mardi 10 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2301487 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mai 2023, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée MSS Volailles, représentée par l'association d'avocats à responsabilité professionnelle individuelle Legasphere, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2017 et en 2018 ;
2°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 ;
3°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur les véhicules de société mis à sa charge au titre de la période du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017 ;
4°) de prononcer la décharge des amendes fiscales qui lui ont été infligées au titre de l'article 1737 du code général des impôts au titre des exercices clos en 2017 et en 2018 ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- s'agissant des recettes non comptabilisées, elle a elle-même remis les factures non comptabilisées à l'administration et les sommes en résultant n'ont pas été appréhendées par l'associé, mais laissées sur le compte bancaire de la société ; l'absence de comptabilisation est imputable à son cabinet comptable ;
- les rappels de taxe sur la valeur ajoutée sont injustifiés à hauteur des régularisations opérées : l'écriture de régularisation de taxe sur la valeur ajoutée déductible sur autres biens et services d'un montant de 15 809 euros et l'écriture de régularisation de taxe sur la valeur ajoutée déductible sur immobilisations d'un montant de 15 316 euros correspondent à une taxe antérieurement omise ; à hauteur de 5 489 euros, la comptabilisation des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée de 2017 a été faite en 2018 ; il restait également en 2018 un reliquat de taxe sur la valeur ajoutée déductible sur immobilisations de 2017 d'un montant de 608 euros ; un montant de 5 448 euros doit encore être régularisé s'agissant de la valeur ajoutée déductible au titre des autres biens et services de l'année 2017 ; le solde au 1er janvier 2018 du compte 445660 est de 47 145 euros, eu égard aux déclarations de 2017 comptabilisées en 2018 ;
- aucun manquement délibéré ne peut lui être reproché, dès lors qu'elle a elle-même produit les factures non comptabilisées, que les paiements correspondants ont été encaissés sur le compte bancaire de la société, qu'aucune somme n'a été désinvestie et que le cabinet comptable est responsable de cette absence de comptabilisation ;
- les factures ayant donné lieu à l'amende prévue par l'article 1737 du code général des impôts ne constituent pas des factures de complaisance, dès lors que deux d'entre elles ont fait l'objet de règlements par chèque des clients, qu'elle n'a jamais entendu dissimuler l'identité des clients et que les quantités vendues correspondaient à la consommation de familles nombreuses ou d'achats à l'occasion de fêtes ou pour congeler la marchandise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre-Est conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions relatives à la taxe sur les véhicules de société, à l'impôt sur les sociétés à hauteur d'un montant de 437 673 euros en base, à la taxe sur la valeur ajoutée, à hauteur d'un montant en droits de 22 931 euros, et en matière d'amendes, à hauteur de 12 746 euros, sont irrecevables, dès lors que ces conclusions ne sont assorties d'aucun moyen ;
- les moyens soulevés en matière de revenus distribués dans les mains de M. A sont dépourvus d'objet dans la présente instance et inopérants ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées par une lettre du 1er août 2023 que cette affaire était susceptible, à compter du 9 octobre 2023, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été fixée au 9 novembre 2023 par ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Irénée Hugez,
- les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public,
- et les observations de Me Rothdiener, représentant l'EURL MSS Volailles.
Considérant ce qui suit :
1. L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) MSS Volailles, qui exerçait à Saint-Apollinaire dans la Côte-d'Or une activité de commerce de viandes et autres produits alimentaires, de traiteur et de rôtisserie, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018, à la suite de laquelle l'administration, qui a considéré sa comptabilité au titre des exercices clos en 2017 et en 2018 comme non probante, lui a adressé une proposition de rectification, en date du 3 août 2020, en matière d'impôt sur les sociétés, de taxe sur la valeur ajoutée, de taxe sur les véhicules de sociétés et d'amendes pour manquements aux règles de facturation. Malgré les observations du contribuable, les rectifications proposées ont été maintenues et les impositions en résultant ont été mises en recouvrement le 15 avril 2021, pour un montant total en droits, pénalités et amendes de 334 471 euros. Le silence de l'administration fiscale a fait naître une décision implicite de rejet de la réclamation du 11 mai 2021 de la société. Par sa requête, l'EURL MSS Volailles demande au tribunal de prononcer la décharge des suppléments d'impôt sur les sociétés, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et de taxe sur les véhicules de société et des amendes fiscales dont elle a fait l'objet.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige :
2. En premier lieu, s'agissant tant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée que des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés à raison des factures non comptabilisées, l'entreprise requérante se borne à soutenir qu'elle a elle-même remis les factures concernées à la vérificatrice, que les sommes en résultant n'ont pas été appréhendées par son associé unique mais laissées sur le compte bancaire de l'entreprise, qu'aucun désinvestissement ne peut lui être reproché et que l'absence de comptabilisation desdites factures est imputable à son cabinet comptable. Alors que l'EURL MSS Volailles soutient elle-même qu'elle ne conteste ni l'absence de comptabilisation des factures litigieuses ni les rappels de taxe sur la valeur ajoutée collectée en résultant, les seuls arguments qu'elle soumet au juge de l'impôt sont sans incidence sur le bien-fondé des impositions en litige, comme le soutient à juste titre l'administration fiscale. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige sont composés, en premier lieu, de taxe sur la valeur ajoutée collectée non déclarée sur factures non comptabilisés, en deuxième lieu de taxe sur la valeur ajoutée collectée non déclarée sur factures comptabilisées, en troisième lieu de taxe déduite relative à une facture ne la mentionnant, en quatrième lieu de taxe déduite relative à des biens pour laquelle la taxe n'est pas déductible et enfin en cinquième lieu de taxe déduite relative à des charges non engagées dans l'intérêt de l'entreprise. S'agissant de la taxe collectée non déclarée sur factures comptabilisées, la vérificatrice a procédé à un rapprochement entre le chiffre d'affaires comptabilisé au titre de chacune des années en litige et le chiffre d'affaires effectivement déclaré sur les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée. Elle en a déduit une omission déclarative de taxe collectée, d'un montant de 30 726 euros au titre de l'année 2017 et d'un montant de 78 412 euros au titre de l'année 2018.
4. D'une part, pour contester les seuls rappels de taxe sur la valeur ajoutée collectée, la société requérante se prévaut, tout d'abord, de trois régularisations de taxe sur la valeur ajoutée, deux de montants respectifs de 2 500 euros et de 15 000 euros, portées respectivement sur les déclarations d'avril et de novembre 2019 sur la ligne " TVA antérieurement déduite à reverser ", la troisième d'un montant de 9 898 euros portée sur la déclaration de décembre 2019 sur la ligne " Somme à ajouter () ". La société ne mentionne ni la nature de ces sommes, ni leur décomposition, ni la période à laquelle elles se rattachent, de sorte que son argumentation sur ce point est dépourvue des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
5. D'autre part, la société se prévaut ensuite, par une argumentation au demeurant constituée d'assertions juxtaposées sans démonstration cohérente, de diverses sommes, qui seraient constituées de taxe déductible non déduite au cours de la période en litige, correspondant à des factures relatives aux exercices clos en 2017 et en 2018 qui n'auraient été comptabilisées qu'à la clôture de l'exercice clos en 2018, lors de la réalisation du bilan, et qui correspondraient à une insuffisance de déclaration de taxe déductible au titre de la période en litige allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018, constatée dans sa comptabilité au 31 décembre 2018. Toutefois, dès lors que les rehaussements en litige sont constitués d'un rappel de taxe sur la valeur ajoutée collectée, une telle argumentation, fondée sur une insuffisance de déclaration de taxe sur la valeur ajoutée déductible est, par elle-même, inopérante.
6. En outre, à supposer même que l'on puisse regarder l'EURL MSS Volailles comme sollicitant implicitement une demande de compensation entre l'insuffisance de déclaration de taxe collectée et l'insuffisance de déclaration de taxe déductible, la société, qui se borne à produire des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée et un grand-livre des comptes de l'exercice clos en 2018, ne démontre pas davantage que précédemment, l'existence même du crédit de taxe déductible dont elle se prévaut, dès lors qu'elle n'établit ni la nature de ce crédit, ni sa décomposition, ni la période à laquelle il se rattache. Elle ne produit pas, en particulier, les factures correspondantes mentionnant la taxe alléguée et n'établit pas ne pas avoir déjà déduit cette taxe.
7. Il résulte de tout ce qui a été dit aux points 3 à 6 que le moyen relatif au rapprochement de taxe sur la valeur ajoutée doit être écarté.
En ce qui concerne les pénalités :
8. D'une part, aux termes des deux premiers alinéas de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré ; ".
9. D'autre part, aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et du droit de timbre, la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. ".
10. Il résulte des dispositions précitées que la pénalité pour manquement délibéré a pour seul objet de sanctionner la méconnaissance par le contribuable de ses obligations déclaratives. Pour établir ce manquement délibéré, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt. La pratique consistant à souscrire des déclarations dans lesquelles les bases d'imposition sont volontairement minorées est exclusive de toute bonne foi.
11. L'administration a appliqué des pénalités pour manquement délibéré aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée collectée correspondant aux factures non comptabilisées et à ceux résultant du rapprochement de chiffre d'affaires opéré par l'administration fiscale, desquels elle a déduit le montant des trois régularisations mentionnées au point 4 du présent jugement, aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée déductible correspondant aux factures ne mentionnant pas la taxe, aux factures non établies au nom de la société et aux factures relatives à des véhicules particuliers, et enfin aux suppléments d'impôt sur les sociétés résultant tant des omissions de recettes que des charges non admises en déduction par le service. L'EURL MSS Volailles se borne en l'espèce à contester les pénalités pour manquement délibéré appliquées aux suppléments d'impôt sur les sociétés et aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée collectée relatifs aux factures non comptabilisées.
12. Pour appliquer la majoration pour manquement délibéré en litige, aux suppléments d'impôt sur les sociétés et aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée, résultant de l'absence de comptabilisation de factures émises, dont le bien-fondé résulte de ce qui précède, l'administration s'est fondée sur le montant élevé, égal à 145 510,68 euros hors taxes au titre de l'exercice clos en 2017 et à 156 347,60 euros hors taxes au titre de l'exercice clos en 2018, des recettes omises, sur le caractère répété du manquement constaté au cours de la période considérée, sur le fait que la société ne pouvait ignorer les règles consistant à comptabiliser chacune des factures émises et la taxe sur la valeur ajoutée corrélative. En l'espèce, l'omission durant un mois entier au cours de chaque exercice d'enregistrement des opérations correspondant aux factures émises ne peut constituer une erreur ou une omission involontaire. La société requérante, qui demeure responsable de ses propres déclarations, ne peut utilement se prévaloir de ce que son cabinet comptable aurait dû se rendre compte de ces omissions. Elle ne peut davantage se prévaloir utilement de ce qu'elle aurait remis spontanément les factures non comptabilisées au vérificateur, dès lors que, comme il a été dit au point 10, le caractère délibéré du manquement s'apprécie à la date des déclarations. Enfin, les circonstances selon lesquelles les sommes en litige auraient été versées sur le compte bancaire de la société et elles n'auraient pas été désinvesties sont sans incidence sur l'existence d'un manquement délibéré de la société requérante à ses obligations déclaratives. Par suite, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, l'administration doit être regardée comme apportant, sur ce point, la preuve qui lui incombe, du manquement délibéré du contribuable.
En ce qui concerne les amendes fiscales :
13. Aux termes des deux premiers alinéas de l'article 1737 du code général des impôts : " I. - Entraîne l'application d'une amende égale à 50 % du montant : / 1. Des sommes versées ou reçues, le fait de travestir ou dissimuler l'identité ou l'adresse de ses fournisseurs ou de ses clients, les éléments d'identification mentionnés aux articles 289 et 289 B et aux textes pris pour l'application de ces articles ou de sciemment accepter l'utilisation d'une identité fictive ou d'un prête-nom ; ".
14. Il appartient à l'administration, lorsqu'elle a mis en recouvrement une amende fiscale sur le fondement de ces dispositions du I de l'article 1737 du code général des impôts, d'apporter la preuve que les faits retenus à l'encontre du redevable entrent bien dans les prévisions de ces dispositions. Il lui appartient également d'établir que les omissions constatées sur les factures avaient pour objet, de la part du contribuable concerné, de travestir ou dissimuler l'identité véritable de ses clients et ne résultaient pas d'une simple négligence, ou que les mentions figurant sur ces factures résultaient d'une volonté de sciemment accepter l'utilisation d'une identité fictive ou d'un prête-nom.
15. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'EURL MSS Volailles a émis quarante-deux factures au cours de l'exercice clos en 2017 et quarante-cinq factures au cours de l'exercice clos en 2018 ne faisant figurer ni le nom ni l'adresse de ses clients, mais seulement la mention " comptoir ", que ces factures, à l'exception de deux d'entre elles, sont mentionnées acquittées en espèces et enfin que, malgré cette mention " comptoir ", ces factures font état de l'existence d'un bon de livraison, qui n'a pu être produit devant l'administration et qui n'est pas davantage produit dans la présente instance. Si la société requérante soutient que les deux factures ayant fait l'objet d'un règlement par chèque ne pouvaient faire l'objet de l'amende en litige, l'administration fiscale fait valoir sans être contredite sur ce point que le tiers au nom duquel est enregistré le paiement par chèque ne correspond à aucun contribuable connu de ses services. Si la société soutient encore que ces factures correspondraient à des ventes à des particuliers, notamment des familles nombreuses pratiquant la congélation ou achetant pour des fêtes et cérémonies, il résulte de l'instruction compte tenu de la nature et des quantités de produits vendus, dépassant le plus souvent plusieurs dizaines de kilogrammes, que ces factures ne peuvent être regardées comme se rapportant à des ventes au détail faites à des particuliers exclues du champ d'application des dispositions de l'article 1737 du code général des impôts. L'EURL MSS Volailles ne justifiant davantage devant le juge de l'impôt qu'elle ne l'a fait devant l'administration, ni des véritables destinataires de ces factures, ni des modalités de paiement, hors les deux factures précitées, l'administration fiscale doit être regardée comme établissant que la société requérante a dissimulé, à l'occasion de l'exercice de ses activités professionnelles, l'identité de ces clients. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par l'administration fiscale, que l'EURL MSS Volailles n'est fondée à demander la décharge ni des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018, ni des rappels de taxe sur les véhicules de sociétés mis à sa charge au titre de la période du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017, ni des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2017 et 2018, ni des pénalités correspondantes, ni des amendes qui lui ont été infligées au titre de l'article 1737 du code général des impôts.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'EURL MSS Volailles demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'EURL MSS Volailles est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée MSS Volailles et à l'administrateur de l'Etat en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre-Est.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Nicolet, président,
M. Hugez, premier conseiller,
M. Cherief, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 septembre 2024.
Le rapporteur,
I. Hugez
Le président,
Ph. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026