LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2303226

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2303226

jeudi 30 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2303226
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSCP BEZIZ-CLEON CHARLEMAGNE CREUSVAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2023, la commune de Marliens, représentée par Me Creusvaux, demande au juge des référés d'ordonner une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de déterminer les causes et origines de la non-conformité aux règles d'accessibilité aux personnes handicapées de deux maisons individuelles, réalisées en 2022 sur le territoire de la commune en exécution d'un marché public.

La commune de Marliens soutient que :

- en 2019, elle a confié un marché de maîtrise d'œuvre pour la construction de deux maisons individuelles à la société Bureau d'architecture et d'urbanisme (BAU) ;

- les travaux réalisés ont fait l'objet d'une réception avec réserves le 29 juillet 2022 ;

- dans son rapport du 26 janvier 2023, la société Socotec a constaté que certains travaux réalisés n'étaient pas conformes aux règles d'accessibilité aux personnes handicapées ;

- elle a demandé à la société BAU de faire le nécessaire afin de remédier aux désordres, qui n'a pas fait procéder aux travaux de mise en conformité ;

- une expertise est nécessaire avant l'engagement d'une action en responsabilité.

Par un mémoire, enregistré le 21 février 2024, la SARL BAU, représentée par Me Langlois, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée tout en formulant ses plus expresses protestations et réserves quant à sa mise en cause.

Vu :

- les pièces de procédure établissant que la requête a été notifiée aux personnes mises en cause et notamment à la mutuelle des architectes français (MAF), qui n'a pas produit de mémoire ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, en application de l'article

L. 511-2 du code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ". L'utilité d'une mesure d'expertise ou d'instruction qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

2. Il résulte de l'instruction, et en particulier des procès-verbaux de réception des travaux et du rapport de vérification technique de l'accessibilité aux personnes handicapées, que les réserves émises lors des opérations de réception n'ont jamais été levées et qu'ainsi, la commune de Marliens est encore liée à ses co-contractants. Dès lors, il lui appartient d'exercer les prérogatives qui sont les siennes, en sa qualité de maître de l'ouvrage, tant à l'égard du maître d'œuvre que des entreprises de travaux défaillants.

3. Ainsi, en l'état de l'instruction, il n'existe pas d'intérêt à diligenter l'expertise sollicitée dès lors que cette dernière n'apparaît pas pouvoir sérieusement se rattacher à un litige principal qui serait susceptible d'être engagé et que la commune de Marliens dispose de l'autorité et des moyens pour agir à l'égard de ses cocontractants. La demande d'expertise ne présente donc actuellement aucun caractère utile et doit, par suite, être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la commune de Marliens est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Marliens, à la société Bureau d'architecture et d'urbanisme et à la mutuelle des architectes français.

Fait à Dijon le 30 mai 2024.

Le juge des référés,

L. Boissy

La République mande et ordonne au préfet de la Côte d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2303226

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions