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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2103066

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2103066

jeudi 5 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2103066
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantLE MEIGNEN BENOÎT

Texte intégral

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Boissy,

- les conclusions de M. D,

- et les observations de Me Le Meignen, représentant la SARL Mazoda, et de Me Cuvillier, représentant la commune de Marcilly-lès-Buxy.

Considérant ce qui suit :

1. La commune de Marcilly-lès-Buxy, propriétaire depuis 1981 d'un immeuble situé 2 place de la mairie, a mis en location ce local à plusieurs restaurateurs successifs dont, en dernier lieu, M. E, qui exploitait le local sous l'enseigne de " l'auberge du cheval blanc ". Le 3 septembre 2007, M. E a par ailleurs signé avec la commune un contrat de " prestation de services ", ayant essentiellement pour objet la fourniture des repas de midi d'une cantine scolaire située salle Félix Ménager à Marcilly-lès-Buxy, conclu pour l'année scolaire 2007-2008 et qui a depuis lors été tacitement renouvelé chaque année scolaire.

2. A l'occasion du départ à la retraite de M. E, en 2019, la commune de Marcilly-lès-Buxy a souhaité conserver une structure du même type et, par voie de presse et par le biais du site internet " SOS villages@tf1.fr ", a passé une annonce pour permettre aux personnes intéressées de se manifester pour prendre à nouveau en location ce local en précisant aussi que la mise à prix du fonds de commerce était de 39 000 euros et que le repreneur serait également le " fournisseur du restaurant scolaire ". M. A et Mme C ont répondu favorablement à cette annonce et ont à cette fin constitué, le 26 août 2019, une société à responsabilité limitée, la SARL Mazoda, immatriculée au registre du commerce et des sociétés le 29 août 2019, dont ils sont les gérants.

3. Par une délibération du 6 septembre 2019, le conseil municipal de Marcilly-lès-Buxy a notamment autorisé le maire à signer avec la SARL Mazoda un bail commercial et les documents liés à la reprise du fonds de commerce et à " réaliser le contrat de prestation de services pour le restaurant scolaire tant qu'il existe, avec pour cette année 2019/2020 un prix de repas de 3,65 euros et un prix de service de vaisselle de 0,47 euros par repas ".

4. Le 13 septembre 2019, la SARL Mazoda et la commune de Marcilly-lès-Buxy ont ainsi conclu, jusqu'au 12 septembre 2028, un contrat intitulé " bail commercial " portant sur la location d'un immeuble constitué, au premier étage, d'un logement à usage d'habitation et, au rez-de-chaussée, d'un espace commercial à savoir " une salle de café de village, deux salles de restaurant, une cuisine attenante, un espace sanitaire et un local de stockage et vente de produits de première nécessité en milieu rural ", moyennant un loyer annuel de 16 056 TTC.

5. Le 13 septembre 2019, M. E a par ailleurs cédé à la SARL Mazoda, pour un montant de 31 500 euros TTC, un fonds de commerce de " café-restaurant commerce de première nécessité en milieu rural et services multiples à la population ", désigné sous le nom commercial " l'auberge du cheval blanc ", comprenant notamment " l'enseigne, le nom commercial, la clientèle et l'achalandage y attachés " et le " droit au bail ". Cet acte de cession, co-signé par M. B, maire de Marcilly-lès-Buxy, comporte également la précision que " le cessionnaire s'engage à régulariser avec la commune de Marcilly-lès-Buxy un contrat sous seing privé de prestation de services pour le restaurant scolaire tant qu'il existe, avec pour cette année 2019/2020 un prix de repas de 3,65 euros et un prix de service de vaisselle de 0,47 euros par repas " ainsi qu'en annexe le contrat de prestation de services du 3 septembre 2007.

6. A la suite de la dégradation des relations entre la SARL Mazoda et les services municipaux, le conseil municipal de Marcilly-lès-Buxy a notamment décidé, par une délibération du 7 mai 2020, d'" arrêter toute prestation de service de restauration scolaire avec la société Mazoda à compter du 7 mai 2020 ". A la suite d'une consultation lancée auprès de plusieurs sociétés, dont la SARL Mazoda, le conseil municipal a ensuite décidé, le 28 août 2020, d'attribuer à la société RPC le marché de fourniture des repas de la cantine scolaire pour la période allant de septembre 2020 à août 2021.

7. Le 28 juillet 2021, la SARL Mazoda a demandé à la commune de Marcilly-lès-Buxy de lui verser une somme de 80 000 euros correspondant aux préjudices qu'elle estime avoir subis en raison des différentes fautes commises par la commune. La commune a rejeté cette demande le 24 septembre 2021. La SARL Mazoda demande au tribunal de condamner la commune de Marcilly-lès-Buxy de lui verser cette somme de 80 000 euros.

Sur les conclusions à fin de condamnation :

En ce qui concerne la nature des liens entre la commune de Marcilly-lès-Buxy et la SARL Mazoda :

S'agissant du contrat de location du 13 septembre 2019 :

8. Aux termes de l'article L. 1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Le présent code s'applique aux biens et aux droits, à caractère mobilier ou immobilier, appartenant à l'Etat, aux collectivités territoriales et à leurs groupements, ainsi qu'aux établissements publics ". L'article L. 2111-1 du même code prévoit que : " Sous réserve de dispositions législatives spéciales, le domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l'usage direct du public, soit affectés à un service public pourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public ". L'article L. 2111-2 de ce code dispose : " Font également partie du domaine public les biens des personnes publiques mentionnées à l'article L. 1 qui, concourant à l'utilisation d'un bien appartenant au domaine public, en constituent un accessoire indissociable ".

9. Il ne résulte pas de l'instruction, notamment de l'analyse des termes du bail commercial signé le 13 septembre 2019, que les biens immobiliers, identifiés au point 4, qui ont été donnés en location à la SARL Mazoda constitueraient une dépendance du domaine public de la commune de Marcilly-lès-Buxy. Ce contrat, conclu sur des biens appartenant au domaine privé de la commune et qui ne contient aucune clause exorbitante du droit commun, a donc bien le caractère d'un bail commercial.

S'agissant du l'acte de cession du fonds de commerce du 13 septembre 2019 :

10. Si la commune de Marcilly-lès-Buxy est présente à l'acte, signé le 13 septembre 2019, par lequel M. E a cédé son fonds de commerce pour un prix de 31 500 euros en sa qualité de bailleur du local sur lequel s'exerce l'activité commerciale qui est cédée, cette circonstance n'a ni pour objet ni pour effet conférer à la commune la qualité de partie au contrat de cession de fonds de commerce pour ce qui concerne, notamment, le prix de cession.

S'agissant du contrat de prestation de services relatif à la restauration scolaire :

11. Il résulte de l'instruction, et en particulier de la " précision " -rappelée au point 5- figurant sur l'acte de cession du fonds de commerce, du contrat 3 septembre 2007 annexé à cet acte, des nombreux échanges de courriers entre les gérants de la SARL Mazoda et les services de la commune ainsi que des documents prouvant la réalité des prestations de restauration scolaire sur une partie de l'année scolaire 2019-2020, qu'en dépit de l'engagement réciproque, pris respectivement par la commune et la SARL Mazoda dans la délibération du 6 septembre 2019 et l'acte de cession du fonds commerce, à conclure un contrat pour l'année scolaire 2019/2020, sur un format semblable à celui qui figurait en annexe à cet acte, dans lequel le " prix du repas " et le " prix de service de vaisselle " envisagé étaient respectivement de 3,65 euros et de 0,47 euros, aucun contrat n'a été formalisé par la société et la commune et, compte tenu, en particulier, de l'absence d'accord sur le prix ou la durée de ce contrat, le comportement des parties, lors de l'année scolaire 2019-2020, ne révèle pas davantage la commune intention des parties d'avoir une relation contractuelle. Les relations qui, au cours de l'année scolaire 2019/2020, ont porté sur les prestations de services relatives à la restauration scolaire n'ont donc pas le caractère de relations contractuelles.

En ce qui concerne les conséquences à tirer de la caractérisation des rapports entre la commune de Marcilly-lès-Buxy et la SARL Mazoda :

S'agissant du litige né de la conclusion du bail commercial :

12. La société requérante soutient qu'en lui faisant croire qu'elle était titulaire d'un bail commercial pour gérer, sous l'enseigne " Le Cheval Blanc ", une double activité de café-restauration et de service public de restauration scolaire, la commune de Marcilly-lès Buxy a vicié son consentement à signer ce bail commercial et a ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité sur un fondement quasi-délictuel. La SARL Mazoda fait également valoir qu'en ne signant pas le " contrat de prestation de services ", comme elle s'y était pourtant engagée, alors que cette signature constituait un élément déterminant de son consentement à signer le bail commercial, la commune de Marcilly-lès-Buxy a vicié son consentement et a commis une faute de nature à engager sa responsabilité sur un fondement quasi-délictuel.

13. Compte tenu de ce qui vient d'être dit au point 9, les litiges nés de l'exécution du bail commercial conclu le 13 septembre 2019 relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, les moyens, analysés au point 12, tirés des vices de consentement dont seraient affectés le bail commercial, ne sont pas recevables devant le juge administratif.

14. Il résulte de ce qui précède que la demande de la société requérante tendant à la condamnation de la commune de Marcilly-lès-Buxy à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation du préjudice correspondant à l'absence de révision du loyer fixé par le bail commercial doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

S'agissant du litige né de la conclusion de l'acte de cession du fonds de commerce :

15. La société requérante soutient qu'en raison des fautes commises par la commune, elle a subi un préjudice matériel de 18 000 euros correspondant, d'une part, à la moitié des frais d'acquisition de son fonds de commerce et, d'autre part, aux sommes investies pour l'achat du matériel et des fournitures nécessaires à l'exploitation de son établissement.

16. Tout d'abord, s'il est exact que la société Mazoda était informée, notamment par la précision figurant sur l'acte de cession du fonds de commerce, qu'en plus de son activité de café commerce, la commune de Marcilly-lès-Buxy s'engageait à lui confier le marché public de la cantine scolaire pour un an, il ne résulte pas de l'instruction que la commune aurait par ailleurs, sous quelque forme que ce soit, pris l'engagement, verbal ou écrit, de confier à la SARL Mazoda, de manière garantie sur plusieurs années, un marché public de la restauration scolaire. Ensuite, la société requérante n'apporte aucun élément de nature à établir que la valorisation du fonds de commerce cédé était, même partiellement, constituée d'une activité de restauration scolaire. Enfin, la société, qui ne produit aucun élément sérieux relatif à l'achat du matériel et des fournitures nécessaires à l'exploitation de son établissement, n'apporte pas la preuve qu'elle a subi un préjudice à ce titre.

17. Il résulte de ce qui précède que, en tout état de cause, la demande de la société requérante tendant à la condamnation de la commune de Marcilly-lès-Buxy à lui verser une somme de 18 000 euros en réparation du préjudice matériel qu'elle estime avoir subi doit être rejetée.

S'agissant du litige relatif à l'exécution des prestations de restauration scolaire :

18. En premier lieu, la société requérante soutient que la commune de Marcilly-lès-Buxy, en décidant de résilier unilatéralement le " contrat de prestation de services " alors que, d'une part, la société n'a pourtant commis aucune faute et qu'elle ne justifie pas d'un motif d'intérêt général et, d'autre part, que cette résiliation avec effet immédiat a été prise sans respecter la clause de préavis organisée par l'article 8 de ce contrat, a commis une faute de nature à engager sa responsabilité sur un fondement contractuel.

19. Ainsi qu'il vient d'être dit au point 11, il n'existe aucun contrat de prestations de services conclu entre les parties. Les moyens analysés au point précédent sont donc inopérants et doivent dès lors être écartés pour ce motif.

20. En deuxième lieu, la SARL Mazoda soutient qu'en ne soumettant pas le " contrat de prestation de services " de restauration scolaire aux exigences de publicité et de mise en concurrence prévues par le code de la commande publique et en ne rédigeant " aucun cahier des charges ", alors qu'un tel contrat a le caractère d'un marché public de services ou d'un contrat de délégation de service public, la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité sur un fondement quasi-délictuel.

21. Ainsi qu'il vient d'être dit au point 11, il n'existe aucun contrat de prestations de services conclu entre les parties. Dès lors, et en tout état de cause, la requérante ne peut pas utilement soutenir que la commune aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité sur un fondement quasi-délictuel ou, d'ailleurs, sur un fondement contractuel, pour les motifs analysés au point 20.

22. En dernier lieu, la personne qui a effectué pour le compte de l'administration des prestations sans avoir avec celle-ci des relations contractuelles peut prétendre, sur un terrain quasi-contractuel, au remboursement des dépenses qu'elle a engagées et qui ont été utiles à la collectivité publique. Dans le cas où l'absence de relations contractuelles résulte d'une faute de l'administration, cette personne peut en outre prétendre à la réparation du dommage imputable à cette faute. A ce titre, elle peut demander le paiement des sommes correspondant aux autres dépenses exposées par elle pour l'exécution des prestations et aux gains dont elle a été effectivement privée, notamment du bénéfice auquel elle aurait pu prétendre si un contrat avait été régulièrement conclu.

23. Tout d'abord, il résulte de l'instruction que la SARL Mazoda, pour la période allant du 16 septembre 2019 au 13 mars 2020, a fourni une prestation de restauration scolaire et que la commune a réglé les factures correspondantes à ces prestations. La SARL Mazoda n'établit ni même n'allègue avoir, à l'occasion de ces prestations, exposé des dépenses autres que celles dont elle a déjà obtenu le remboursement et qui auraient été utiles à la collectivité publique. La société requérante, qui ne le demande d'ailleurs pas, ne peut ainsi pas prétendre obtenir, sur un terrain quasi-contractuel, le remboursement d'autres dépenses utiles à la commune de Marcilly-lès-Buxy.

24. Ensuite, il est exact qu'en ne signant pas le " contrat de prestation de services ", comme elle s'y était pourtant engagée, et en permettant à la société Mazoda d'exécuter pendant plusieurs mois, pour son compte, des prestations qui ne trouvent pas de fondement dans une cause juridique de nature contractuelle, la commune de Marcilly-lès-Buxy a commis une faute de nature à engager sa responsabilité sur un fondement quasi-délictuel. Toutefois, en ne signant pas le projet de " contrat de prestations de services ", comme elle s'y était elle aussi engagée, en ne mettant pas davantage en demeure la commune de signer un projet de contrat sur lequel elle aurait pour sa part apposé sa signature et en acceptant de fournir des repas sans avoir préalablement conclu de contrat avec la commune, la société requérante a également commis une faute.

25. Enfin, d'une part, la SARL Mazoda n'est pas fondée à demander la réparation d'un préjudice, évalué à 60 000 euros, constitué par la seule perte du " chiffre d'affaires " qu'elle estime avoir subi pour la fin de l'année scolaire 2019-2020 et 2020-2021 dès lors qu'en l'espèce seule la perte de bénéfices sur des prestations qu'elle n'avait pas effectuées est susceptible de constituer un préjudice réparable. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction, ainsi que le fait d'ailleurs valoir la commune en défense, sans être contestée, que la SARL Mazoda aurait subi un préjudice tiré de la perte de bénéfices sur le contrat qui aurait dû être conclu pour l'année scolaire 2019-2020 dès lors que, selon ses propres écritures, cette activité de restauration scolaire était déficitaire et qu'elle a, en vain, demandé à la commune, au cours de l'année scolaire 2019-2020, de conclure avec elle un contrat lui permettant de dégager des bénéfices.

26. Il résulte de ce qui précède que la demande de la société requérante tendant à la condamnation de la commune de Marcilly-lès-Buxy à lui verser une somme de 60 000 euros en réparation du préjudice financier qu'elle estime avoir subi doit être rejetée.

S'agissant du litige relatif au " manque de respect et de considération de la part de la commune de Marcilly-lès-Buxy " :

27. Si la société requérante soutient qu'elle a subi un préjudice moral, qu'elle évalue à 1 000 euros, qui lui aurait été causé par le comportement de la commune, elle ne l'établit pas. La demande de la SARL Mazoda tendant à la condamnation de la commune de Marcilly-lès-Buxy à lui verser une somme de 1 000 euros en réparation d'un préjudice moral qu'elle estime avoir subi doit dès lors être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

28. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Marcilly-lès-Buxy, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demande la SARL Mazoda au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

29. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SARL Mazoda la somme que demande la commune de Marcilly-lès-Buxy au titre de ces mêmes dispositions.

DECIDE :

Article 1er : La demande de la SARL Mazoda tendant à la condamnation de la commune de Marcilly-lès-Buxy à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation du préjudice correspondant à l'absence de révision du loyer fixé par le bail commercial doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : Les conclusions présentées par les parties sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Mazoda et à la commune de Marcilly-lès-Buxy.

Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Boissy, président,

- Mme Desseix, première conseillère,

- Mme Bois, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.

L'assesseure la plus ancienne,

M. DesseixLe président,

L. BoissyLa greffière,

E. Herique

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier

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