jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202296 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | ADIDA ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2022, Mme O L épouse I, Mme C L épouse F, M. N L, Mme D L épouse Q, M. M L, M. J L et Mme K L épouse P, représentés par Me Rollet, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise en vue de déterminer les conditions de la prise en charge de leur père, M. R L, décédé le 23 avril 2020, par le centre hospitalier du pays Charollais Brionnais ;
2°) d'ordonner au centre hospitalier du pays Charollais Brionnais de faire l'avance des frais d'expertise ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier du pays Charollais Brionnais les dépens de l'instance ainsi qu'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les consorts L soutiennent que :
- leur défunt père, M. R S L, né le 4 août 1938, était atteint d'insuffisance cardiaque, de dyspnées et de maux de ventre et présentait des taux élevés sur tous les indices infectieux ;
- il a été hospitalisé à plusieurs reprises, les 4 mars, 19 mars et 11 avril 2020, au centre hospitalier du pays Charollais Brionnais ;
- le 13 avril 2020, il a fait un choc septique et l'examen tomodensitométrique a révélé que le foyer infectieux serait logé dans la vésicule biliaire, pour laquelle une opération a été prévue mais n'a pas été réalisée ;
- l'état précaire de M. L, atteint de défaillance multiviscérale sur fibrose pulmonaire, a nécessité une intubation avec ventilation mécanique à compter du 20 avril 2020 ;
- malgré les soins prodigués, M. L est décédé le 23 avril 2020 ;
- saisie le 21 août 2020, la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de la région Rhône-Alpes (CCI) a désigné le 24 août 2020 le docteur E B, spécialisé en pneumologie et maladies infectieuses, et le docteur E H, spécialisé en cardiologie et maladies vasculaires, aux fins de dresser un rapport d'expertise quant à la prise en charge médicale de M. L.
Par des mémoires, enregistrés les 12 septembre et 12 octobre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte d'Or (CPAM) :
1°) ne s'oppose pas à la présente demande d'expertise ;
2°) informe le tribunal qu'elle chiffrera sa créance dès le dépôt du rapport d'expertise ;
3°) demande au tribunal de rejeter la demande de production d'un relevé détaillé préalablement aux opérations d'expertise ;
Par un mémoire, enregistré le 15 septembre 2022, le centre hospitalier du pays Charollais Brionnais, représenté par la SELARL du Parc :
1°) demande au tribunal, à titre principal, de rejeter la présente requête ;
2°) à titre subsidiaire, ne s'oppose pas à la présente demande :
a) sous toutes protestations et réserves quant à sa responsabilité ;
b) sous réserve que la mission soit complétée ;
c) sous réserve que la CPAM produise un relevé détaillé préalablement aux opérations d'expertise ;
3°) demande au tribunal de rejeter l'ensemble des autres demandes des consorts L.
Il soutient que dans la mesure où la CCI a été saisie d'une demande d'indemnisation, la présente demande d'expertise ne saurait être instruite avant que le tribunal ne soit fixé quant au devenir de cette procédure.
Par un mémoire, enregistré le 21 septembre 2022, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Saumon :
1°) ne s'oppose pas à la présente demande, sous les protestations et réserves d'usage quant au bien-fondé de sa mise en cause ;
2°) demande au tribunal que la mission dévolue à l'expert soit complétée ;
3°) demande au tribunal de réserver les dépens.
Par un mémoire, enregistré le 12 octobre 2022, les requérants concluent aux mêmes fins que précédemment, et demandent, en outre, que le centre hospitalier du pays Charollais Brionnais soit débouté de sa demande tendant à ce que la CPAM produise un relevé détaillé préalablement aux opérations d'expertise.
Par un mémoire, enregistré le 12 octobre 2022, les requérants demandent au tribunal d'étendre les opérations d'expertise au centre hospitalier de Mâcon, dans la mesure où sa responsabilité pourrait être engagée à raison de la consultation sur dossier du mois d'avril 2020.
Par un mémoire, enregistré le 20 octobre 2022, le centre hospitalier de Mâcon, représenté par la SELARL RC avocats :
1°) ne s'oppose pas à la présente demande d'expertise, sous les plus expresses protestations et réserves quant à sa responsabilité ;
2°) demande au tribunal que la mission de l'expert soit complétée ;
3°) demande au tribunal que le chiffrage du préjudice intervienne selon la nomenclature Dintilhac ;
4°) demande au tribunal de dire et juger que les frais d'expertise seront avancés par les requérants ;
5°) demande au tribunal de réserver les dépens.
Par un courrier, enregistré le 27 février 2023, les consorts L, représentés par Me Rollet, informent le tribunal qu'ils se désistent de la demande d'expertise déposée auprès de la CCI.
Vu :
- les pièces de procédure établissant que la requête a été notifiée aux personnes mises en cause ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles ". Aux termes de l'article
R. 621-7-1 de ce code : " Les parties doivent remettre sans délai à l'expert tous documents que celui-ci estime nécessaires à l'accomplissement de sa mission ". Enfin, aux termes de l'article
R. 621-9 du même code : " Le rapport est déposé au greffe en deux exemplaires, des copies sont notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification peut s'opérer sous forme électronique () ".
2. Les faits relatés par les consorts L sont de nature à justifier la mesure d'instruction demandée. En conséquence, il y a lieu d'ordonner une expertise contradictoire aux fins et conditions définies dans le dispositif de la présente ordonnance, sans référence à une quelconque nomenclature et notamment à la nomenclature Dintilhac.
Sur les dépens :
3. Il sera statué, après dépôt du rapport d'expertise, sur la fixation et la charge des frais et honoraires d'expertise par le président du tribunal dans les conditions prévues à l'article R. 621-13 du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions des parties tendant à ce que le tribunal statue sur les dépens doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce et à ce stade du litige, de mettre à la charge du centre hospitalier du pays Charollais Brionnais la somme que demandent les requérants au titre des frais qu'ils ont exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est ordonné une expertise contradictoire en présence de Mme O L épouse I, de Mme C L épouse F, de M. N L, de Mme D L épouse Q, de M. M L, de M. J L, de Mme K L épouse P, du centre hospitalier du pays Charollais Brionnais, du centre hospitalier de Mâcon, de la CPAM de la Côte d'Or et de l'ONIAM.
Article 2 : M. G A, pneumologue, demeurant 4 Place Anatole France à Saint-Etienne (42000) est désigné comme expert avec pour mission de :
1°) se faire communiquer, avant convocation des parties, tout document susceptible de l'éclairer dans le déroulement de sa mission et notamment le décompte de débours détaillé établi par la caisse primaire d'assurance maladie, tous documents relatifs à l'état de santé de M. L et tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins et aux diagnostics pratiqués sur lui par les centres hospitaliers du pays Charollais Brionnais et de Mâcon dans le cadre de sa prise en charge en mars et avril 2020 ayant précédé son décès ; convoquer et entendre les parties et tous sachants ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de feu M. L.
2°) décrire l'état de santé de M. L et les soins et prescriptions antérieurs à son admission au centre hospitalier du pays Charollais Brionnais, les conditions dans lesquelles il a été pris en charge et soigné dans ces établissements ; décrire l'état pathologique du requérant ayant conduit aux soins, aux interventions et aux traitements pratiqués ;
3°) donner son avis sur le point de savoir si les diagnostics établis et les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science et s'ils étaient adaptés à l'état de M. L et aux symptômes qu'il présentait ; donner notamment son avis sur la pertinence des diagnostics des équipes médicales du centre hospitalier du pays Charollais Brionnais et sur l'utilité des gestes opératoires pratiqués ;
4°) de manière générale, réunir tous les éléments devant permettre de déterminer si des fautes médicales, des fautes de soins ou des fautes dans l'organisation des services ont été commises lors des hospitalisations de M. L ; si les diligences nécessaires pour l'établissement d'un diagnostic exact ont été mises en œuvre ; rechercher si les interventions et actes médicaux pratiqués ont été exécutés conformément aux règles de l'art ; déterminer les raisons de la dégradation de l'état de santé et du décès de M. L ainsi que le caractère habituel ou prévisible d'une telle conséquence ;
5°) dans l'hypothèse d'un retard de diagnostic, préciser si celui-ci était difficile à établir ; déterminer, le cas échéant, si le retard de diagnostic a été à l'origine de la perte de chance réelle et sérieuse de survie du requérant.
6°) préciser la fréquence de survenue de telles complications en général, et la fréquence attendue chez le requérant en particulier, au regard des éventuelles pathologies intercurrentes et des traitements qui y sont associés, de ses antécédents médicaux ou chirurgicaux ainsi que du pronostic global de sa maladie et des traitements nécessités par celle-ci ;
7°) donner son avis sur le point de savoir si le décès de M. L a un rapport avec son état initial ou les conséquences prévisibles de cet état ; le cas échéant, déterminer la part du préjudice présentant un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement reproché à l'établissement, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale, son évolution ou toute autre cause extérieure ;
8°) donner son avis sur le point de savoir si le ou les manquements éventuellement constatés ont fait perdre à M. L une chance sérieuse de survie lors de ses hospitalisations au centre hospitalier du pays Charollais Brionnais, et, le cas échéant, donner son avis sur l'ampleur (pourcentage) de la chance perdue par M. L de voir son état de santé s'améliorer et d'éviter le décès en raison de ces manquements ;
9°) dans l'hypothèse d'une infection nosocomiale :
* préciser la date à laquelle ont été constatés les premiers signes d'infection, a été porté le diagnostic, a été mise en œuvre la thérapeutique et si elle aurait pu raisonnablement être évitée ;
* dire quels ont été les moyens permettant le diagnostic, les éléments cliniques, paracliniques et biologiques retenus ; préciser les types de germes identifiés ;
* dire quel acte médical ou paramédical a été rapporté comme étant à l'origine des infections et dire par qui ils ont été pratiqués ;
* préciser l'origine des infections et le cas échéant les distinguer ;
* préciser si la conduite diagnostique et thérapeutique de ces infections ont été conformes aux règles de l'art et aux données acquises de la science médicale à l'époque où ces soins ont été dispensés ; en cas de réponse négative à cette dernière question, dire quelles auraient été les conséquences prévisibles de ces infections en l'absence de défaut de prise en charge ;
* procéder à une distinction entre la conséquence directe de chaque infection et l'état pathologique intercurrent ou un éventuel état antérieur ;
* se faire communiquer par le centre hospitalier du pays Charollais Brionnais les protocoles et comptes rendus du CLIN, les protocoles d'hygiène et d'asepsie applicables, les enquêtes épidémiologiques effectuées au moment de faits litigieux ;
* vérifier si les protocoles applicables ont bien été respectés en l'espèce : dire si la vérification a pu être faite et si les règles de traçabilité ont, à cet effet, été respectées ;
* vérifier si un manquement quel qu'il soit, notamment un manquement caractérisé aux obligations posées par la réglementation en vigueur en matière de lutte contre les infections nosocomiales, peut être relevé à l'encontre de l'établissement de soins concerné ou de l'un des professionnels de santé concerné ; en décrire l'incidence ;
10°) déterminer les débours et frais médicaux en relation directe et exclusive avec l'éventuel manquement reproché aux centres hospitaliers du pays Charollais Brionnais et de Mâcon en les distinguant expressément de ceux imputables à l'état initial ;
11°) dire si l'état de M. L a entraîné une incapacité temporaire résultant de troubles physiologiques ou psychologiques et en préciser les dates de début et de fin ainsi que le ou les taux ;
12°) donner son avis sur l'existence éventuelle de préjudices annexes (souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément spécifique, préjudice psychologique) et, le cas échéant, en évaluer l'importance en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de M. L ;
Article 3 : L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, s'entourer de tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et à éclairer le tribunal administratif.
Il pourra obtenir de toute partie et de tout tiers à l'instance, sans délai, sans que le secret médical lui soit opposable et sans être soumis, ni aux formalités prévues par l'article L. 1111-7 du code de la santé publique, ni à aucune autre formalité, la consultation ou la communication de tous documents qu'il estimera nécessaires à l'accomplissement de sa mission ;
En cas de carence des parties, il en informera le président du tribunal qui, après avoir provoqué les observations écrites de la partie récalcitrante, pourra ordonner la production des documents, s'il y a lieu sous astreinte, autoriser l'expert à passer outre ou l'autoriser à déposer son rapport en l'état, le tribunal tirant les conséquences du défaut de communication des documents à l'expert.
Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à
R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 6 : L'expert avertira les parties des jours et heures auxquels il sera procédé à l'expertise conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 7 : L'expert peut prendre l'initiative de procéder, avec l'accord des parties, à une médiation conformément aux dispositions de l'article R. 621-1 du code de justice administrative. Il devra, dans cette hypothèse, en informer le juge des référés et préserver dans son rapport d'expertise la confidentialité de la médiation menée.
Article 8 : L'expert adressera aux parties un pré-rapport permettant la production de tout dire avant de déposer son rapport définitif au greffe du tribunal.
Il déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 9 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 10 : Le surplus des conclusions présentées par les parties est rejeté.
Article 11 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme O L épouse I, à Mme C L épouse F, à M. N L, à Mme D L épouse Q, à M. M L, à M. J L, à Mme K L épouse P, au centre hospitalier du pays Charollais Brionnais, au centre hospitalier de Mâcon, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte d'Or, à l'ONIAM et à M. G A, expert.
Fait à Dijon le 16 mars 2023.
Le juge des référés,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026