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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2400657

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2400657

vendredi 6 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2400657
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la société CEM de sa demande d’expertise judiciaire. Cette demande visait à déterminer les causes des désordres affectant les membranes pare-pluie de l’espace numérique de la commune de Venarey-les-Laumes, dans le cadre d’un marché public de construction. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte d’un désistement. Aucune expertise n’a donc été ordonnée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2024, la société Charpente-escaliers-menuiserie, ci-après " CEM " représentée par Me Creusvaux, demande au juge des référés d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de déterminer les causes et origines des désordres affectant l'espace numérique de la commune de Venarey-les-Laumes, dont les travaux de construction ont été réalisés en exécution d'un marché public en 2022.

La société CEM soutient que :

- la commune de Venarey-les-Laumes lui a confié la réalisation du lot n°3 " charpente bois-ossature bois-plancher bois-bardage bois " de son espace numérique en avril 2022 ;

- elle a commandé les membranes pare-pluie à la SAS Pagot et Savoie qui a sollicité la SARL Ampack à ces fins, lui indiquant que le produit " ampatop F color " correspondait aux prescriptions du CCTP, ce qui a ensuite été validé par l'architecte ;

- le 1er mars 2023, la SAS Qualiconsult a également validé la solidité des pare-pluie ;

- le 2 octobre 2023, le maître d'œuvre a signalé la formation de plis à la surface des pare-pluie à la SARL Ampack qui a estimé leur caractère tolérable ;

- le 22 décembre 2023, le maître d'œuvre a enjoint à la SARL Ampack de procéder à la dépose et à la repose des membranes pare-pluie de toutes les façades de l'ouvrage ;

- la SARL Ampack n'a pas réalisé les travaux malgré plusieurs demandes de la société CEM ;

- le 16 février 2024, de la commune de Venarey-les-Laumes l'a mise en demeure de procéder aux travaux prévus au CCTP et notamment à la pose d'une membrane d'étanchéité à l'eau et à l'air dans un délai de quinze jours, à défaut de quoi elle ordonnerait la poursuite des travaux par une entreprise tiers à ses frais et risques ou prononcerait la résiliation du marché ;

- une expertise judiciaire est nécessaire afin de déterminer les causes et origines des désordres avant toute action qui pourrait être engagée à l'encontre de la société CEM.

Par un mémoire, enregistré le 13 mars 2024, la SARL Ampack, représentée par Me Geslain, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant toutes protestations et réserves quant à sa responsabilité.

Par des mémoires, enregistrés les 14 mars et 15 avril 2024, la SARL Guillaume Ramillien architecture, représentée par Me Langlois, dans le dernier état de ses écritures, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée sous les plus expresses protestations et réserves quant à sa responsabilité.

Par un mémoire, enregistré le 22 mars 2024, la SAS Qualiconsult, représentée par Me de Cosnac, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée.

Le 4 juillet 2024, la commune de Venarey-les-Laumes a produit le procès-verbal de constat réalisé le 6 mars 2024 par Me Metral, huissier de justice.

Par un mémoire, enregistré le 9 août 2024, la SAS Pagot Savoie, représentée par Me Fourcade, ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée sous les plus expresses protestations et réserves quant à sa responsabilité.

Par un mémoire, enregistré le 9 août 2024, la société CEM déclare se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () ".

2. Le désistement de la société CEM est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société CEM de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Charpente-escaliers-menuiserie, à la commune de Venarey-les-Laumes, à la SARL Guillaume Ramilien architecture, à la SAS Qualiconsult, à la SAS Pagot et Savoie et à la SARL Ampack.

Fait à Dijon le 6 septembre 2024.

Le juge des référés,

L. Boissy

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2400657

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