jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2303454 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LE GUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 4 décembre 2023, 10 janvier et 13 septembre 2024, la communauté urbaine Le Creusot-Montceau (CUCM), représentée par la SELARL BLT droit public, demande au tribunal :
1°) de condamner in solidum la société Eiffage génie civil, la société Strates ouvrages d'art, la société PMM, la SAS Bureau Alpes contrôles et la société Conect à lui verser la somme de 247 947,70 euros, assortie des intérêts au taux légal, en réparation des différents préjudices matériels qu'elle a subis ;
2°) de condamner in solidum la société Eiffage génie civil, la société Strates ouvrages d'art, la société PMM, la SAS Bureau Alpes contrôles et la société Conect à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle a subi ;
3°) de mettre solidairement à la charge de la société Eiffage génie civil, de la société Strates ouvrages d'art, de la société PMM, de la SAS Bureau Alpes contrôles et de la société Conect la somme de 51 938,85 euros au titre des frais d'expertise ;
4°) de mettre solidairement à la charge de la société Eiffage génie civil, de la société Strates ouvrages d'art, de la société PMM, de la SAS Bureau Alpes contrôles et de la société Conect la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, la SAS Bureau Alpes contrôles, représentée par la SELARL Barre-Le Gleut, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la CUCM les dépens de l'instance ainsi qu'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2024, la société Strates ouvrages d'art, représentée par Me Simplot, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter la requête et l'ensemble des conclusions dirigées contre elle et de mettre à la charge de la CUCM une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner, la société Eiffage génie civil, et la société PMM à la garantir de l'ensemble des condamnations prononcées à son encontre.
Par un courrier du 27 juin 2024, le président de la 3ème chambre du tribunal a proposé aux parties l'ouverture d'une procédure de médiation à l'initiative du juge et, par une ordonnance du 29 janvier 2025, un médiateur a été désigné en application des articles L. 213-7 et suivant du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 29 avril 2025, la CUCM déclare se désister de son action et de son instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Le désistement d'action et d'instance de la CUCM est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu de mettre à la charge définitive de la CUCM les frais d'expertise, résultant de la requête n° 2100276, taxés à la somme totale de 51 938,85 euros par une ordonnance du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Dijon en date du 28 septembre 2023.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la CUCM le versement des sommes que demandent la SAS Bureau Alpes contrôle et la société Strates ouvrages d'art au titre des frais qu'elles ont exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'action et d'instance de la communauté urbaine Le Creusot-Montceau.
Article 2 : Les frais d'expertise, d'un montant de 51 938,85 euros, sont définitivement mis à la charge de la communauté urbaine Le Creusot-Montceau.
Article 3 : Les conclusions des parties sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté urbaine Le Creusot-Montceau, à la société Eiffage génie civil, à la société Strates ouvrages d'art, à la société PMM, à la SAS Bureau Alpes contrôles et à la société Conect.
Fait à Dijon le 22 mai 2025.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026