LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2200319

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2200319

jeudi 29 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2200319
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantJEUDI CÉLIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er février 2022, M. A C, représenté par Me Jeudi, demande au tribunal :

1°) de réformer la décision explicite du 24 novembre 2021 de la commission de recours de l'invalidité de rejet de son recours dirigé contre la décision du 17 février 2021, par laquelle la ministre des armées a rejeté sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation et infirmité nouvelle, en portant à 55 % le taux de l'infirmité " hypoacousie ", à parfaire à compter du 25 juin 2019 en cas d'expertise ordonnée par le tribunal ;

2°) de condamner la ministre des armées à lui verser les intérêts moratoires dus sur ses arrérages de pension, en application des dispositions des articles 1231-6 et 1344-1 du code civil ;

3°) de condamner l'Etat aux dépens et de mettre à sa charge la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la production de son livret médical devant la commission de recours de l'invalidité a été incomplète et la copie produite est inexploitable ;

- le principe du contradictoire n'est pas respecté devant la commission de recours de l'invalidité, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que l'avis du médecin chargé des pensions militaires n'est pas mentionné dans le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, que son avis n'est pas communiqué spontanément et que la procédure de demande des pensions militaires d'invalidité n'est pas contradictoire ;

- l'administration a commis une erreur de droit en considérant que l'aggravation de l'infirmité initiale ne pouvait pas justifier une révision du taux de la pension si cette aggravation est due au vieillissement, en méconnaissance de l'arrêt du Conseil d'Etat n° 326516 du 23 décembre 2010 ;

- la filiation médicale est établie entre l'hypoacousie au taux de 55 % et les blessures survenues lorsqu'il était en service ou dans la réserve.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 mai 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées par une lettre du 13 mai 2022 que l'affaire était susceptible, à compter du 4 juillet 2022, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.

La clôture de l'instruction a été fixée au 11 juillet 2022 par ordonnance du même jour.

Un mémoire a été présenté le 16 juin 2023 pour M. C, postérieurement à la clôture de l'instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Irénée Hugez,

- les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public,

- et les observations de Me Jeudi, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, né en 1942, a servi dans l'armée de terre du 1er mai 1960 au 23 mars 1994, date à laquelle il a été placé d'office en position de retraite par limite d'âge et radié des cadres. Le 29 avril 1993, à l'occasion d'un accident de tir, M. C a été victime d'une blessure sono-traumatique qui a donné lieu à l'octroi d'une pension militaire d'invalidité au taux de 10 % pour " acouphènes bilatéraux ". A la suite d'un arrêt de la cour régionale des pensions de Dijon du 20 septembre 2017, M. C s'est vu octroyer une pension militaire d'invalidité au taux global de 50 % à compter du 9 février 2013, pour une infirmité n° 1 " hypoacousie bilatérale " au taux de 40 %, dont 10 % au titre de la perte de sélectivité, et une infirmité n° 2 " acouphènes bilatéraux permanents avec caractère invalidant " au taux de 10 % (+ 5). Par une décision initiale, en date du 17 février 2021, la ministre des armées a rejeté la demande du 25 juin 2019 de révision de la pension militaire d'invalidité de l'intéressé. Par une décision, en date du 24 novembre 2021, dont l'intéressé demande au tribunal la réformation, la commission de recours de l'invalidité a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par son conseil le 11 août 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Le titulaire d'une pension d'invalidité concédée à titre définitif peut en demander la révision en invoquant l'aggravation d'une ou plusieurs des infirmités en raison desquelles cette pension a été accordée. / Cette demande est recevable sans condition de délai. / La pension ayant fait l'objet de la demande est révisée lorsque le pourcentage d'invalidité résultant de l'infirmité ou de l'ensemble des infirmités est reconnu supérieur de 10 points par rapport au pourcentage antérieur. / Toutefois, l'aggravation ne peut être prise en considération que si le supplément d'invalidité est exclusivement imputable aux blessures et aux maladies constitutives des infirmités pour lesquelles la pension a été accordée. / La pension définitive révisée est concédée à titre définitif ".

3. Il résulte de ces dispositions que le droit à pension est destiné à réparer toutes les conséquences des faits de service dommageables telles qu'elles se révèlent par suite de l'évolution physiologique, pour autant qu'aucune cause étrangère, telle qu'une affection distincte de l'affection pensionnée, ne vienne, pour sa part, aggraver l'état de l'intéressé. Ainsi, l'aggravation de l'infirmité initiale, si elle est seulement due au vieillissement, peut justifier une révision du taux de la pension. En revanche, si le vieillissement cause une nouvelle infirmité, distincte de l'infirmité pensionnée, qui contribue à l'aggravation de celle-ci, les dispositions précitées de l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre font obstacle à cette révision, dès lors que l'aggravation est due à une cause étrangère à l'infirmité pensionnée.

4. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la commission de recours de l'invalidité a pris en considération l'ensemble des observations expertales résultant du rapport du 17 septembre 2020 du docteur B, qu'elle a constaté l'accord entre cet expert et le médecin conseil de la sous-direction des pensions sur l'évaluation du taux d'invalidité de l'hypoacousie bilatérale dont souffre le requérant, tant s'agissant de la perte auditive que de la perte de sélectivité, qu'elle a néanmoins relevé que ce dernier médecin avait mentionné " que les surdités sono-traumatiques devaient, en l'état actuel des connaissances médicales, être considérées comme fixes et définitives au plus tard 6 mois après le traumatisme initial ", que " la baisse auditive récente () apparue postérieurement à sa radiation des contrôles de l'armée () ne pouvait médicalement être rattachée aux traumatismes sonores des 29 avril 1993 et 18 juin 1998 " et que cette nouvelle baisse auditive constituait une infirmité distincte de la première infirmité pensionnée, qui ne pouvait être déclarée imputable au service. Ce faisant, et quelle que soit la pertinence de cette analyse, la commission de recours de l'invalidité a recherché si l'aggravation de l'infirmité initiale de M. C était seulement due au vieillissement ou si le vieillissement avait causé une nouvelle infirmité, distincte de la première, contribuant à son aggravation. Elle n'a ainsi pas commis l'erreur de droit qui lui est reprochée.

5. En second lieu, dans son rapport, l'expert oto-rhino-laryngologiste, qui a examiné M. C le 17 septembre 2020, constate l'aggravation de l'hypoacousie bilatérale dont il souffre. Il ressort en effet de l'audiométrie réalisée par ce médecin spécialiste que l'intéressé présente, à cette date, une perte auditive de 75 décibels à droite et de 58,75 décibels à gauche, alors qu'à la date de l'attribution de sa pension, sa perte auditive était de 63,75 décibels au niveau de l'oreille droite et de 41,25 décibels au niveau de l'oreille gauche. Il résulte encore de cet examen qu'une perte de sélectivité importante a pu être constatée, caractérisée par une différence des seuils d'audition pour la meilleure oreille, sur les fréquences 4 000 et 1 000 Hz, supérieure à 50 décibels, alors que cette différence n'était antérieurement que de 45 décibels. Cet expert a, en outre, constaté dans son rapport l'imputabilité de ces infirmités à la blessure sono-traumatique résultant de faits de service et n'a évoqué aucune autre pathologie auditive qui serait liée à l'âge de l'intéressé. Pour rejeter la demande de révision présentée par M. C, la ministre des armées s'est fondée sur l'avis du médecin chargé des pensions militaires d'invalidité auprès de la sous-direction des pensions, selon lequel " la baisse auditive récente () ne peut être médico-légalement rattachée à un traumatisme sonore aigu survenu le 29 avril 1993 chez un militaire rayé des contrôles depuis le 23 mars 1994 étant donné qu'il est admis que les surdités sono-traumatiques sont considérées comme fixes et définitives à 6 mois du traumatisme initial ". Elle invoque, sans toutefois documenter son affirmation, les connaissances médicales généralement admises qui reconnaissent le caractère stationnaire, voire régressif, des hypoacousies d'origine sono-traumatique, lorsque le sujet n'est plus soumis à des agressions sonores répétées. Par cette seule assertion, la ministre des armées ne justifie cependant pas de ses allégations, alors que l'infirmité pensionnée relevait du régime de la présomption, qu'une aggravation de l'infirmité a déjà été constatée et reconnue imputable aux faits de service par un arrêt du 20 septembre 2017 de la cour régionale des pensions de Dijon et que les constatations de l'expert montrent une évolution défavorable de la surdité de M. C. Dans ces conditions, en l'absence d'éléments médicaux de nature à établir l'apparition d'une nouvelle pathologie, indépendante de l'infirmité pensionnée, liée uniquement au vieillissement, l'intéressé a droit à la révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de l'infirmité " hypoacousie bilatérale " dont il souffre. En l'absence de toute contestation par les parties des taux proposés par le médecin expert et admis par le médecin chargé des pensions militaires d'invalidité, le taux d'invalidité de cette infirmité doit être porté à 55 %, dont 10 % au titre de la perte de sélectivité, à la date de sa demande présentée le 25 juin 2019.

6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander la réformation de la décision du 24 novembre 2021 de la commission de recours de l'invalidité de rejet de son recours dirigé contre la décision du 17 février 2021, par laquelle la ministre des armées a rejeté sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité, en tant que cette décision est contraire aux motifs du présent jugement et l'octroi, à compter du 25 juin 2019 d'une pension militaire d'invalidité prenant en compte un taux de 55 % pour l'infirmité n° 1 " hypoacousie bilatérale " et un taux sans changement pour l'infirmité n° 2 " acouphènes bilatéraux permanents avec caractère invalidant ".

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :

7. Aux termes du premier alinéa de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. ".

8. Les intérêts moratoires dus en application des dispositions de l'article 1231-6 du code civil, lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

9. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la demande de révision de la pension de M. C est parvenue à la ministre des armées le 25 juin 2019. Par suite, il y a lieu de lui allouer les intérêts au taux légal ayant couru sur les arrérages complémentaires de sa pension à compter du 25 juin 2019, date de réception par l'administration de sa demande de révision, jusqu'à la date à laquelle l'Etat procèdera au versement desdits arrérages.

10. Aux termes de l'article 1343-2 du code civil : " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise. ".

11. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond. Cette demande ne peut toutefois prendre effet que lorsque les intérêts sont dus au moins pour une année entière, sans qu'il soit toutefois besoin d'une nouvelle demande à l'expiration de ce délai. De même, la capitalisation s'accomplit à nouveau, le cas échéant, à l'expiration de chaque échéance annuelle ultérieure sans qu'il soit besoin de formuler une nouvelle demande.

12. M. C a également droit à la capitalisation des intérêts mentionnés au point 9 du présent jugement à la date du 1er février 2022, date à laquelle une demande à cette fin a été enregistrée devant le tribunal et alors qu'il était dû au moins une année d'intérêts, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les dépens :

13. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".

14. Il ne résulte pas de l'instruction que M. C aurait exposé des dépens au sens des dispositions précitées. Ses conclusions tendant à la condamnation de l'État aux dépens ne peuvent ainsi qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

15. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 24 novembre 2021 par laquelle la commission de recours de l'invalidité a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. C dirigé contre la décision de la ministre des armées du 17 février 2021 ayant rejeté sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité est annulée, en tant qu'elle lui refuse l'octroi d'un taux de 55 %, dont 10 % au titre de la perte de sélectivité, pour l'infirmité pensionnée n° 1 " hypoacousie bilatérale ".

Article 2 : M. C a droit, à compter du 25 juin 2019, à une pension militaire d'invalidité, prenant en compte un taux de 55 % pour l'infirmité n° 1 " hypoacousie bilatérale " et un taux sans changement pour l'infirmité n° 2 " acouphènes bilatéraux permanents avec caractère invalidant ".

Article 3 : L'Etat versera à M. C les intérêts au taux légal sur les arrérages de sa pension militaire d'invalidité, dus en application de l'article 2 du présent jugement, à compter du 25 juin 2019, date de réception par l'administration de sa demande de révision de cette pension. Les intérêts échus à la date du 1er février 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 4 : L'Etat versera à M. C une somme de 1 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre des armées.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Zupan, président,

Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère,

M. Hugez, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.

Le rapporteur,

I. Hugez

Le président,

D. Zupan

La greffière,

L. Curot

La République mande et ordonne au ministre des armées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

lc

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions