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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2400080

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2400080

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2400080
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationCH 3 JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient la condamnation du département de Saône-et-Loire et de la CAF de Saône-et-Loire à leur verser 5 000 euros de dommages et intérêts. La requête a été jugée irrecevable car les requérants n'ont pas produit, malgré une demande de régularisation, les décisions préalables de l'administration sur leur demande indemnitaire, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. À titre surabondant, le tribunal a également estimé que les fautes alléguées n'étaient pas à l'origine d'un préjudice direct et certain, dont la réalité et le montant n'étaient pas justifiés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 janvier, 9 mars, 25 juillet et 16 août 2024, M. et Mme A et C B demandent au tribunal de condamner le département de Saône-et-Loire et la caisse d'allocations familiales (CAF) de Saône-et-Loire à leur verser une somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 février et 5 août 2024, la CAF de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 février, 2 avril et 23 août 2024, le département de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Boissy, président, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative et le rapport de M. Boissy a été entendu.

Le 9 septembre 2024, postérieurement à la clôture d'instruction, le requérant a produit un nouveau mémoire.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".

2. Le 22 août 2024, le greffe du tribunal a invité les requérants, en application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser leur requête au regard des dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 412-1. En dépit de cette demande, les intéressés n'ont pas produit, dans le délai de quinze jours qui leur était imparti, les décisions, expresses ou implicites, du département de Saône-et-Loire et de la CAF de Saône-et-Loire statuant sur une demande formée devant eux tendant au versement d'une somme d'argent. M. et Mme B ont ainsi méconnu les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin de condamnation présentées par M. et Mme B ne sont dès lors pas recevables.

3. A titre surabondant, il ne résulte pas de l'instruction que les fautes que les requérants reprochent au département de Saône-et-Loire et à la CAF de Saône-et-Loire d'avoir commises dans la détermination de leurs droits à la prime d'activité et au RSA, dans le calcul des indus de prime d'activité et de RSA et dans les modalités selon lesquelles ces paiement indus ont fait l'objet de retenues, par la voie de la compensation, avec d'autres prestations seraient à l'origine directe et certaine d'un préjudice au demeurant, non identifié, d'un montant de 5 000 euros, dont ni la réalité ni le montant ne sont justifiés, que M. et Mme B allèguent pourtant avoir subi.

4. Il résulte de ce qui a été dit au point 2 que la requête de M. et Mme B doit être rejetée.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et C B, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, au département de Saône-et-Loire et à la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

L. BoissyLa greffière,

M. D

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier0

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