LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2400988

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2400988

mardi 29 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2400988
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSELARL BLT DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 26 mars, 3 mai, 6 juin et 12 juillet 2024, le centre hospitalier de Sens, représenté par la SELARL BLT droit public, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner la société Guillemot menuiserie agencement à lui verser une provision de 14 418,86 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre du lot n°4 " menuiseries intérieures bois-paillasses " du marché ayant pour objet les travaux d'entretien des bâtiments et des installations techniques ;

2°) de mettre à la charge de la société Guillemot menuiserie agencement une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le centre hospitalier de Sens soutient qu'il a droit, de manière non sérieusement contestable, à une provision de 14 418,86 euros TTC dès lors que cette somme correspond au solde du décompte général du lot n° 4 et que ce décompte est devenu définitif.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 avril et 30 mai et 2024, la société Guillemot menuiserie agencement, représentée par Me Vignet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier de Sens le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Guillemot menuiserie agencement soutient que l'existence de l'obligation dont se prévaut le centre hospitalier de Sens est sérieusement contestable dès lors que, tout d'abord, en méconnaissance de l'article 13.4.2 du CCAG-T, le décompte général du marché a été signé par une personne qui n'avait pas qualité pour représenter le pouvoir adjudicateur et que le décompte n'a pas été notifié au titulaire du marché, qu'ensuite, le décompte général du marché a été établi tardivement et, qu'enfin, le poste relatif aux travaux de reprise, pour un montant de 36 456 euros, n'est pas justifié.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Le 5 décembre 2013, le centre hospitalier de Sens a confié à la société Guillemot menuiserie agencement le lot n°4 " menuiseries intérieures bois-paillasses " d'un marché à bons de commandes ayant pour objet les travaux d'entretien des bâtiments et des installations techniques. La réception des travaux a été prononcée, avec réserves, le 24 avril 2019. Après que la société Guillemot menuiserie agencement lui eut transmis, le 28 juillet 2023, sa demande de paiement finale, le centre hospitalier de Sens a établi le décompte général du marché, le 3 août 2023, et fixé le solde du marché, en sa faveur, à 14 418,86 euros TTC. Estimant être titulaire d'un décompte général définitif, le centre hospitalier de Sens demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner la société Guillemot menuiserie agencement à lui verser, à titre de provision, cette somme de 14 418,86 euros TTC assortie des intérêts moratoires contractuels et de la capitalisation des intérêts.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable () ". Pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.

En ce qui concerne le cadre contractuel :

3. Aux termes de l'article 2 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG-T), résultant de l'arrêté du 8 septembre 2009 et que les parties ont entendu appliquer à leurs relations contractuelles par l'effet de l'article 2.2 du cahier des clauses particulières (CCP) du marché : " Le maître de l'ouvrage est le pouvoir adjudicateur pour le compte duquel les travaux sont exécutés. () / Le représentant du pouvoir adjudicateur est le représentant du maître de l'ouvrage, dûment habilité par ce dernier à l'engager dans le cadre du marché et à le représenter dans l'exécution du marché (). L'article 3.3 de ce CCAG-T, consacré à la " représentation du pouvoir adjudicateur ", stipule que : " Dès la notification du marché, le pouvoir adjudicateur désigne une personne physique, habilitée à le représenter auprès du titulaire, pour les besoins de l'exécution du marché. D'autres personnes physiques peuvent être habilitées par le pouvoir adjudicateur en cours d'exécution du marché. / Ce ou ces représentants sont réputés disposer des pouvoirs suffisants pour prendre, dès notification de leur nom au titulaire dans les délais requis ou impartis par le marché, les décisions nécessaires engageant le pouvoir adjudicateur ".

4. Aux termes de l'article 13, relatif aux " modalités de règlement des comptes ", du CCAG-T : " () 13.3. Demande de paiement finale / 13.3.1. Après l'achèvement des travaux, un projet de décompte final est établi concurremment avec le projet de décompte mensuel afférent au dernier mois d'exécution des prestations ou à la place de ce dernier. / Ce projet de décompte final est la demande de paiement finale du titulaire, établissant le montant total des sommes auquel le titulaire prétend du fait de l'exécution du marché dans son ensemble, son évaluation étant faite en tenant compte des prestations réellement exécutées. / Le projet de décompte final est établi à partir des prix initiaux du marché comme les projets de décomptes mensuels et comporte les mêmes parties que ceux-ci, à l'exception des approvisionnements et des avances. Ce projet est accompagné des éléments et pièces mentionnés à l'article 13.1.7 s'ils n'ont pas été précédemment fournis. () 13.3.3. Le titulaire est lié par les indications figurant au projet de décompte final. () 13.4. Décompte général. - Solde : / 13.4.1. Le maître d'œuvre établit le projet de décompte général qui comprend : / - le décompte final ; / - l'état du solde, établi à partir du décompte final et du dernier décompte mensuel, dans les mêmes conditions que celles qui sont définies à l'article 13.2.1 pour les acomptes mensuels ; - la récapitulation des acomptes mensuels et du solde. / 13.4.2. Le projet de décompte général est signé par le représentant du pouvoir adjudicateur et devient alors le décompte général. / Le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire le décompte général () quarante jours après la date de remise au maître d'œuvre du projet de décompte final par le titulaire ; () /13.4.3. A compter de la date d'acceptation du décompte général par le titulaire, selon les modalités fixées par l'article 13.4.4, ce document devient le décompte général et définitif, et ouvre droit à paiement du solde. / 13.4.4. Dans un délai de quarante-cinq jours compté à partir de la notification du décompte général, le titulaire renvoie au représentant du pouvoir adjudicateur, avec copie au maître d'œuvre, le décompte général revêtu de sa signature, sans ou avec réserves, ou fait connaître les motifs pour lesquels il refuse de le signer. / Si la signature du décompte général est donnée sans réserve par le titulaire, il devient le décompte général et définitif du marché. / Ce décompte lie définitivement les parties, sauf en ce qui concerne le montant des intérêts moratoires afférents au solde. / En cas de contestation sur le montant des sommes dues, le représentant du pouvoir adjudicateur règle, dans un délai de trente jours à compter de la date de réception de la notification du décompte général assorti des réserves émises par le titulaire ou de la date de réception des motifs pour lesquels le titulaire refuse de signer, les sommes admises dans le décompte final. Après résolution du désaccord, il procède, le cas échéant, au paiement d'un complément, majoré, s'il y a lieu, des intérêts moratoires, courant à compter de la date de la demande présentée par le titulaire. / Ce désaccord est réglé dans les conditions mentionnées à l'article 50 du présent CCAG. / Si les réserves sont partielles, le titulaire est lié par son acceptation implicite des éléments du décompte général sur lesquels ses réserves ne portent pas. / 13.4.5. Dans le cas où le titulaire n'a pas renvoyé le décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur, dans le délai de quarante-cinq jours fixé à l'article 13.4.4, ou encore, dans le cas où, l'ayant renvoyé dans ce délai, il n'a pas motivé son refus ou n'a pas exposé en détail les motifs de ses réserves, en précisant le montant de ses réclamations comme indiqué à l'article 50.1.1, ce décompte général est réputé être accepté par lui ; il devient alors le décompte général et définitif du marché () ".

5. Aux termes de l'article 50 du CCAG-T, relatif au " règlement des différends et des litiges " : " () 50.1. Mémoire en réclamation : / 50.1.1. Si un différend survient entre le titulaire et le maître d'œuvre, sous la forme de réserves faites à un ordre de service ou sous toute autre forme, ou entre le titulaire et le représentant du pouvoir adjudicateur, le titulaire rédige un mémoire en réclamation. / Dans son mémoire en réclamation, le titulaire expose les motifs de son différend, indique, le cas échéant, les montants de ses réclamations et fournit les justifications nécessaires correspondant à ces montants. Il transmet son mémoire au représentant du pouvoir adjudicateur et en adresse copie au maître d'œuvre. / Si la réclamation porte sur le décompte général du marché, ce mémoire est transmis dans le délai de quarante-cinq jours à compter de la notification du décompte général. / Le mémoire reprend, sous peine de forclusion, les réclamations formulées antérieurement à la notification du décompte général et qui n'ont pas fait l'objet d'un règlement définitif. / 50.1.2. Après avis du maître d'œuvre, le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire sa décision motivée dans un délai de quarante-cinq jours à compter de la date de réception du mémoire en réclamation. / 50.1.3. L'absence de notification d'une décision dans ce délai équivaut à un rejet de la demande du titulaire. / 50.2. Lorsque le représentant du pouvoir adjudicateur n'a pas donné suite ou n'a pas donné une suite favorable à une demande du titulaire, le règlement définitif du différend relève des procédures fixées aux articles 50.3 à 50.6. / 50.3. Procédure contentieuse : / 50.3.1. A l'issue de la procédure décrite à l'article 50.1, si le titulaire saisit le tribunal administratif compétent, il ne peut porter devant cette juridiction que les chefs et motifs énoncés dans les mémoires en réclamation. / 50.3.2. Pour les réclamations auxquelles a donné lieu le décompte général du marché, le titulaire dispose d'un délai de six mois, à compter de la notification de la décision prise par le représentant du pouvoir adjudicateur en application de l'article 50.1.2, ou de la décision implicite de rejet conformément à l'article 50.1.3, pour porter ses réclamations devant le tribunal administratif compétent. / 50.3.3. Passé ce délai, il est considéré comme ayant accepté cette décision et toute réclamation est irrecevable. / 50.4. Intervention d'un comité consultatif de règlement amiable : / 50.4.1. La saisine d'un comité consultatif de règlement amiable suspend les délais de recours prévus par le présent CCAG jusqu'à la décision du représentant du pouvoir adjudicateur après avis du comité () ".

En ce qui concerne le caractère définitif du décompte général et ses conséquences :

6. En premier lieu, par une décision 20 juin 2023, M. B, directeur général du groupement hospitalier de territoire (GHT) Nord Yonne, a délégué sa signature à M. A, directeur adjoint, pour signer " tous les actes liés à la réalisation des fonctions de directeur général " du GHT au titre de la période allant du 15 juillet au 6 août 2023. La société Guillemot menuiserie agencement n'est dès lors pas fondée à soutenir que le décompte général du marché signé par M. A le 3 août 2023 aurait été établi par une personne qui, en méconnaissance de l'article 13.4.2 du CCAG-T, n'avait pas qualité pour représenter le centre hospitalier de Sens.

7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que le décompte général du marché a été notifié le 28 août 2023 à la personne morale désignée dans l'acte d'engagement, à savoir " l'EURL Guillemot " et à l'adresse figurant dans ce même acte d'engagement et à laquelle était toujours domiciliée la société en 2023 à savoir " rue de Bourgogne à Chemilly-sur-Yonne ". La circonstance que l'identité du représentant légal de la société était différente, en 2023, de celle figurant dans l'acte d'engagement reste à cet égard sans incidence. La société Guillemot menuiserie agencement n'est dès lors pas fondée à soutenir que le décompte général du marché n'aurait pas, conformément aux stipulations de l'article 13.4.2 du CCAG, été notifié au " titulaire du marché ".

8. En troisième lieu, la circonstance que le décompte général du marché a été établi tardivement reste, par elle-même, sans incidence sur sa régularité et sa validité et sur son opposabilité au titulaire du marché.

9. En quatrième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la société Guillemot menuiserie agencement a renvoyé le décompte général qui lui a été notifié le 28 août 2023 dans le délai de quarante-cinq jours suivant sa réception ou qu'elle aurait, dans ce même délai, présenté le mémoire de réclamation prévu à l'article 50 du CCAG-T. Dès lors, en application de l'article 13.4.5 du CCAG-T, le décompte général est réputé avoir été accepté par la société et a par conséquent acquis le caractère d'un décompte général et définitif.

10. En dernier lieu, le décompte général du marché étant devenu définitif, ainsi qu'il vient d'être dit au point 9, la société Guillemot menuiserie agencement ne peut plus remettre en cause, devant le juge du contrat, le bien-fondé de la somme de 36 456 euros, correspondant à des " travaux de reprise ", que le maître d'ouvrage a décidé d'inscrire au débit de ce décompte.

11. Il résulte de l'ensemble de ce qui vient d'être dit aux points 6 à 10 que le centre hospitalier de Sens est fondé à soutenir que l'existence, pour la société Guillemot menuiserie agencement, de l'obligation de payer la somme de 14 418,86 euros, qui correspond au solde, en faveur de la collectivité publique, du décompte général et définitif du lot n° 4, n'est pas sérieusement contestable.

En ce qui concerne les intérêts au taux légal et la capitalisation des intérêts :

12. En premier lieu, lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1231-6 du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. Le centre hospitalier a ainsi droit aux intérêts au taux légal afférents à la somme de 14 418,86 euros à compter du 26 mars 2024, date à laquelle sa requête a été enregistrée au greffe du tribunal.

13. En second lieu, en application de l'article 1343-2 du code civil, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. Le cas échéant, la capitalisation s'accomplit à nouveau à l'expiration de chaque échéance annuelle ultérieure sans qu'il soit besoin de formuler une nouvelle demande.

14. La capitalisation des intérêts ayant été demandée le 26 mars 2024, les intérêts ne sont pas dus pour une année entière à la date de la présente ordonnance. Le centre hospitalier de Sens n'a donc pas droit à la capitalisation des intérêts.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le centre hospitalier de Sens est seulement fondé à demander la condamnation de la société Guillemot menuiserie agencement à lui verser une provision d'un montant de 14 418,86 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 26 mars 2024.

Sur les frais liés au litige :

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Guillemot menuiserie agencement une somme de 1 000 euros à verser au centre hospitalier de Sens au titre des frais que celui-ci a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge centre hospitalier de Sens, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande la société Guillemot menuiserie agencement au titre de ces mêmes frais.

ORDONNE :

Article 1er : La société Guillemot menuiserie agencement est condamnée à verser au centre hospitalier de Sens une provision de 14 418,86 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 26 mars 2024.

Article 2 : La société Guillemot menuiserie agencement versera au centre hospitalier de Sens une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions présentées par les parties sont rejetées pour le surplus.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier de Sens et à la société Guillemot menuiserie agencement.

Fait à Dijon le 29 octobre 2024.

Le juge des référés,

L. Boissy

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions