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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2303576

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2303576

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2303576
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationCH 3 JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 921,02 euros réclamé par la MSA de Bourgogne. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné la demande de remise gracieuse de la dette. Il a constaté que si la bonne foi de M. B n'était pas contestée, sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale ou partielle. La décision a été rendue sur le fondement des articles du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 décembre 2023, M. A B soumet au tribunal un litige qui l'oppose à la mutualité sociale agricole (MSA) de Bourgogne concernant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 921, 02 euros.

M. B soutient que la MSA a commis une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2024, la MSA de Bourgogne conclut au rejet de la requête.

La MSA soutient que le moyen invoqué par le requérant n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Desseix, première conseillère, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement avisées du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative et le rapport de Mme Desseix a été entendu.

Considérant ce qui suit :

Sur le cadre juridique :

1. En vertu des dispositions combinées des articles L. 812-1, L. 821-1, L. 823-9, L. 825-2, L. 825-3, R. 825-1, R. 825-2 et R. 825-3 du code de la construction et de l'habitation ainsi que des articles L. 553-2 et R. 142-1 du code de la sécurité sociale, les aides personnelles au logement, au nombre desquelles figure l'allocation personnalisée au logement, sont liquidées et payées, pour le compte du fonds national d'aide au logement, c'est-à-dire au nom de l'Etat, par les caisses d'allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole pour leurs ressortissants.

2. Lorsque l'un des organismes mentionnés au point 1 décide de récupérer un paiement indu d'APL et que le bénéficiaire concerné, sans contester le principe ou la quotité de l'indu mis à sa charge, présente une demande de remise gracieuse de sa dette, le directeur de cet organisme, après avoir recueilli l'avis de la commission de recours amiable, peut décider d'accorder une remise totale ou de réduire le montant de la créance qu'il détient dans le cas où le débiteur est de bonne foi et que la précarité de sa situation le justifie.

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'APL, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.

Sur le litige soumis par M. B :

4. Par une décision du 15 juin 2023, la MSA de Bourgogne a décidé de récupérer auprès de M. B un indu d'APL d'un montant de 921, 02 euros au titre de la période allant de septembre 2022 à mai 2023. Le 4 juillet 2023, l'intéressé a demandé une remise gracieuse de sa dette. La commission de recours a rejeté sa demande par une décision 17 octobre 2023. M. B doit être regardé comme demandant au juge de lui accorder le bénéfice d'une remise totale de sa dette d'APL en exerçant son office défini au point 3.

5. M. B fait valoir qu'il a toujours déposé ses déclarations dans les délais impartis et estime ainsi que l'indu en litige provient d'une erreur de la MSA. Si la bonne foi de l'intéressé n'est pas remise en cause, il ne résulte pas de l'instruction que M. B se trouverait dans un état de précarité tel qu'il justifierait que lui soit accordée, à la date du présent jugement, une remise totale ou partielle de sa dette.

6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la caisse régionale de mutualité sociale agricole de Bourgogne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.

La magistrate désignée,

M. DesseixLa greffière,

A. Roussilhe

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier0

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