LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2102319

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2102319

mardi 21 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2102319
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantDURIF CAROLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 10 septembre 2021, le 8 mars 2022 et le 6 avril 2022, Mme B A, désormais représentée par la SCP CAPA, demande au tribunal :

1°) de condamner Pôle Emploi à lui verser une indemnité de 8 000 euros en réparation de son préjudice ;

2°) de mettre la somme de 2 000 euros à la charge de Pôle Emploi au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- Pôle Emploi a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité ; elle n'a pas bénéficié des actions nécessaires à une validation des compétences ; alors qu'elle avait signé des contrats uniques d'insertion, l'employeur n'a pas respecté ses obligations légales et n'a pas exécuté de bonne foi ; elle a exercé des missions non prévues par les contrats ; elle a informé Pôle Emploi de l'absence d'accompagnement par son tuteur, du peu de formation dont elle pouvait bénéficier et du fait qu'il lui était confié des missions non prévues aux contrats ; Pôle Emploi n'a réalisé aucune action de formation ; Pôle Emploi n'a pas vérifié les agissements de la commune et n'a pas fait de point régulier avec elle ; Pôle Emploi avait l'obligation de vérifier que les actions d'accompagnement professionnel et les actions de formation mentionnées sur la demande d'aide avaient bien été réalisées ; par un courrier du 2 juillet 2019, le médiateur régional de Pôle Emploi rappelait que cet établissement devait s'assurer que l'employeur était à même de pouvoir tenir ses engagements et accompagner la personne ayant signé le contrat par des points réguliers pour vérifier que les actions de formation étaient bien mises en œuvre ; aucun point régulier n'a été réalisé ; elle n'a pas bénéficié d'un accompagnement par son employeur ni par Pôle Emploi et a effectué très peu de formation ; elle a alerté Pôle Emploi à plusieurs reprises en vain ; elle ne pouvait pas rompre le contrat compte tenu de sa situation personnelle et de son âge ;

- elle a subi un préjudice ; elle a sollicité une somme de 8 000 euros prenant en considération son préjudice professionnel, sa détresse psychologique et matérielle ; si Pôle Emploi avait rappelé la commune à l'ordre, l'employeur aurait vraisemblablement respecté ses obligations ou le contrat aurait été rompu, ce qui lui aurait permis de trouver un autre employeur ; elle a été privée d'une chance de retrouver un emploi à durée indéterminée ; à cinquante-sept ans désormais la tâche est plus difficile ; comme elle doit encore travailler cinq ans avant de bénéficier de la retraite à taux plein, elle va subir une perte de revenus égale à la différence entre le SMIC auquel elle aurait pu prétendre et les minima sociaux qu'elle perçoit actuellement ; cette somme peut être affectée d'un coefficient ce qui équivaut forfaitairement à la somme de 8 000 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 11 février 2022 et le 11 octobre 2022, Pôle Emploi Bourgogne Franche-Comté, représenté par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée du Parc, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, au rejet au fond et à ce que la somme de 800 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les conclusions de Mme A sont irrecevables dès lors qu'elles sont mal dirigées ; comme l'ont déjà jugé plusieurs cours administratives d'appel, seule la responsabilité de l'Etat peut être engagée ;

- il n'a pas commis de faute ; il a rempli sa mission de suivi dans le cadre et à l'issue des contrats ; Pôle Emploi n'a pas les compétences et le pouvoir de contraindre un employeur privé à embaucher un demandeur d'emploi, ni de rappeler à l'ordre un employeur ; les bilans prévus par la loi ont été réalisés et des conseils personnalisés ont été apportés pour valoriser les compétences ;

- à titre subsidiaire, les demandes indemnitaires ne sont assorties d'aucun élément matériel permettant de déterminer le montant demandé ; il ne saurait être tenu responsable d'un préjudice professionnel lié à l'impossibilité de valoriser les missions effectuées dont la requérante sollicite l'indemnisation par une requête distincte devant le conseil des prud'hommes d'Auxerre ; le lien direct et certain entre le suivi effectué par Pôle Emploi et le préjudice n'est pas avéré.

La requête a été communiquée au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pauline Hascoët,

- les conclusions de M. Thierry Bataillard rapporteur public,

- et les observations de Me Dandon représentant Pôle Emploi.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. A compter de mai 2017 et jusqu'en mai 2020, Mme A a bénéficié de contrats uniques d'insertion prenant la forme de contrats d'accompagnement dans l'emploi conclus avec la commune de Vézelay. Estimant que Pôle Emploi n'avait pas rempli ses obligations dans le cadre de l'exécution de ces contrats, elle a sollicité auprès de Pôle Emploi, par un courrier du 7 mai 2021, le versement d'une indemnité de 8 000 euros en réparation de ses préjudices. Par sa requête, Mme A demande au tribunal de condamner Pôle Emploi à lui verser une indemnité de 8 000 euros au titre de sa responsabilité pour faute.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. La responsabilité d'une personne publique ne peut être engagée sur le fondement de la faute que si se trouvent réunies les conditions auxquelles la reconnaissance de cette responsabilité est subordonnée, à savoir l'existence d'un préjudice, celle d'une faute et celle d'un lien de causalité direct et certain entre cette faute et le préjudice allégué.

En ce qui concerne la personne responsable :

3. Aux termes de l'article L. 5134-19-1 du code du travail : " Le contrat unique d'insertion est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié dans les conditions prévues à la sous-section 3 des sections 2 et 5 du présent chapitre, au titre duquel est attribuée une aide à l'insertion professionnelle dans les conditions prévues à la sous-section 2 des mêmes sections 2 et 5. La décision d'attribution de cette aide est prise par : / 1° Soit, pour le compte de l'Etat, l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 () ".

4. Lorsqu'un organisme de droit public ou un organisme de droit privé chargé d'une mission de service public est chargé du service de prestations au nom et pour le compte de l'Etat, une réclamation préalable adressée à cet organisme en vue d'obtenir la réparation des préjudices nés de fautes commises dans le service d'une telle prestation doit, en principe, être regardée comme adressée à la fois à cet organisme et à l'État, lequel, en l'absence de décision expresse de sa part, est réputé l'avoir implicitement rejetée à l'expiration du délai de deux mois suivant la date de réception de la demande par l'organisme saisi, alors même que ce dernier l'aurait également rejetée au titre de sa responsabilité propre.

5. En outre, dans une telle hypothèse, il appartient au juge administratif, saisi d'une action indemnitaire après le rejet d'une telle réclamation préalable, de regarder les conclusions du requérant tendant à l'obtention de dommages et intérêts en réparation de fautes commises par les services de l'organisme chargé du service des prestations au nom et pour le compte de l'État comme également dirigées contre ce dernier et de communiquer la requête tant à cet organisme qu'à l'autorité compétente au sein de l'État.

6. Mme A demande au tribunal de l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de la carence de Pôle Emploi dans l'accompagnement et le suivi de sa situation lorsqu'elle bénéficiait de contrats uniques d'insertion conclus avec la commune de Vézelay. Elle doit ainsi être regardée comme demandant au tribunal de condamner l'Etat, pour le compte duquel Pôle Emploi a agi, à l'indemniser du préjudice qu'elle a subi.

En ce qui concerne la faute :

7. Aux termes de l'article L. 5134-19-3 du code du travail : " Le contrat unique d'insertion prend la forme : / 1° Pour les employeurs du secteur non marchand mentionnés à l'article L. 5134-21, du contrat d'accompagnement dans l'emploi défini par la section 2 () ". Aux termes de l'article L. 5134-20 du même code : " Le contrat d'accompagnement dans l'emploi a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d'accès à l'emploi. A cette fin, il comporte des actions d'accompagnement professionnel. Pendant l'exécution de ces contrats, une ou plusieurs conventions conclues en vertu de l'article L. 5135-4 peuvent prévoir une période de mise en situation en milieu professionnel auprès d'un autre employeur dans les conditions prévues au chapitre V du présent titre. Un décret détermine la durée et les conditions d'agrément et d'exécution de cette période d'immersion ". L'article L. 5134-22 de ce code dispose : " La demande d'aide à l'insertion professionnelle indique les modalités d'orientation et d'accompagnement professionnel de la personne sans emploi et prévoit des actions de formation professionnelle et de validation des acquis de l'expérience nécessaires à la réalisation de son projet professionnel. / Les actions de formation peuvent être menées pendant le temps de travail ou en dehors de celui-ci ".

8. Aux termes de l'article R. 5134-37 du code du travail : " L'autorité qui attribue l'aide à l'insertion professionnelle désigne en son sein ou auprès d'un organisme chargé de l'accompagnement ou de l'insertion, en le mentionnant dans la décision d'attribution initiale de l'aide, un référent chargé d'assurer le suivi du parcours d'insertion professionnelle du salarié en contrat d'accompagnement dans l'emploi () ". Aux termes de l'article R. 5134-38 du même code : " Dès la transmission de la demande d'aide à l'insertion professionnelle, l'employeur désigne un tuteur parmi les salariés qualifiés et volontaires pour assumer cette fonction. / Ce dernier doit justifier d'une expérience professionnelle d'au moins deux ans. Exceptionnellement, sur autorisation de l'autorité qui attribue l'aide, l'employeur peut assurer lui-même le tutorat. Le tuteur ne peut suivre plus de trois salariés en contrat d'accompagnement dans l'emploi ". Aux termes de l'article R. 5134-19 de ce code : " Les missions du tuteur sont les suivantes : / 1° Participer à l'accueil, aider, informer et guider le salarié en contrat d'accompagnement dans l'emploi ; / 2° Contribuer à l'acquisition des savoir-faire professionnels ; / 3° Assurer la liaison avec le référent mentionné à l'article R. 5134-37 ; / 4° Participer à l'établissement de l'attestation d'expérience professionnelle prévue à l'article L. 5134-28-1 avec le salarié concerné et l'employeur ".

9. En premier lieu, Mme A soutient que Pôle Emploi n'a réalisé aucune action de formation, n'a pas vérifié si l'employeur réalisait les actions d'accompagnement et de formation prévues au contrat et n'a pas fait de point régulier avec elle. Il résulte toutefois de l'instruction, et notamment des pièces produites par Pôle Emploi, que plusieurs entretiens personnalisés ont été réalisés et que des échanges réguliers ont eu lieu entre Mme A et son conseiller au sein de Pôle Emploi. S'agissant de la formation, s'il ressort des pièces que Mme A a sollicité auprès de Pôle Emploi une formation en anglais, cet établissement lui a indiqué que cette formation ne serait pas prise en charge par Pôle Emploi compte tenu de son statut de salariée bénéficiant d'un contrat unique d'insertion. Pôle Emploi a d'ailleurs également indiqué à Mme A qu'il lui appartenait de solliciter son employeur et de mobiliser le cas échéant son compte personnel de formation. Mme A n'établit pas l'illégalité de ce refus de financement de la formation par Pôle Emploi. En outre, le premier contrat unique d'insertion prévoyait seulement une formation interne d'adaptation au poste de travail et un accompagnement consistant en une aide à la prise de poste. Les formations externes prévues par le deuxième contrat signé en mai 2018 ont été réalisées comme cela ressort du compte rendu d'entretien établi par Pôle Emploi le 11 avril 2019 lors du renouvellement du contrat et de la fiche expérience remise par la commune de Vézelay. Les comptes rendus des entretiens menés en avril 2019 lors du deuxième renouvellement du contrat font état de la satisfaction de l'employeur et de Mme A et des actions de formation prévues pour la troisième année. Enfin, si les formations externes prévues par le troisième contrat n'ont pas été suivies, il résulte de l'instruction que ces formations prévues au printemps de l'année 2020 ont été reportées ou annulées en raison de la situation sanitaire. En outre, il résulte des pièces produites par Pôle Emploi que cet établissement s'est efforcé de répondre aux multiples sollicitations de Mme A. Il ne résulte pas de l'instruction que le non-renouvellement du contrat en mai 2020 serait imputable à un défaut d'accompagnement de Pôle Emploi. Ainsi, le défaut de suivi et d'accompagnement de Pôle Emploi au titre de l'exécution des contrats uniques d'insertion n'est pas établi.

10. En deuxième lieu, si Mme A soutient que son employeur a méconnu ses obligations concernant la quotité horaire du contrat de travail, la rémunération des heures supplémentaires, qu'il n'a pas respecté les missions contractuelles et qu'il l'a également forcée à travailler le dimanche, elle n'établit pas par les seules pièces qu'elle produit et les seules dispositions qu'elle cite, la réalité de ces fautes. En outre, à supposer même que ces fautes de l'employeur soient établies, elles n'engagent pas en elles-mêmes la responsabilité de l'Etat ou de Pôle Emploi. Il résulte de l'instruction que Pôle Emploi a conseillé à Mme A dès le mois de mai 2018 d'en référer au maire et de contacter les services de l'inspection du travail. Mme A n'établit pas que Pôle Emploi a méconnu ses obligations en n'enjoignant pas à son employeur de respecter le droit du travail et le contrat de travail signé.

11. Il résulte de ce qui précède que les fautes alléguées ne sont pas établies. Par suite, les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat ou de Pôle Emploi, qui n'ont pas la qualité de parties perdantes dans la présente instance, au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre une somme à la charge de Mme A au titre des frais exposés par Pôle Emploi et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par Pôle Emploi Bourgogne-Franche-Comté sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A, à Pôle Emploi Bourgogne-Franche-Comté et au ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion.

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Philippe Nicolet, président,

Mme Pauline Hascoët, première conseillère,

M. Hamza Cherief, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.

La rapporteure,

P. Hascoët

Le président,

P. Nicolet

La greffière,

L. Curot

La République mande et ordonne au ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

lc

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions