LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2202458

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2202458

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2202458
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP LANCELIN & LAMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 septembre 2022 et 25 janvier 2023, M. E G, Mme J A épouse G et M. H G, représentés par Me Petit, demandent au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire (CHU) de Dijon ou, à défaut, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à verser à M. E G une somme de 2 605 418,34 euros au titre des préjudices qu'il a subis ;

2°) de condamner le CHU de Dijon à verser à Mme J G et à M. H G une somme de 50 000 euros à chacun d'eux au titre des préjudices qu'ils ont subis ;

3°) de mettre à la charge du CHU de Dijon les dépens ;

4°) de mettre à la charge du CHU de Dijon ou, à défaut, de l'ONIAM le versement d'une somme de 12 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les requérants soutiennent que :

- à titre principal, le CHU de Dijon ayant commis des fautes dans la prise en charge médicale et la surveillance de M. E G à l'origine de son traumatisme crânien et de son handicap, sa responsabilité est engagée ;

- à titre subsidiaire, M. E G ayant été victime d'un accident médical, la responsabilité sans faute du CHU de Dijon est engagée et il est fondé à demander une réparation de ses préjudices au titre de la solidarité nationale ;

- M. E G a subi un préjudice évalué à 2 605 418,34 euros ;

- Mme J G et M. H G ont subi un préjudice d'affection évalué à 50 000 euros.

Par un mémoire, enregistré le 16 novembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Côte-d'Or demande la condamnation du CHU de Dijon à lui rembourser la somme de 559 342,35 euros au titre des prestations versées et la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 novembre et 29 décembre 2022, le CHU de Dijon, représenté par Me Lambert, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet des demandes de condamnation présentées à son encontre.

Le CHU de Dijon soutient qu'il n'a commis aucune faute et que, dès lors, sa responsabilité n'est pas engagée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2024, l'ONIAM, représenté par Me Welsch, conclut au rejet de la requête.

L'ONIAM soutient que les conditions ouvrant droit à une indemnisation au titre de la solidarité nationale ne sont pas réunies.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bois,

- les conclusions de M. C,

- et les observations de Me Petit représentant les consorts G.

Considérant ce qui suit :

1. Le 12 janvier 2018 à 21 heures, M. E G, alors âgé de 29 ans, a été conduit aux urgences en raison d'idées suicidaires dans un contexte d'alcoolisation aigue et a alors été hospitalisé en unité d'hospitalisation de courte durée dans l'attente d'une place dans le service d'addictologie dans la soirée du 13 janvier 2018. Le 14 janvier 2018, il a été retrouvé à 4h15 en hyperthermie et en hypertension avec de la confusion puis, à 15 heures, inconscient avec un score de Glasgow à 3. Face à la dégradation de son état de santé, il a été sédaté, intubé et ventilé avant de subir un scanner cérébral révélant un grave traumatisme crânien. Il a le même jour été adressé au service de réanimation traumatologique et neurochirurgicale et a subi en urgence une craniectomie décompressive et une évacuation d'un hématome sous dural aigu temporal droit le 15 janvier 2018 avant d'être mis dans le coma durant vingt-cinq jours. M. G a ensuite subi, le 5 mars 2018, une cranioplastie droite et, face à des complications post chirurgicales, a dû endurer une nouvelle opération le 12 mars 2018 pour évacuer un empyème à staphylocoque horninis. Du 28 mars au 12 septembre 2018, l'intéressé a été hospitalisé dans un centre de rééducation fonctionnelle pour bénéficier d'une prise en charge pluridisciplinaire. M. G présentant des séquelles de son traumatisme crânien, il a bénéficié de l'allocation aux adultes handicapés entre le 1er août 2018 et le 31 juillet 2019, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées ayant retenu un taux d'incapacité compris entre 50 et 79 % le 22 novembre 2018. Estimant avoir été victimes de fautes dans sa prise en charge par le CHU de Dijon, M. E G et ses parents, Mme J G et M. H G, ont demandé l'organisation d'une expertise judiciaire. Par une ordonnance n° 1900629 du 2 avril 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a diligenté l'expertise sollicitée et a désigné un expert qui a remis son rapport le 11 mai 2020. La demande indemnitaire présentée le 27 juillet 2022 par M. E G et ses parents a été rejetée par le CHU de Dijon le 12 août 2022. M. E G et ses parents demandent au tribunal de condamner le CHU de Dijon à leur verser une somme totale de 2 655 418,34 euros au titre des préjudices subis.

Sur les conclusions à fin de condamnation présentées par les requérants :

En ce qui concerne la responsabilité du CHU de Dijon :

2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".

3. Une crise d'épilepsie survenue en contexte de sevrage alcoolique comporte un risque de récidive accru et justifie une surveillance particulière du patient par l'établissement de santé.

4. M. G, atteint d'une addiction à l'alcool et suivi à ce titre par le CHU de Dijon, a été admis aux urgences de ce centre hospitalier dans la soirée du 12 janvier 2018, pour des idées suicidaires et une forte imprégnation à l'alcool. Le 13 janvier 2018, un delirium tremens - délire de sevrage- a été suspecté à la suite d'une crise d'épilepsie généralisée tonico-clonique à 18h49. Un scanner cérébral réalisé le même jour à 20h54 a conclu à l'absence de lésion organique. Faute de place dans le service d'addictologie, M. G a alors intégré l'unité d'hospitalisation de courte durée à 21h16. Le 14 janvier 2018, une surveillance est opérée à 1h55 et aux alentours de 4h15, l'intéressé est retrouvé dans le couloir avec un épistaxis et une chambre en désordre. Il est mis une contention. A 5h07 est relevée une hyperthermie puis une somnolence à partir de 6h13. A 12h43, face à l'agitation et à la confusion de M. G, une prise en charge symptomatique du delirium tremens est mise en place. L'intéressé, retrouvé à 15 heures inconscient avec un score Glasgow côté à 3 doit être intubé à 16h28. Un nouveau scanner cérébral réalisé à 17h13 met en évidence un grave traumatisme crânien avec " un hématome intra parenchymateux temporal droit avec inondation ventriculaire et un hématome extradural de 10 mm en regard de fracture de voûte à gauche ". L'intéressé est alors admis à 18h28 au service de réanimation neuro-traumatologie et subit en urgence une craniectomie décompressive et une évacuation d'un hématome sous dural aigu temporal droit le lendemain puis une cranioplastie droite le 5 mars 2018 et une évacuation d'un empyème le 12 mars 2018. L'intéressé a dû suivre une rééducation pluridisciplinaire et son état de santé a été déclaré comme étant consolidé au 14 janvier 2020 par l'expert judiciaire. Si M. G, qui doit suivre un traitement antiépileptique à vie, présente peu de séquelles physiques, il reste atteint de troubles cognitifs avec en particulier un fonctionnement intellectuel ralenti et une écriture laborieuse.

5. Il résulte de l'instruction, et en particulier de la teneur des écritures de nature médicale et de l'absence de débat sur ce point entre les parties, que le traumatisme crânien de M. G qui a été diagnostiqué le 14 janvier 2018 à 17h13 doit être regardé comme la résultante d'une crise d'épilepsie survenue dans la nuit du 13 au 14 janvier 2018 entre 1h55 et aux alentours de 4h15 du matin provenant d'un " délire de sevrage " comportant notamment des idées suicidaires.

6. Tout d'abord, quand bien même M. G, patient connu du service addictologie du CHU de Dijon pour sa dépendance à l'alcool, a fait une crise d'épilepsie le 13 janvier 2018 à 18h49 ayant fait suspecter au personnel soignant un délire de sevrage au point que la réalisation rapide d'un scanner cérébral a été sollicitée, il ne s'est vu administrer les 12 et 13 janvier 2018 qu'une dose de 5 mg de Diapazam toutes les 8 heures (soit 15 mg par 24 heures), ce qui était une posologie clairement insuffisante pour éviter la survenance de nouvelles crises d'épilepsie dans un contexte de délire de sevrage avec des idées suicidaires, une dose minimale de 60 mg d'anxiolytique étant requise selon le rapport de l'expert judiciaire. Le CHU de Dijon a ainsi commis une faute dans la prise en charge médicale de M. G.

7. Ensuite, bien qu'ayant été un peu agité après sa première crise d'épilepsie intervenue à 18h49 le 13 janvier 2018, l'intéressé s'est " rapidement calmé " et est resté avec ses parents une " bonne partie de la soirée " selon le compte-rendu d'hospitalisation. Comme l'indique le rapport de l'expert judiciaire, le placement de l'intéressé en contention n'était alors pas indiqué et il ne peut dès lors être reproché au centre hospitalier de ne pas avoir mis en place une contention dans la nuit du 13 au 14 janvier 2018.

8. Enfin, bien qu'ayant la connaissance de l'addiction dont souffrait M. G, de la forte suspicion d'un délire de sevrage avec des idées suicidaires et de l'absence d'hospitalisation dans un service d'addictologie spécialisé, l'intéressé ne peut être regardé comme ayant fait l'objet d'une surveillance particulière de la part du personnel soignant du CHU de Dijon dans la nuit du 13 au 14 janvier 2018, une seule surveillance ayant été opérée entre 21h16 et 4h15 et le patient ayant été en mesure de subir seul une nouvelle crise d'épilepsie suffisamment grave pour conduire à un désordre dans sa chambre, à un épistaxis et à un grave traumatisme crânien révélé à 17h13 le 14 janvier 2018. Le défaut de surveillance du CHU de Dijon dans la nuit du 13 au 14 janvier 2018 doit dès lors être regardé dans les circonstances particulières de l'espèce comme étant établi.

9. Dans ces conditions, compte tenu de ce qui a été dit aux points 5 à 8, le CHU de Dijon doit être regardé comme ayant commis une faute tenant à un défaut de surveillance et une faute dans la prise en charge médicale de M. G à l'origine de son traumatisme crânien ayant conduit à son handicap cognitif.

En ce qui concerne l'évaluation des préjudices :

S'agissant des préjudices subis par M. E G :

Quant aux préjudices patrimoniaux :

10. En premier lieu, M. E G a résidé chez ses parents sans bénéficier d'une hospitalisation de jour, entre le 22 et le 28 mars 2018 puis entre le 13 septembre 2018 et le 1er juin 2019, date à laquelle il a été en capacité d'emménager seul dans son appartement. Il résulte de l'instruction, et en particulier des nombreux comptes rendus médicaux établis durant la rééducation de l'intéressé, que, si ce dernier a toujours été en capacité physique d'assurer seul les actes de la vie courante, il a revanche dû recourir à une assistance par une tierce personne non spécialisée, qui peut en l'espèce être évaluée à trois heures par semaine, pour lui apporter une aide matérielle en raison de ses troubles cognitifs pour la période au cours de laquelle il résidait chez ses parents. Compte tenu du montant horaire du salaire minimum des années 2018 et 2019, augmenté des charges sociales et des majorations de rémunération dues pour les dimanches et jours fériés, sur la base de 412 jours par an pour tenir compte des congés payés annuels, il sera fait une juste appréciation des frais d'assistance par une tierce personne en les évaluant à une somme de 1 755 euros.

11. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que M. G a occupé un poste de chef d'équipe entre 2011 et 2016 et a ensuite été demandeur d'emploi en assurant des missions ponctuelles en qualité d'intérimaire. A la date de l'accident, le 14 janvier 2018, l'intéressé n'avait pas occupé un emploi stable depuis le 13 décembre 2016. Dans ces conditions, les fautes commises par le CHU de Dijon ne peuvent être regardées comme étant à l'origine d'une perte de gains professionnels futurs. Ce chef de préjudice doit dès lors être écarté.

12. En dernier lieu, compte tenu de ses séquelles cognitives résultant des fautes commises par le CHU de Dijon identifiées aux points 6 et 8, M. G doit être regardé comme étant " dévalorisé " sur le marché du travail, voire définitivement inapte à occuper un emploi non adapté. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'incidence professionnelle en l'évaluant à une somme de 3 000 euros.

Quant aux préjudices extra-patrimoniaux :

13. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport de l'expert, que le déficit fonctionnel temporaire de M. G a été de 100 % pendant 143 jours, de 75 % pendant 99 jours, de 50 % pendant 262 jours et de 45 % pendant 226 jours. Il sera dès lors fait une juste appréciation du déficit fonctionnel temporaire subi par l'intéressé jusqu'à sa consolidation en l'évaluant à 7 200 euros.

14. En deuxième lieu, il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées par M. G, chiffrées par l'expert à 5 sur une échelle de 7, en les évaluant à une somme de 11 500 euros.

15. En troisième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique de M. G, chiffré par l'expert à 3 sur une échelle de 7, en l'évaluant à une somme de 3 000 euros.

16. En quatrième lieu, compte tenu du taux de déficit fonctionnel permanent, évalué par l'expert à 40 %, et de l'âge de l'intéressé à la date de la consolidation de son état de santé, le 14 janvier 2020, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à une somme de 85 000 euros.

17. En dernier lieu, il ne résulte pas de l'instruction, notamment du compte-rendu de l'ergothérapeute établi six mois après l'accident survenu le 14 janvier 2018, qui indique que M. G a pu reprendre ses activités de loisirs, en particulier la pétanque, lors de son retour chez parents le week-end et de l'absence de tout autre élément sur les activités exercées par l'intéressé avant le 14 janvier 2018, que le requérant aurait réellement subi un préjudice d'agrément dont il serait fondé à demander réparation. Ce chef de préjudice doit par suite être écarté.

S'agissant des préjudices subis par Mme J G et M. H G :

18. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection subi par les parents de M. G en l'évaluant, pour chacun d'eux, à une somme de 3 000 euros.

19. Il résulte de tout ce qui précède que le CHU de Dijon doit être condamné à verser à M. E G une somme de 111 455 euros, à Mme J G une somme de 3 000 euros et à M. H G une somme de 3 000 euros.

Sur les conclusions présentées par la CPAM de la Côte-d'Or :

En ce qui concerne les débours :

20. Il résulte de l'instruction, et en particulier de l'attestation d'imputabilité établie par son médecin conseil le 14 novembre 2022 -dont les mentions ne sont pas contestées en défense-, que la CPAM de la Côte-d'Or a exposé, pour le compte de son assuré, M. E G, des frais hospitaliers, des frais médicaux, des frais pharmaceutiques, des frais de transport, des indemnités journalières et un capital invalidité en 2022 pour un montant total de 559 342,35 euros.

En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :

21. En application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 visé ci-dessus, il y a lieu d'allouer à la CPAM de la Côte-d'Or la somme de 1 191 au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la CPAM de la Côte-d'Or est fondée à demander la condamnation du CH de Dijon à lui verser une somme de 559 342,35 euros au titre de ses débours et une somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Sur les frais liés au litige :

En ce qui concerne les dépens :

23. Compte tenu de l'ensemble de ce qui a été dit ci-dessus, il y a lieu de mettre définitivement les frais d'expertise, qui ont été taxés et liquidés à la somme de 1 940 euros TTC par une ordonnance du 29 mai 2020 du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Dijon, à la charge du CHU de Dijon.

En ce qui concerne les frais exposés par les parties et non compris dans les dépens :

24. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CHU de Dijon une somme de 1 500 euros à verser aux requérants au titre des frais qu'ils ont exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : Le CHU de Dijon est condamné à verser à M. E G la somme de 111 455 euros.

Article 2 : Le CHU de Dijon est condamné à verser à Mme J G la somme de 3 000 euros.

Article 3 : Le CHU de Dijon est condamné à verser à M. H G la somme de 3 000 euros.

Article 4 : Le CHU de Dijon est condamné à verser à la CPAM de la Côte-d'Or la somme de 559 342,35 euros ainsi que la somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Article 5 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 940 euros, sont définitivement mis à la charge du CHU de Dijon.

Article 6 : Le CHU de Dijon versera à M. E G, à Mme J G et à M. H G une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 7 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 8 : Le présent jugement sera notifié à M. E G, Mme J A épouse G, à M. H G, au centre hospitalier universitaire de Dijon, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte-d'Or.

Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, à M. B F, expert et à Mme I D, sapiteure.

Délibéré après l'audience du 17 mai 2024 à laquelle siégeaient :

- M. Boissy, président,

- Mme Desseix, première conseillère,

- Mme Bois, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.

La rapporteure,

C. BoisLe président,

L. BoissyLa greffière,

A. Roussilhe

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions