LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2400053

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2400053

jeudi 9 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2400053
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mmes D... contestant le refus implicite de l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH) d’accorder une prime de transition énergétique. La demande initiale, présentée par leur père décédé avant le début des travaux, avait été rejetée par l’ANAH au motif du décès du demandeur. Le tribunal a jugé que ce refus n’était pas contraire aux dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui réserve la prime aux propriétaires ou titulaires d’un droit réel immobilier. La solution retenue est le rejet de la requête, faute de fondement juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2024, Mme E... D... et Mme G... D... demandent au tribunal d’annuler la décision par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH) a implicitement rejeté le recours qu’elles ont exercé contre la décision du 5 juillet 2023 rejetant une demande de prime de transition énergétique.

Mmes D... soutiennent qu’il est « très injuste » de leur avoir refusé la prime au regard de « la situation familiale très particulière qu’elles ont rencontrée ».

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2025, l’ANAH conclut au rejet de la requête.

L’ANAH soutient que le moyen invoqué par les requérantes n’est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;
- l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;
- l’arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Boissy,
- les conclusions de M. C...,
- et les observations de.


Considérant ce qui suit :

1. A l’occasion de la réalisation de travaux de rénovation énergétique dans le logement dont il est propriétaire, situé à Prissé, dans le département de Saône-et-Loire, M. A... D... a présenté, le 1er juin 2023 une demande, identifiée sous le n° MPR-2023-592924, tendant à l’attribution de la prime de transition énergétique. Le 5 juillet 2023, l’ANAH a rejeté cette demande au motif que M. D... était décédé. Le 29 septembre 2023, Mmes E... et G... D..., ses enfants, ont exercé le recours administratif obligatoire défini à l’article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La directrice générale de l’ANAH a rejeté ce recours. Les requérantes demandent au tribunal d’annuler cette décision implicite.

2. Le I de l’article 1er du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 prévoit notamment que la prime de transition énergétique peut être attribuée aux personnes physiques propriétaires ou titulaires d’un droit réel immobilier conférant l’usage d’un logement pour financer les dépenses en faveur de la rénovation énergétique du logement.

3. En rejetant la demande présentée par M. A... D..., alors que les travaux objet de la demande n’avaient pas commencé et n’avaient pas davantage été payés, au motif qu’il était décédé, l’ANAH n’a en tout état de cause pas méconnu les dispositions analysées au point 2.

4. Il résulte de tout ce qui précède Mmes D... ne sont pas fondées à demander l’annulation de la décision attaquée. Leur requête doit par suite être rejetée.

5. A titre d’information, si Mme F... D..., la mère des requérantes, a présenté, le 30 juin 2023, par l’intermédiaire de son mandataire, la société Vos travaux Eco, une demande tendant à l’attribution d’une prime de transition énergétique identifiée sous le n° MPR 2023-523236, elle est décédée le 6 août 2023. Le 30 novembre 2023, l’ANAH a rejeté cette demande au motif que le demandeur était décédé. Mmes D... n’ont pas exercé auprès de l’ANAH le recours administratif obligatoire contre cette décision du 30 novembre 2023. Il n’existe donc aucun litige, né et actuel, concernant le dossier identifié sous le n° MPR 2023-523236.


DECIDE :


Article 1er : La requête de Mmes D... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E... D... et à l’Agence nationale de l’habitat.

Délibéré après l’audience du 18 septembre 2025 à laquelle siégeaient :

- M. Boissy, président,
- Mme Desseix, première conseillère,
- Mme Bois, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2025.

L’assesseure la plus ancienne,

M. Desseix
Le président,

L. Boissy
La greffière,

M. B...


La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,
Le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions