mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400848 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 mars 2024, la société SAS Legie, représentée par la Société Elere avocats, demande au tribunal :
1°) de prononcer le remboursement du crédit d'impôt innovation à hauteur de 32 187 euros assortis des intérêts moratoires calculés à partir du 13 mai 2022 ;
2°) de condamner l'Etat aux dépens ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2024, la directrice régionale des finances publiques de la région Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle soutient qu'elle a prononcé le 8 juillet 2024 un dégrèvement à hauteur de 32 187 euros.
Par un mémoire, enregistré le 16 juillet 2024, la SAS Legie prend acte du dégrèvement prononcé par l'administration fiscale sur l'intégralité de sa demande au principal, mais maintient ses conclusions tendant au versement des intérêts moratoires, à la condamnation de l'Etat au titre des dépens et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. En premier lieu, par décision du 8 juillet 2024, postérieure à l'introduction de la requête, la directrice régionale des finances publiques de la région Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or a prononcé le dégrèvement d'un montant de 32 187 euros, correspondant au montant du crédit d'impôt en litige. Dès lors, les conclusions de la SAS Legie tendant au remboursement du crédit d'impôt innovation au titre de l'année 2021 pour un montant de 32 187 euros sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions.
3. En deuxième lieu, en l'absence de litige né et actuel sur ce point avec le comptable compétent, les conclusions tendant au versement des intérêts moratoires, qui sont irrecevables, ne peuvent qu'être rejetées.
4. En troisième lieu, la présente instance n'ayant pas engendré de dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées à ce titre par la SAS Legie ne peuvent qu'être rejetées.
5. En dernier lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la SAS Legie, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de remboursement du crédit d'impôt innovation présentées par la SAS Legie.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Legie et à la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or.
Fait à Dijon, le 24 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
P. Nicolet
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026