829 euros prononcé par l'administration fiscale au titre des années 2014, 2015 et 2016.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur régional des finances publiques de la région Bourgogne Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Nicolet, président,
Mme Hascoët, première conseillère,
M. Cherief, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.
Le rapporteur,
H. Cherief
Le président,
Ph. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026