Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société MAIF, en qualité de subrogée dans les droits de son assurée, afin d’obtenir la condamnation de la commune de Paroy-en-Othe à lui rembourser 33 711,31 euros pour des préjudices liés à des travaux de voirie réalisés en 2015. Après l’échec d’une tentative de médiation, la MAIF s’est désistée de son instance. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de mettre des frais à la charge de la requérante.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mars 2023, la société MAIF, représentée par Me Barberousse, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Paroy-en-Othe à lui verser la somme de 33 711,31 euros, assortie des intérêts au taux légal, en remboursement des sommes qu’elle a versées à son assurée, Mme B... A..., en réparation des préjudices que celle-ci a subis en raison des travaux de voirie réseaux réalisés dans le centre-bourg de la commune de Paroy-en-Othe de janvier à octobre 2015 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Paroy-en-Othe une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2024, la commune de Paroy-en-Othe, représentée par ADAES Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la MAIF une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 27 juin 2024, le président de la 3ème chambre du tribunal a proposé aux parties l’ouverture d’une procédure de médiation à l’initiative du juge et, par une ordonnance du 22 juillet 2024, un médiateur a été désigné en application des articles L. 213-7 et suivant du code de justice administrative.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 28 octobre 2025, la MAIF déclare se désister de l’instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Le désistement d’instance de la MAIF est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la MAIF la somme que demande la commune de Paroy-en-Othe au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de la société MAIF.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Paroy-en-Othe au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société MAIF et à la commune de Paroy-en-Othe.
Fait à Dijon le 18 novembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de l’Yonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier