jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2300569 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET PALMIER & ASSOCIÉ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 mars et 18 juillet 2023, la société Girod Médias, représentée par Me David, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner in solidum la commune d'Autun et la communauté de communes du Grand Autunois Morvan à lui verser une somme de 301 676, 76 euros, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation de ces intérêts, en réparation du préjudice qu'elle a subi ;
2°) de supprimer certains passages du premier mémoire en défense de la commune d'Autun sur le fondement des dispositions de l'article L. 741-2 du code de justice administrative ;
3°) de mettre solidairement à la charge de la commune d'Autun et de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Girod Médias soutient que :
- la décision tacite par laquelle la commune d'Autun a décidé de résilier la convention de fourniture et d'entretien de mobilier urbain conclue le 15 septembre 2014 est irrégulière dès lors qu'elle est entachée d'un vice d'incompétence -faute pour la communauté de communes Grand Autunois Morvan, partie à cette convention, d'avoir donné son accord pour cette résiliation- et d'un défaut de motivation ;
- la décision de résiliation unilatérale prise par la commune d'Autun n'est justifiée par aucun motif d'intérêt général dès lors que les motifs exposés par la collectivité, tenant à la nécessité d'adopter un nouveau mode de gestion et de redéfinir ses besoins, ne sont pas de nature à justifier une telle résiliation ;
- le contrat n'était pas entaché d'irrégularité dès lors qu'au moment de sa conclusion en 2014, aucune règlementation n'imposait la réalisation d'une procédure de publicité et de mise en concurrence ;
- la décision de résiliation unilatérale est contraire au principe de loyauté des relations contractuelles ;
- elle a droit à réparation de l'intégralité de son préjudice qui correspond à la marge bénéficiaire qu'elle aurait obtenue si elle avait exécuté le contrat jusqu'à son terme ;
- certains passages, figurant aux pages 4, 5, 11 et 14 du mémoire en défense de la commune d'Autun enregistré le 4 avril 2023, présentent un caractère injurieux et diffamatoire.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 avril 2023 et 16 octobre 2024, la commune d'Autun, représentée par Me Palmier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 6 000 euros soit mise à la charge de la société Girod Médias au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2023, la communauté de communes du Grand Autunois Morvan, représentée par Me Bluteau, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la société Girod Médias au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La communauté de communes soutient que les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- l'ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Desseix,
- les conclusions de M. B,
- et les observations de Me Voisin substituant Me David, représentant de la société Girod Médias et de Me Monaji substituant Me Palmier, représentant la commune d'Autun.
Considérant ce qui suit :
1. La commune d'Autun et la communauté de communes du Grand Autunois Morvan, à qui la compétence " transport " -comportant notamment la gestion des abribus- a été transférée le 1er janvier 2010, ont conclu avec la société Girod Médias, le 15 septembre 2014, une " convention d'occupation du domaine public pour la fourniture et l'entretien gratuits de mobiliers de communication " pour une durée de douze ans, soit jusqu'au 14 septembre 2026. Par un avenant du 5 novembre 2019, la société Girod Médias et la commune d'Autun ont convenu du remplacement de sept planimètres par des panneaux déroulants et prolongé la durée d'exécution du contrat jusqu'au 14 septembre 2028. Par un courrier du 12 août 2022, la commune d'Autun a informé la société Girod Médias, d'une part, de son intention de résilier la convention à compter du 31 décembre 2022 en l'invitant à présenter ses observations sur la résiliation et, d'autre part, de la publication d'un avis de concession en l'invitant à présenter sa candidature. Un contrat de concession a ensuite été signé par la commune avec la société Philippe Védiaud Publicité le 5 décembre 2022, pour une durée de neuf ans, avec effet au 1er janvier 2023.
2. Les 24 novembre 2022 et 24 février 2023, la société Girod Médias a respectivement demandé à la commune d'Autun et à la communauté de communes du Grand Autunois Morvan de lui verser une somme réparant le préjudice qu'elle estimait avoir subi du fait de la résiliation de la convention. La société Girod Médias demande au tribunal de condamner in solidum ces collectivités à lui verser, au principal, la somme de 301 676,76 euros.
Sur les conclusions à fin de condamnation :
3. En vertu des règles générales applicables aux contrats administratifs, la personne publique cocontractante peut toujours, pour un motif d'intérêt général, résilier unilatéralement un tel contrat sous réserve des droits à indemnité de son cocontractant. Dans le cas particulier d'un contrat entaché d'une irrégularité d'une gravité telle que, s'il était saisi, le juge du contrat pourrait en prononcer l'annulation ou la résiliation, la personne publique peut, sous réserve de l'exigence de loyauté des relations contractuelles, résilier unilatéralement le contrat sans qu'il soit besoin qu'elle saisisse au préalable le juge. Après une telle résiliation unilatéralement décidée pour ce motif par la personne publique, le cocontractant peut prétendre, sur un terrain quasi-contractuel, pour la période postérieure à la date d'effet de la résiliation, au remboursement de celles de ses dépenses qui ont été utiles à la collectivité envers laquelle il s'était engagé. Si l'irrégularité du contrat résulte d'une faute de l'administration, le cocontractant peut, en outre, sous réserve du partage de responsabilités découlant le cas échéant de ses propres fautes, prétendre à la réparation du dommage imputable à la faute de l'administration. Saisi d'une demande d'indemnité sur ce second fondement, il appartient au juge d'apprécier si le préjudice allégué présente un caractère certain et s'il existe un lien de causalité direct entre la faute de l'administration et le préjudice.
En ce qui concerne la qualification du contrat :
4. Il résulte de l'instruction que le contrat conclu le 15 septembre 2014 entre la commune d'Autun et la communauté de communes du Grand Autunois Morvan, d'une part, et la société Girod Médias, d'autre part, avait pour objet la fourniture, l'installation et l'entretien de mobilier urbain destinés notamment à l'information municipale. Le titulaire du contrat devait assurer ces prestations à titre gratuit et était rémunéré par les recettes tirées de la vente d'espaces à des annonceurs publicitaires, tout en versant à la commune d'Autun une redevance annuelle de 1 350 euros pour l'occupation de son domaine public. Ce contrat, qui ne comporte aucune stipulation prévoyant le versement d'un prix à son titulaire, qui est exposé aux aléas de toute nature pouvant affecter le volume et la valeur de la demande d'espaces de mobilier urbain par les annonceurs publicitaires sur le territoire de la commune, sans qu'aucune stipulation du contrat ne prévoie la prise en charge, totale ou partielle, par la commune des pertes qui pourraient en résulter, a pour effet de transférer à son attributaire un risque lié à l'exploitation des ouvrages à installer.
5. Compte tenu de son objet et de la date à laquelle il a été conclu -antérieurement à l'entrée en vigueur de l'ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016-, ce contrat doit être regardé comme ayant essentiellement pour objet de répondre à un besoin de la commune d'Autun, en matière d'information des habitants, en fournissant une prestation de diffusion de l'information municipale sur des supports de mobilier urbain appartenant, pour une partie, à la commune et, pour l'autre, à la communauté de communes. En autorisant la société Girod Médias, en contrepartie de cette prestation, à exploiter, à titre exclusif et sur une longue durée, les mobiliers urbains pour ses propres besoins et à des fins commerciales, les collectivités doivent être regardées comme ayant consenti des avantages à leur cocontractant à titre onéreux alors même que ces avantages ne se traduisent par aucune dépense effective pour les collectivités. Un tel contrat ne constitue donc pas une simple convention d'occupation du domaine public mais doit en l'espèce être regardé comme ayant le caractère d'un marché public.
En ce qui concerne le bien-fondé de la mesure de résiliation :
6. En vertu du II de l'article 1er et du titre III du code des marchés publics applicable à la date de la conclusion du contrat, les marchés publics respectent les principes de liberté d'accès à la commande publique, d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures et, à ce titre, doivent être passés par les pouvoirs adjudicateurs, selon les cas, selon une procédure formalisée ou une procédure adaptée.
7. Il résulte de l'instruction, notamment des termes des courriers des 12 août 2022 et 23 février 2023, que le maire d'Autun a notamment prononcé la résiliation unilatérale de la convention conclue en 2014 au motif que ce contrat n'avait fait, lors de sa passation, d'aucune mesure de publicité et était ainsi entaché d'une illégalité.
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction et n'est d'ailleurs pas contesté que la convention du 15 septembre 2014 n'a fait l'objet, préalablement à sa conclusion, d'aucune des mesures de publicité et de mise en concurrence auxquelles sa passation était pourtant soumise et était ainsi entachée d'une irrégularité d'une gravité telle que, s'il en avait été saisi, le juge du contrat aurait pu en l'espèce prononcer la résiliation de la convention.
9. En second lieu, la société requérante soutient qu'en résiliant, comme il l'a fait, la convention conclue le 15 septembre 2014, le pouvoir adjudicateur a méconnu le principe du respect de l'exigence de loyauté des relations contractuelles.
10. D'une part, les circonstances que les relations contractuelles entre la société Girod Médias et la commune d'Autun ont débuté en 2003 et que, après la signature d'un nouveau contrat en 2014, les parties ont conclu un avenant le 5 novembre 2019 prévoyant l'installation de nouveaux planimètres et la prolongation du contrat jusqu'au 14 septembre 2028 ne sont en l'espèce pas de nature à caractériser un manquement à l'exigence de loyauté des relations contractuelles. D'autre part, la société Girod Médias, qui a été informée, en temps utile, du choix de la collectivité de conclure un nouveau contrat de concession et a été invitée à présenter sa candidature à ce nouveau contrat n'est pas fondée à soutenir que la commune aurait méconnu cette exigence lorsqu'elle a mis en œuvre une procédure de publicité et de mise en concurrence par délibération du 13 décembre 2021 sans l'avoir expressément préalablement informée de son intention de changer de prestataire.
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 10 que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que la résiliation de la convention du 15 septembre 2014 n'est pas justifiée au fond.
En ce qui concerne la réparation du préjudice :
12. En premier lieu, si, compte tenu du motif qui justifie la résiliation de la convention et ainsi qu'il a été dit au point 3, la société Girod Médias peut en principe prétendre, sur un terrain quasi-contractuel, pour la période postérieure à la date d'effet de la résiliation, au remboursement de celles de ses dépenses qui ont été utiles à la collectivité envers laquelle elle s'était engagée, elle n'a cependant présenté aucune demande sur le fondement de la responsabilité quasi-contractuelle et n'a en tout état de cause produit aucun élément permettant de déterminer le montant des dépenses qu'elle aurait effectivement engagées et qui auraient été utiles à la commune d'Autun ou à la communauté de communes du Grand Autunois Morvan pour la période postérieure à la date d'effet de la résiliation.
13. En second lieu, s'il est vrai que la commune d'Autun et la communauté de communes Grand Autunois Morvan ont commis une faute en 2014 en concluant une convention sans avoir préalablement organisé les mesures de publicité et de mise en concurrence appropriées, les manquements aux règles de passation commis par ces collectivités publiques ont tout d'abord eu une incidence déterminante sur l'attribution de la convention à la société Girod Médias de sorte que le lien entre la faute de l'administration et le manque à gagner dont la société entend obtenir la réparation ne peut pas être regardé comme direct. Ensuite, la société requérante a elle-même commis une grave faute en se prêtant à la conclusion d'un contrat dont, compte tenu de son expérience, elle ne pouvait ignorer l'illégalité. Enfin, les irrégularités invoquées par la société requérante, tirées du vice d'incompétence et du défaut de motivation entachant la mesure de résiliation, sont en tout état de cause dépourvues de tout lien de causalité avec le préjudice qu'elle allègue avoir subi.
14. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 12 et 13 que la société Girod Médias n'est pas fondée à soutenir qu'elle a droit à la réparation du préjudice, constitué par son seul manque à gagner, qu'elle estime avoir subi en raison de la résiliation unilatérale de la convention conclue le 15 septembre 2014.
15. Les conclusions à fin de condamnation présentées par la société requérante doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 741-12 du code de justice administratives :
16. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les juridictions peuvent, dans les causes dont elles sont saisies, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
17. La société Girod Médias demande au tribunal de supprimer certains passages exposés aux pages 3, 4, 11 et 14 du mémoire de la commune d'Autun enregistré le 4 avril 2023. Toutefois, les passages dont la suppression est demandée n'ont en l'espèce pas excédé le droit à la libre discussion dans le cadre du débat contentieux et ne présentent pas un caractère injurieux ou diffamatoire. Les conclusions de la société requérante tendant à l'application de l'article L. 741-12 du code de justice administratives doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune d'Autun et de la communauté de communes Grand Autunois Morvan, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, le versement de la somme que demande la société Girod Médias au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
19. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Girod Médias une somme de 1 200 euros à verser à la commune d'Autun et une somme de 1 200 euros à verser à la communauté de communes Grand Autunois Morvan au titre de ces mêmes frais.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la société Girod Médias est rejetée.
Article 2 : La société Girod Médias versera à la commune d'Autun une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La société Girod Médias versera à la communauté de communes Grand Autunois Morvan une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions présentées par les parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Girod Médias, à la commune d'Autun et à la communauté de communes Grand Autunois Morvan.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- Mme Desseix, première conseillère,
- Mme Bois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
La rapporteure,
M. DesseixLe président,
L. BoissyLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026