jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2201863 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2022, M. B A saisit le Tribunal d'un litige relatif à une dette d'aide personnalisée au logement qui l'oppose à la caisse d'allocations familiales de l'Yonne.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Pour les contentieux sociaux, l'article R. 772-6 du même code dispose : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
3. M. A doit être regardé comme demandant au Tribunal d'annuler la décision du 5 juillet 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Yonne a rejeté sa demande tendant au bénéfice d'une remise totale de sa dette d'aide personnalisée au logement s'élevant à 1 352,63 euros et lui a accordé une remise partielle de 676,32 euros. Il demande également au Tribunal le bénéfice d'une remise totale de sa dette d'aide personnalisée au logement.
4. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () La partie est réputée avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de quinze jours à compter de la date de réception du courrier, à l'issue de ce délai () ".
5. Par lettre adressée le 18 juillet 2022 et mise à sa disposition via l'application " Telerecours Citoyen ", le requérant a été invité à régulariser sa requête à l'aide d'un formulaire pré-rempli, en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Ce formulaire l'invitait notamment à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments et des justificatifs destinés à établir que la décision contestée méconnaît ses droits.
6. En application des dispositions précitées de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative, M. A est réputé avoir pris connaissance de ce courrier au plus tard le 8 août 2022. En dépit de cette demande de régularisation, l'intéressé, qui n'a pas renvoyé le formulaire pré-rempli dans les délais qui lui étaient imparti, se borne à se prévaloir de ses situations familiale et professionnelle ainsi que de ses difficultés financières, sans toutefois assortir ses allégations d'aucune précision et d'aucun élément de justification suffisants tendant à démontrer l'illégalité de la décision attaquée ou son incapacité totale à rembourser la somme de 676,31 euros laissée à sa charge après une remise de 50 % de sa dette d'aide personnalisée au logement initiale. En tout état de cause, M. A peut, s'il s'y croit fondé, s'adresser à la caisse d'allocations familiales afin de définir des modalités de remboursement les mieux adaptées à ses capacités financières, même minimes.
7. Dans ces conditions, la requête de M. A doit être regardée comme ne comportant que des moyens inopérants ou non assortis de précision suffisante. Il y a donc lieu de faire application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de rejeter cette requête.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Dijon, le 22 septembre 2022.
Le président de la 3ème chambre,
N. Delespierre
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
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Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
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Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
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