lundi 12 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202159 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GOURINAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2022, la Commune de Rouvray, représenté par Me Gourinat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à la SARL Ponzo Bâtiment, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, dans un délai de 15 jours à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard passé ce délai, de procéder à la reprise d'enduits sur les éléments de murs démolis, le terrassement pour encaissement de plateforme, la fourniture et la mise de tout venant compacté de la maison au niveau des voies existantes sur l'immeuble situé 9, rue Vannoise édifié sur la parcelle cadastrée AB 110 selon contrat régularisé le 25 octobre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la SARL Ponzo Bâtiment une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La procédure a été régulièrement transmis à la SARL Ponzo Bâtiment qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Delespierre, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Dijon, par une ordonnance n° 2202147 du 9 septembre 2022, a enjoint à la SARL Ponzo Bâtiment de procéder aux travaux sollicités par la commune de Rouvray sur un immeuble situé 9, rue Vannoise à Rouvray consécutivement à la destruction d'un immeuble mitoyen menaçant ruine. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la commune de Rouvray ont perdu leur objet en cours d'instance et il n'y a pas lieu d'y statuer.
2. Il n'y a pas lieu, en l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Rouvray tendant à ce que soit mis à la charge de la SARL Ponzo Bâtiment la somme de 1 500 euros demandés sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction présentées par la commune de Rouvray.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Commune de Rouvray et à la Société Ponzo Bâtiment.
Fait à Dijon, le 12 septembre 2022.
Le juge des référés,
N. DELESPIERRE
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026