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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2201116

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2201116

mardi 18 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2201116
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème chambre
Avocat requérantLOUARD FLORIAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire enregistrés les 29 avril et 23 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Louard, demande au tribunal : 1°) d'annuler les rectifications du 31 mai 2021 ; 2°) de fixer le montant de sa dette de taxe sur la valeur ajoutée à la somme de 16 991,07 euros ; 3°) d'enjoindre à l'autorité compétente d'annuler toute poursuite, toute pénalité et tout recouvrement à son encontre ; 4°) d'enjoindre à l'autorité compétente de négocier un échéancier de règlement ; 5°) de condamner l'Etat aux dépens et de mettre à sa charge la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la décision attaquée est insuffisamment motivée au regard de la loi du 11 juillet 1979 et sa motivation n'est pas conforme au principe de légalité ; - l'administration a méconnu les dispositions des articles 293 B à 293 F du code général des impôts relatifs à la franchise en base en matière de taxe sur la valeur ajoutée ; en particulier, la prise en compte de son chiffre d'affaires au titre des années 2015 et 2016 lui permet de bénéficier de la franchise en base au titre de l'année 2017 ; - le taux de marge de 50 % pris en compte par l'administration fiscale est irréaliste et doit être ramené à 20 % ; - la moitié de son activité est éligible au taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée prévu aux articles 279-0 bis et 278-0 bis A du code général des impôts ; il est en mesure de fournir les éléments justificatifs ; - en conséquence, le montant de sa dette de taxe sur la valeur ajoutée doit être fixé à la somme de 16 991,07 euros. Par un mémoire en défense enregistré le 5 août 2022, le directeur régional des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête. Il soutient que : - le moyen tiré du défaut de motivation et du principe de légalité est irrecevable, dès lors qu'il ne comporte ni exposé de faits, ni mention de normes juridiques qui auraient été méconnues ; - les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables dans un contentieux d'assiette ; - les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés. Les parties ont été informées par une lettre du 8 août 2022 que l'affaire était susceptible, à compter du 26 septembre 2022, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative. La clôture de l'instruction a été fixée au 17 octobre 2022 par ordonnance du même jour. Le directeur régional des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or a produit, le 17 octobre 2022, un nouveau mémoire qui, dépourvu d'éléments nouveaux, n'a pas été communiqué. Les parties ont été informées le 10 mars 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de fonder son jugement sur deux moyens relevés d'office, le premier tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation, dès lors que la proposition de rectification du 31 mai 2021 ne constitue pas un acte détachable de la procédure d'imposition, qu'elle ne peut, en conséquence, être déférée à la juridiction administrative par la voie d'un recours pour excès de pouvoir et ne peut faire l'objet que du recours de plein contentieux prévu aux articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, le second tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce qu'un échéancier de paiement soit négocié, dès lors qu'il n'appartient au juge administratif ni d'accorder des délais ou un échéancier de paiement, ni d'enjoindre à l'administration de le faire ou de le négocier. La directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or a présenté, en réponse à ces moyens, un mémoire, enregistré le 10 mars 2023, qui a été communiqué. M. B a présenté, en réponse à ces moyens, un mémoire, enregistré le 21 mars 2023, qui a été communiqué. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Irénée Hugez, - et les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. M. A B exerçait, sous la forme d'une entreprise individuelle, une activité de travaux de peinture et de plâtrerie à Charnay-lès-Mâcon, en Saône-et-Loire. Cette entreprise a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019, à l'issue de laquelle l'administration lui a proposé des rectifications en matière de taxe sur la valeur ajoutée, par voie de taxation d'office, et de bénéfice industriel et commercial, par une proposition de rectification en date du 31 mai 2020. À l'issue de la procédure de rectification, les rappels de taxe sur la valeur ajoutée ont été mis en recouvrement le 15 septembre 2021 pour un montant total de 84 685 euros au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019. Par une décision explicite du 13 avril 2022, l'administration fiscale a rejeté la réclamation contentieuse préalable du 22 octobre 2021 du contribuable. Par sa requête, présentée par son conseil comme un recours pour excès de pouvoir, M. B demande au tribunal d'annuler la proposition de rectification du 31 mai 2020, de fixer le montant de sa dette de taxe sur la valeur ajoutée à la somme de 16 991,07 euros et de prononcer diverses injonctions à l'encontre de l'administration fiscale.Sur la recevabilité : 2. En premier lieu, la proposition de rectification du 31 mai 2021 ne constitue pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Elle ne peut, en conséquence, être déférée à la juridiction administrative par la voie d'un recours pour excès de pouvoir et ne peut faire l'objet que du recours de plein contentieux prévu aux articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Par suite, les conclusions à fin d'annulation sont irrecevables et doivent être, pour ce motif, rejetées. 3. En deuxième lieu, il n'appartient au juge administratif ni d'accorder des délais ou un échéancier de paiement, ni d'enjoindre à l'administration de le faire. Par suite, les conclusions à fin d'injonction, tendant à ce qu'un échéancier de paiement soit accordé à M. B, sont irrecevables.Sur la portée de la requête : 4. Eu égard à la portée des conclusions et moyens présentés par M. B, et nonobstant sa représentation par un conseil, il y a lieu de regarder ses conclusions tendant à la fixation du montant de sa dette comme des conclusions à fin de décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été infligés au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019, et des pénalités correspondantes.Sur les conclusions à fin de décharge :En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition : 5. Le moyen tiré de la méconnaissance de la loi du 11 juillet 1979 et du principe de légalité n'est dirigé contre aucune décision. Il n'est, dès lors, pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, comme le soutient à juste titre l'administration fiscale. En tout état de cause, eu égard à l'obligation faite à l'administration d'établir les impôts dus par tous les contribuables d'après leur situation au regard de la loi fiscale, les décisions par lesquelles elle met une imposition à la charge d'un contribuable ou en redresse le montant ne peuvent être regardées comme des décisions administratives individuelles défavorables au sens de l'article premier de la loi du 11 juillet 1979, au surplus abrogé par l'ordonnance du 23 octobre 2015 relative aux dispositions législatives du code des relations entre le public et l'administration, et désormais codifié. Il en résulte qu'en tout état de cause, ce moyen, à le supposer même soulevé à l'encontre de la proposition de rectification en date du 31 mai 2021, est inopérant. En ce qui concerne l'application du régime de la franchise en base : 6. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération. 7. Aux termes de l'article 293 B du code général des impôts, dans sa version applicable au litige : " I. - Pour leurs livraisons de biens et leurs prestations de services, les assujettis établis en France, à l'exclusion des redevables qui exercent une activité occulte au sens du deuxième alinéa de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, bénéficient d'une franchise qui les dispense du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée, lorsqu'ils n'ont pas réalisé : / 1° Un chiffre d'affaires supérieur à : / a) 82 200 € l'année civile précédente ; / b) Ou 90 300 € l'année civile précédente, lorsque le chiffre d'affaires de la pénultième année n'a pas excédé le montant mentionné au a ; / 2° Et un chiffre d'affaires afférent à des prestations de services, hors ventes à consommer sur place et prestations d'hébergement, supérieur à : / a) 32 900 € l'année civile précédente ; / b) Ou 34 900 € l'année civile précédente, lorsque la pénultième année il n'a pas excédé le montant mentionné au a. / II. - 1. Le I cesse de s'appliquer : / a) Aux assujettis dont le chiffre d'affaires de l'année en cours dépasse le montant mentionné au b du 1° du I ; / b) Ou à ceux dont le chiffre d'affaires de l'année en cours afférent à des prestations de services, hors ventes à consommer sur place et prestations d'hébergement, dépasse le montant mentionné au b du 2° du I. / 2. Les assujettis visés au 1 deviennent redevables de la taxe sur la valeur ajoutée pour les prestations de services et les livraisons de biens effectuées à compter du premier jour du mois au cours duquel ces chiffres d'affaires sont dépassés. () ". 8. Il résulte de ces dispositions que les assujettis dont le chiffre d'affaires de l'année civile en cours afférent à des prestations de services atteint la limite visée par le b) du 2° du I de l'article 293 B du code général des impôts, cessent de bénéficier de la franchise en base de taxe sur la valeur ajoutée et qu'ils deviennent alors redevables de la taxe à compter du premier jour du mois au cours duquel le franchissement de la limite est intervenu. 9. En premier lieu, M. B, qui ne s'est pas soumis aux obligations déclaratives qui lui incombaient, tant en matière de taxe sur la valeur ajoutée que de bénéfices industriels et commerciaux, ne conteste dans la présente instance aucun des montants de chiffre d'affaires utilisés par la vérificatrice pour déterminer la date d'assujettissement de plein droit à la taxe sur la valeur ajoutée de son entreprise individuelle. Ainsi, alors que la vérificatrice a reconstitué les montants de chiffre d'affaires de cette entreprise, d'une part grâce aux factures transmises par le requérant, et, d'autre part, par le dépouillement des encaissements sur le compte bancaire professionnel de M. B, celui-ci ne conteste pas qu'il a atteint, à l'occasion de l'encaissement le 3 avril 2017, d'un chèque de 8 458 euros, un montant de chiffre d'affaires au titre de l'année 2017, de 58 026,64 euros, dont 38 710 euros de prestations de services. Ce dernier montant étant supérieur au montant mentionné au b du 2° du I, dit seuil majoré, le régime de la franchise en base cessait de lui être applicable en application du b du 1 du II de l'article 293 B du code général des impôts, et il était redevable de la taxe sur la valeur ajoutée pour les prestations de services et les livraisons de biens effectuées à compter du 1er avril 2017, en vertu du 2 du II de ce même article. L'argumentation de M. B, sur ce point, est peu intelligible et dénuée de toute pertinence. Ainsi, les circonstances qu'il fait valoir, tirées des montants de ses chiffres d'affaires au titre des années 2015 et 2016, qu'il s'abstient d'ailleurs de préciser, et du montant du rappel de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2017, qu'il semble comparer à tort aux seuils mentionnés à l'article 293 B du code général des impôts, confondant ce faisant chiffre d'affaires et montant de la taxe, sont sans incidence sur l'issue du litige. Enfin, si M. B se prévaut d'un " lissage " de son chiffre d'affaires sur trois ans, il ne fait état d'aucune disposition qui permettrait un tel lissage pour la détermination de l'assujettissement au régime de la franchise en base. Dès lors, il résulte de tout ce qui précède que c'est à bon droit que le service a considéré M. B ne bénéficiant plus du régime de franchise en base à compter du 1er avril 2017. 10. En second lieu, M. B soutient que le taux de marge de 50 %, pris en compte par le service pour son activité de ventes de fournitures, est disproportionné et qu'il y a lieu de retenir un taux de marge de 20 %. Il en déduit une réfaction d'environ 16 % du montant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. 11. Toutefois, il résulte de l'instruction, en l'espèce des termes mêmes de la proposition de rectification du 31 mai 2021, que le taux de marge retenu par l'administration pour l'activité de vente de fournitures a exclusivement été utilisé pour déterminer la date de franchissement des seuils mentionnés à l'article 293 B du code général des impôts, afin de fixer le régime applicable en matière d'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée. D'une part, la prise en compte d'un taux de marge inférieur à 50 % pour les ventes de fournitures aurait pour effet de constater le franchissement du seuil mentionné au b du 2° du I de l'article 293 B avant le 1er avril 2017 et ainsi, non de diminuer, mais d'augmenter les rappels de taxe en litige. D'autre part, il résulte encore des termes même de la proposition de rectification que ce taux est sans incidence sur le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée collectée ou due par M. B. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant. En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige : 12. Aux termes de l'article 279-0 bis du code général des impôts : " 1. La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 10 % sur les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien autres que ceux mentionnés à l'article 278-0 bis A portant sur des locaux à usage d'habitation, achevés depuis plus de deux ans, à l'exception de la part correspondant à la fourniture d'équipements ménagers ou mobiliers ou à l'acquisition de gros équipements fournis dans le cadre de travaux d'installation ou de remplacement du système de chauffage, des ascenseurs, de l'installation sanitaire ou de système de climatisation dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé du budget. / () 3. Le taux réduit prévu au 1 est applicable aux travaux facturés au propriétaire ou, le cas échéant, au syndicat de copropriétaires, au locataire, à l'occupant des locaux ou à leur représentant à condition que le preneur atteste que ces travaux se rapportent à des locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans et ne répondent pas aux conditions mentionnées au 2. Il est également applicable dans les mêmes conditions aux travaux réalisés par l'intermédiaire d'une société d'économie mixte intervenant comme tiers financeur. Le prestataire est tenu de conserver cette attestation à l'appui de sa comptabilité. () ". 13. Aux termes de l'article 278-0 bis A du code général des impôts : " I.-Relèvent du taux réduit mentionné au premier alinéa de l'article 278-0 bis les prestations de rénovation énergétique qui répondent aux conditions suivantes : / 1° Elles sont effectuées dans des locaux achevés depuis au moins deux ans ; / 2° Les locaux mentionnés au 1° du présent I sont affectés ou destinés à être affectés, à l'issue des travaux, à un usage d'habitation ; / 3° Ces prestations portent sur la pose, l'installation, l'adaptation ou l'entretien de matériaux, d'équipements, d'appareils ou de systèmes ayant pour objet d'économiser l'énergie ou de recourir à de l'énergie produite à partir de sources renouvelables () IV.-Pour l'application du I du présent article, le preneur de la prestation atteste par écrit que les conditions prévues au même I sont remplies. / Cette attestation est établie en double exemplaire, dont l'un est remis au redevable, qui le conserve à l'appui de sa comptabilité. () ". 14. Si M. B se prévaut de ce que la moitié de son activité entrerait dans les prévisions des dispositions précitées des articles 279-0 bis et 278-0 bis A du code général des impôts, lui permettant de bénéficier de taux réduits de taxe sur la valeur ajoutée, et s'il soutient qu'il " est en mesure de fournir les éléments justificatifs ", il n'en produit aucun dans la présente instance et il ne résulte pas davantage de l'instruction qu'il en aurait produit au cours de la procédure de contrôle ou de la procédure de rectification. Dès lors qu'il est seul en mesure de produire de tels justificatifs, à la conservation desquels il est du reste tenu en vertu des dispositions précitées, le moyen qu'il soulève, de nouveau dépourvu de toutes pièces permettant d'en apprécier le bien-fondé, ne peut qu'être écarté. 15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui ont été mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019. Le surplus de ses conclusions à fin d'injonction doit également être rejeté, par voie de conséquence et en tout état de cause. Sur les dépens : 16. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ". 17. Il ne résulte pas de l'instruction que M. B aurait exposé des dépens au sens des dispositions précitées. Ses conclusions tendant à la condamnation de l'État aux dépens ne peuvent ainsi qu'être rejetées. Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.D E C I D E : Article 1er : La requête de M. B est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or. Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient : M. Zupan, président, Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère, M. Hugez, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2023. Le rapporteur, I. Hugez Le président, D. Zupan La greffière, L. Curot La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition, La greffière,2N° 2201116lc

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